And Yet It Moves, la plateforme fracasse-tête

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Si Galilée avait fait un jeu vidéo, ça aurait été And Yet It Moves : un jeu de plateforme 2D indépendant et original qui tourne autour d’une idée toute conne et pourtant riche en possibilités de gameplay et de level-design : la possibilité de faire tourner le décor à 360 degrés.

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Voilà à quoi ressemblerait la banane de Shia Labeouf sans gel dans Indiana Jones.
Dans And Yet It Moves, on contrôle un personnage aux faux airs de bonhomme Fido Dido des cannettes 7up, mais aussi et surtout le monde de papiers déchirés dans lequel il évolue. L’originalité et l’intérêt de ce qui était à la base un projet d’étudiants autrichiens c’est en effet la possibilité et même la nécessité de faire tourner le décor dans tous les sens.

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Cet effet spécial a été pompé sur l’homme qui valait 3 milliards.
Parce que à la base, And Yet It Moves est un jeu de plateforme 2D assez simple où le personnage ne peut qu’avancer, reculer ou sauter. Il n’a aucun accessoire ni aucune arme, ce qui ne lui servirait pas à grand chose de toute façon puisqu’il n’y a aucun ennemi en tant que tel dans le jeu. Là où les choses se corsent un peu c’est qu’il va donc falloir raisonner en 2D, mais à 360 degrés.

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Des décors de jeu vidéo avec des photos déchirées c’est tout con mais ça rend bien.
Dans le genre, AYIM va encore plus loin que Loco Roco puisque l’on peut ici complètement faire tourner les niveaux du jeu, ce qui ouvre de toutes nouvelles perspectives en terme de gameplay. Au fil des 17 tableaux répartis dans trois décors, les créateurs du jeu explorent donc au fur et à mesure des idées et des énigmes de plus en plus tordues en terme de level design.

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Je crois me souvenir être mort assez souvent ici.
On passe donc une bonne partie de son temps à mourir comme un con en s’éclatant au sol qui était pourtant un plafond une rotation auparavant ou bien de se faire écraser par un rocher précédemment immobile puisque le jeu « respecte » les lois de la physique: une chute trop brutale et c’est la fin. Il faut dire aussi que l’on a parfois un peu de mal à se situer et à savoir dans quel sens tourner l’écran dans le feu du mouvement d’autant qu’il est assez déstabilisant de contrôler au clavier le personnage d’une main et le décor de l’autre.

Heureusement les checkpoints sont nombreux et bien placés de sorte que les morts nombreuses ne sont pas handicapantes et qu’on dispose donc d’un temps et d’un nombre d’essais infinis pour résoudre les phases de puzzle/plateforme. Pour ne rien gâcher la direction artistique simple ne manque pas d’originalité avec les tableaux faits de bouts de papiers déchirés et les joueurs les plus acharnés pourront même refaire les tableaux pour péter les highscores et se la péter avec le ghost de leur parcours sur le net.

And Yet It Moves est un jeu de plateforme indépendant, original et fun au level design très bien pensé qui peut donc un peu rappeler Braid l’aspect métaphysique en moins, mais l’aspect physique en plus puisque le jeu un peu à la manière d’un Portal s’amuse des lois de la physique avec jubilation.

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