Ancestors : The Humankind Odyssey, Le cycle de la vie

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Ancestors est une aventure un peu à part, un peu unique. Du coup vous découvrirez ici mon avis sur le jeu au travers d’un carnet de route racontant mon odyssée.

Jour 1 : Découverte du clan

Il y a 10 000 000 d’années, la Terre semblait un peu plus inhospitalière encore qu’aujourd’hui. Du coup mon premier contact fut la disparition d’un de mes parents, attrapé puis tué par un oiseau géant. Paniqué j’ai réussi à retrouver mon clan avec qui j’ai pu me reposer à l’abri des cauchemars que je venais de vivre.

Jour 2 : Début de l’apprentissage

Le clan est composé de 2 anciens, 4 adultes et 2 enfants. Je me rends compte que je peux changer de protagoniste et je prends donc le contrôle d’un adulte pour explorer les environs. Mes premières découvertes sont les végétaux et les roches qui entourent le camp. A force d’actions, des neurones s’activent me permettant de changer un objet de main ce qui me permet alors de découvrir les interactions comme ouvrir une noix de coco grâce à une pierre ou de tailler une branche morte en bâton. Je découvre également les plaisirs culinaires (avec quelques indigestions ça fait parti de la découverte), les bienfaits de l’eau fraiche ainsi que d’un sommeil réparateur. Les mécaniques du jeu prennent du sens au fil des jours et je commence à m’éloigner du camp pour découvrir l’environnement proche. Je viens même en aide à un hominidé qui semble blessé. L’identification de la prêle comme aidant à soigner mes blessures est donc encore plus utile que je ne l’avais imaginé. Il semble apprécier et rejoint le clan suite à mon geste. C’est à ce moment, prenant confiance que j’essaie de nouvelles combinaisons. Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que l’on avait un objectif principal. Le mien est donc de réaliser un abris pour dormir. Retour immédiat au camps pour me préparer mon petit matelas en herbes de Cycas du nata. Je me rends compte qu’on peut passer à la construction en empilant des objets. Une couche et trois barricades plus tard je me sens pousser des ailes. Ça tombe bien mon prochain objectif est de trouver le repère de la cascade.

Jour 8 : On déménage

Ma prise en main n’est pas parfaite mais je me sens prêt pour l’objectif de changer de foyer. (SPOILER : En fait l’objectif était juste d’identifier le repère où j’étais, il faut dire qu’il était effectivement sur une cascade mais je n’avais pas découvert son nom). C’est donc le moment, je rassemble l’ensemble du clan et nous voilà parti vers un nouveau chez nous. Pour cela il faudra déjà le trouver. On s’éloigne donc de notre zone de confort mais grâce à mes dernières évolutions neuronales les interactions avec le clan sont plus fortes. Ensemble on arrive à repousser un premier prédateur. Bâton en main j’arrive même à l’attaquer lors de son deuxième passage. Tout le clan m’imite et le phacochère s’enfuit. Nouveau développement acquis, je me sens imbattable. Ça tombe bien puisque le destin met un second phacochère sur notre route. Fatigué je décide de fuir vers le marais en contrebas. Grand saut et réception parfaite pourtant mon écran s’assombrit. Un crocodile sort de nul part et dans un réflexe incroyable je l’empale pleine bouche avec mon bâton. Je ne savais même pas que j’étais capable de ça. Bref c’est tout le clan qui est en danger alors je regrimpe vite sur les hauteurs… Là où m’attend un tigre à dents de sabre. Le combat est intense, un membre y trouve même la mort mais l’on parvient après quelques charges de sa part à le faire fuir. Je décide de faire demi-tour. Les risques sont trop grands où la chance n’était pas avec moi mais ce déménagement ne se passe pas du tout comme prévu. Malheureusement je me rends compte que je souffre de saignements. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. L’heure est au bilan. Il n’y a pas 1 mort mais 2, les autres singes saignent tous. Il ne me reste que quelques minutes pour découvrir un remède. Affaibli, paniqué il n’en sera rien et un par un ma lignée s’éteindra. Jour 8, fin de ma première partie.

 

Jour 1 : On recommence

Bon on va pas se mentir le but va être de récupérer à peu près tout ce que j’avais appris ni plus ni moins. Sans sortir du camp cette fois. Je reprends donc mes activités pour développer tout ce que j’avais découvert. Bizarrement je fais du soin des saignements une nouvelle priorité qui sera vite découverte grâce à une plante présente dans les branches d’arbres. Là… juste devant moi. Un peu partout en fait. Je me demande même comment j’ai pu passer à côté. Pensée émue pour ma première lignée.

Année 1 jour 95 : On s’agrandit

J’ai trouvé comment former un couple et apparemment ce bond dans le temps prouve que cela fonctionne. Le clan compte en effet un nouveau venu. 15 mois se sont donc écoulés.

Année 1 jour 99 : Une météorite

Captivés comme vous devez l’être je tiens à vous rassurer tout de suite. Non, elle ne m’est pas tombée dessus. Mais une cinématique met en scène la chute d’une météorite pas très loin de mon clan. Il est donc temps d’aller explorer les environs à nouveau. Uniquement accompagné d’un bébé, porté sur le dos (pour favoriser le remplissage de la jauge neuronale), je pars donc au-delà de ma zone de confort. Au moins cette fois la lignée entière ne s’éteindra pas. Plus j’avance et plus la situation est claire. Le monde extérieur est dangereux ! Un phacochère, une panthère noire, un tigre, un mamba vert, un python géant, un crocodile et pour finir un oiseau géant. En un seul voyage, voici la liste complète de mes rencontres. J’avais d’ailleurs recruté sur le chemin un nouvel hominidé qui avait encore apprécié mes talents de guérisseur mais celui-ci à décidé d’apprendre à voler en compagnie de cet oiseau tueur. Après tout pourquoi pas il s’agit bien d’un jeu d’évolution. Finalement, sans lui, je trouve le site de la météorite, l’analyse et décide de vite retrouver dans ma zone de confort. Le tout c’est de la retrouver. Car oui je n’ai pas mémorisé l’environnement, j’ai avancé à l’aveugle trop longtemps et je ne sais plus où est le camp. Je vous laisse deviner la suite, l’adule a fini dans la gueule d’un tigre et le bébé qui l’accompagnait n’a pas eu plus de chance.

C’est donc avec un nouvel adulte que je retourne sur le site… sauf que je me fais attaquer par cet oiseau géant (un jour il me le paiera tellement cher). Première parade réussie, je décide de me sauver, je saute de l’arbre, depuis le sommet et la malchance ne met aucune branche ni aucun feuillage sur mon chemin. Encore un hominidé de moins, un destin brisé par une chute de plus de 40m.

Année 2 jour 189 : La survie avant tout

Une nouvelle naissance a eu lieu dans le clan et heureusement car celui-ci commence à ne plus ressembler à grand chose. Je commence à me demander si l’humanité aurait survécu si j’avais été un des premiers hommes. Il me reste deux anciens, deux adultes et trois bébés. Je ne croise plus de singes solitaires dans les environs ce qui réduit largement mes possibilités. Je me concentre donc sur le développement neuronal. Je vais tenter de développer prudemment le plus de noeuds possible avant de découvrir à quoi correspond un saut de génération.

Année 17 jour 240 : On change de tactique

Le premier passage de génération a eu lieu, mes anciens nous ont malheureusement quitté et les adultes forment maintenant un beau couple comme doyens de ce clan. Les 3 bébés sont devenus adultes et 2 singes solitaires dans les environs nous ont rejoint. Étant loin d’avoir imposé ma domination sur les environs et commençant à gérer la logique du jeu, je change de stratégie. Mes 3 femelles commencent donc par accomplir leur devoir féminin (je suis en -10 000 000 d’année, qu’on ne vienne pas me critiquer sur cette phrase). J’explore ensuite les environs, remarquant que si rien n’a changé, les connexions neuronales activées ont été oubliées avec le changement de génération, sauf les 3 (une par bébé) que j’avais choisi. Heureusement, les réactiver consomme beaucoup moins notre jauge qu’auparavant. Lok, le mal ancien est donc choisi pour se balader avec deux bébés sur lui afin de remplir cette jauge et de réactiver tous les noeuds oubliés plus quelques nouveaux sur la parade et l’attaque étant donné que je suis passé de proie à prédateur avec l’habitude.

Année 40 jour 99 : L’évolution est en route

Bis repetita : Une fois tout réactivé et toutes les naissances possibles effectuées, une nouvelle génération prend le pouvoir. Mon clan a enfin de la gueule, et surtout j’ai enfin pris en main le jeu et sa logique. Du coup c’est parti pour former des couples et donner naissance à nouveau. Ensuite réactivation des nœuds précédents et exploration avec un ancien et 2 bébés.

Un seul objectif en tête, passer quelques générations puis une ère complète. En tout cas, cette tactique paie enfin et mon clan se stabilise avec 6 doyens, 6 adultes et 6 enfants par génération. Une fois celle-ci complète, cela laisse place à l’exploration et le développement de nouveaux nœuds qui sont de plus en plus nombreux à être verrouillés. L’arbre de connaissance s’agrandit de plus en plus et le temps du changement d’ère est venu.

Année 40 jour 99 après 1 919 383 années d’évolution : Mon règne débute enfin !

Je ne veux pas spoiler le jeu du coup je ne vais pas en dire trop mais de la même manière qu’un changement de génération ne doit pas faire peur mais au contraire être considéré comme un objectif, le passage d’une ère est un point positif qui vous fait avancer dans le jeu. Sans ces deux mécanismes, votre lignée n’avance pas alors qu’on est justement là pour une question d’évolution alors n’hésitez pas.

Sachez que j’ai pris le pouvoir, plus aucun animal ne m’intimide et beaucoup périssent en osant s’en prendre à moi. J’ai visité la forêt, la jungle, les plaines, la savane, des montagnes, des cavernes… plus rien ne m’arrête. L’évolution est en marche.

En conclusion

Ancestors est vraiment une expérience unique plus qu’un jeu de survie. Mais la survie est bien au centre de ses mécaniques de jeu. Il est super plaisant de se balader, d’explorer et surtout de découvrir, que ce soit son environnement ou comment utiliser tel objet (ou même sa seconde main). Par contre, le jeu n’est pas des plus accessible et sa découverte est aussi mystérieuse que douloureuse. Certains passages sont longs, voir très longs et les moins gamers auront probablement du mal à plonger à fond dans l’expérience.

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