Essayer de me foutre la trouille, m’angoisser, me choquer, me terrifier, ce sont parmi mes activités préférées au cinéma et en jeux vidéo. Ces sentiments maso mais tellement jouissifs sont malheureusement pour moi assez rares, la faute à un classicisme navrant des productions qui s’orientent en majeure partie vers l’action bourrine avant tout. Heureusement, j’ai enfin pu me faire Amnesia…
La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)
Je vous l’introduis tout entier
Le pitch dans ta potch
XIXème siècle, vous êtes Daniel, un pauvre bougre qui se réveille avec un gros trou de mémoire dans un château abandonné pour le moins étrange. Sur les traces de vos propres écrits semés ça et là dans les différents dédales, vous avancez dans la pénombre éclairée de votre simple lampe à huile à vous rafraîchir la mémoire avec pour seule compagnie votre folie grandissante… Un classique du pitch horrifique où l’ambiance peut – et fait, dans ce cas précis – toute la différence.
Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)
Chaque seconde passée dans l’obscurité fait tutoyer la folie à Daniel de façon de plus en plus prononcée, cela se ressent à travers le gameplay avec un écran qui se trouble, des sons inquiétant, des murmures, des cris, des bruits de pas, des insectes rampants sur le sol, sur l’écran… Plus il est dans le noir plus il suffoque, des trémolos dans la voix. – En tout de même moins poussé, ça rappelle le très bon et trop méconnu Eternal Darkness. D’ailleurs au passage assurez-vous d’avoir les bons drivers pour Amnesia ou vous allez jouer une bonne heure sporadiquement à l’envers en vous demandant si c’est volontaire de la part des développeurs ou non… – Toute source de lumière est salvatrice, on fouillera donc chaque recoin dans l’espoir de trouver une recharge d’huile pour notre lanterne ou un peu d’amadou (sans Mariam) histoire d’enflammer une bougie ou une torche du décor. Et ouais, l’installation électrique ce n’est pas d’actualité.
Tout cela mis bout à bout provoque un sentiment d’insécurité permanent, voire une angoisse folle.
Histoire de ne pas être les responsables volontaires de nombreux arrêts cardiaques, Frictional a disposé multiples énigmes à travers la carte pour calmer un peu le jeu. Pour la plupart loin d’être insurmontables, on a tout de même copieusement lutté pour au moins deux d’entre elles assez abusées. Ceci dit, elles se résolvent toutes grâce au sens de l’observation, même si parfois ce dernier devra être un tout petit peu tiré par les cheveux ou assisté par un bon ami nommé Google.

Amnesia est presque à se chier dessus, c’est sans aucun doute le titre le plus flippant que le jeu vidéo ai connu ces dernières années, voire peut-être même LE plus effrayant. Il m’a foutu la chair de poule, réellement. Le salut est à nouveau venu d’un indé, proposant son oeuvre à une quinzaine d’euros à peine, d’une durée de vie raisonnable équivalente à un jeu « normal » (9 heures environ). Que dire de plus ? En deux ans il est toujours aussi prenant. Un prolongement bien mieux maîtrisé de leur trilogie survival à la première personne, Penumbra, de la part des développeurs. Son seul véritable défaut vient d’une localisation française à la ramasse – surtout lors des premières heures de jeu – qui brise parfois légèrement l’immersion. Quoique la fin peut être considérée comme un défaut aussi, elle n’est vraiment pas terrible et pas à la hauteur de toutes les heures de flippe monumentale qui la précède.
https://youtube.com/watch?v=JEHPwAvrc_U%3Fversion%3D3%26hl%3Dfr_FR%26rel%3D0
11 Commentaires
Amnesia : The Dark Descent, la nalyse
Faudrait que je me le fasse celui-là, mais j’ai peur d’avoir peur. 😀
Amnesia : The Dark Descent, la nalyse
Un excellent jeu pour de pareilles chaleurs. Tu frissonnes du début à la fin!
Amnesia : The Dark Descent, la nalyse
Ca me donne bien envie de le faire aussi avant que le 2 pointe le bout de son nez…
Amnesia : The Dark Descent, la nalyse
Par le même développeur je vous conseil la collection penumbra. Un peu dans le même genre il y a aussi call of cthulhu : dark corners of the earth qui a une putain d’ambiance.
Amnesia : The Dark Descent, la nalyse
Ouais, Dark Corner of the earth fait partie de mes jeux références, pour sa première partie bien flippante… parce que la deuxième partie, c’est du shooter mal fait. C’est dommage.
D’ailleurs c’est un peu la même chose : Au début t’es sans arme et tu dois fuir. Comme quoi, pour te faire flipper le meilleur moyen c’est quand même de te désarmer. Parce qu’avec un gros fusil à pompe, c’est fou comme on se sent déjà plus rassuré. 😀
C’est l’erreur qu’à fait Condemned 2 d’ailleurs.
Amnesia : The Dark Descent, la nalyse
J’en parle de Penumbra dans la nalyse… Dark Corner of the Earth m’a bien plus aussi au début, avec les villageois qui te poursuivent, grosse ambiance et ça reste gravé dans ma mémoire. Et le système de guérison était vraiment cool.
Condemned (le premier, pas le 2 qui comme tu le dis est beaucoup plus action et donc non effrayant) est plus dans un trip d’ultra violence et d’oppression mais m’avait bien plu aussi, moins qu’Amnesia quand même qui fout vraiment la trouille, voire te persécute. 😀
Amnesia : The Dark Descent, la nalyse
Bon, comme tout le monde j’ai adoré Amnesia (même si jamais fini, mais si tu dis que la fin est décevante…), mais le jeu qui m’a le plus fait flipper de toute ma vie, ça reste The Elder Scrolls: Arena.
Alors bon, c’est peut-être lié au fait que j’avais 10 ans, mais l’ambiance morne des paysages, la possibilité de rentrer dans n’importe quelle vieille baraque perdue dans la campagne et le fait que, comme c’est un vieux RPG, tu ne saches pas si tu vas tomber sur un rat ou une créature super balèze qui va te rosser sans te laisser une chance, ça fait flipper. Surtout quand tu ajoutes à ça le fait que tu vois pas à trois mètres quand il fait sombre bordel.
Amnesia : The Dark Descent, la nalyse
Voilà c’est dit, fallait que ça sorte un jour.
Amnesia : The Dark Descent, la nalyse
Ça fait un an que je l’ai acheté sur Steam lors des promos. Je n’y avais jamais joué mais ta critique m’a donné envie de le lancer.
Amnesia : The Dark Descent, la nalyse
Flipper sur un TES, quand même… Personne n’a relevé par politesse mais bon ça mérite quand même un :
Je connais pas ce jeu? Je vais tester ca car ca semble terrible. 😉