Advance Wars 2 : Dark Conflict – La DS entre en guerre

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Après un premier épisode ô combien acclamé par les joueurs et la critique, Advance Wars revient sur DS dans un deuxième volet plus sombre et compatible WiFi.

Pitch

Après la chute de nombreux météorites sur notre planète, le monde n’est plus que désolation. 90% de la population mondiale à périt dans ce cataclysme et les survivants doivent faire face à une situation où le soleil ne passe plus l’épaisse couche de cendre qui obscurcit le ciel, où les pillages sont légions et où de nombreuses maladies font leur apparition. Dans ce paysage chaotique, un jeune garçon, anciennement étudiant à l’académie militaire, est recueilli par ce qu’il reste des troupes du lieutenant O’Brian ; un soldat un peu bourru mais à la générosité au moins aussi grande que ses talents de fin tacticien. Dans les ruines alentours, le petit groupe de survivant va également recueillir une jeune fille amnésique n’ayant pour seuls souvenirs que de nombreuses données top secrètes concernant l’armée de Laurentian. Entre ces deux jeunes rescapés, une idylle va naitre qui pourrait bien bouleverser le destin de ce nouveau monde.

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Avec Dark Conflict, la série Advance Wars se noircit pour accrocher un public d’avantage adulte. D’ailleurs l’esthétisme général du titre s’en trouve grandement changé, avec un design légèrement plus occidental et plus mature que le précédent opus. Malgré tout, les dialogues assez affligeants qui accompagnent le scénario nous font vite oublier les bonnes intentions des développeurs. Ce qui est paradoxal dans tout cela, c’est que derrière ces dialogues tout juste dignes d’une série Disney Channel, se cache un titre d’une difficulté trop éprouvée pour nos chères têtes blondes. Car comme tout bon jeu de stratégie, Advance Wars : Dark Conflict s’adresse avant tout à un public de jeunes adultes. M’enfin, le scénario me direz-vous, c’est loin d’être le point essentiel, non ?

Les bases

Les principes de jeu restent globalement les mêmes que pour Advance Wars Dual Strike. On y dirige toujours sa petite armée, à la croix ou au stylet, en mettant tout en œuvre pour capturer le QG ennemi ou annihiler son (ses) adversaire(s). Pour cela, le joueur dispose de nombreuses unités différentes. Sur terre, en mer ou dans les airs, chacune d’entre elles offrira son lot d’avantages et d’inconvénients, si bien qu’il faudra à tout moment tenir compte de l’ensemble des paramètres avant de se jeter corps perdu dans la bataille. D’ailleurs au chapitre des unités, si de nouvelles sont apparues, comme le motard, les fusées éclairantes ou le porte-avion, on notera par contre la disparition de certaines autres. On se retrouve donc avec un panel d’unités différent par rapport au précédent volet, mais pas forcément plus fourni. Le joueur débutera donc chaque partie avec un nombre défini d’unités, il ne tiendra plus qu’à lui d’augmenter ses forces sur le champ de bataille en passant par le biais des ports, aéroports et autres usines. Mais tout ceci coute de l’argent, il sera donc vital de contrôler un maximum de ville pour pouvoir récolter les fonds nécessaires à la production d’une armée ; villes que seule l’infanterie et les motards peuvent conquérir.

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Par moment, les maps se trouveront encombrés d’obstacles destructibles qui pourront fournir une protection supplémentaire pour votre Q.G. ou, au contraire, vous gêner dans votre progression. Certaines missions se dérouleront également dans le brouillard, ne révélant la position de vos ennemis qu’une fois que vous serez à proximité, vous forçant donc à avancer à tâtons du à la difficulté accrue. Sachez d’ailleurs que l’I.A. est relativement évoluée et vous donnera du mal ; notamment dans les derniers niveaux. Bien sûr, tout est loin d’être parfait, mais dans l’ensemble c’est plus qu’honnête. Par contre, si vous avez déjà joué au premier opus, il est bon de savoir que la difficulté générale du titre a été revue à la baisse.

Des généraux en WiFi

Autre changement notable : Les généraux seront désormais directement immergés dans la bataille. En effet, même si cela arrive tardivement dans la campagne, vos généraux seront illustrés par une unité spécifique sur le terrain. Bien entendu, celle-ci disposera de caractéristiques améliorées et supérieures à la normale, mais elle n’en restera pas moins vulnérable. De plus, pour déclencher les attaques spéciales de chacun de vos généraux, il faudra pour cela qu’ils se battent et détruisent eux même des unités adverses. Enfin les attaques spéciales sont désormais beaucoup moins pesantes sur la bataille : Si elles vous donneront bien évidemment un sérieux coup de pouce au cours d’une mission, elles n’ont plus ce coté radical qui pouvait faire basculer un affrontement d’un coté ou de l’autre.

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Mais le principal atout de ce nouvel opus, c’est son jeu en ligne. En effet, grâce au WiFi de la DS, il est possible d’affronter jusqu’à trois joueurs où qu’il soit à travers le monde (Enfin faut qu’il y ait le WiFi quand même…). Pour cela, de nombreuses cartes sont disponibles afin de pouvoir varier les batailles et il est même possible de créer ses propres niveaux grâce à un éditeur relativement simple d’accès permettant d’exporter ses créations sur le réseau. Un classement par popularité est même implémenté pour ne pas perdre son temps à chercher durant des heures les maps les plus intéressantes.

Le meilleur, mais…

Mais voilà, tout n’est pas parfait dans le petit monde d’Advance Wars 2. Certes, ce nouvel épisode balaye d’un revers le précédent pour décrocher le titre de meilleur jeu de stratégie sur DS… et cela malgré l’excellence d’un Panzer Tactics lui aussi disponible depuis peu. Mais voilà, le titre se trouve un peu terni, notamment par le coté cul-cul la praline des dialogues, servant pourtant un scénario parfois dérangeant, n’hésitant pas à pointer du doigt les travers de l’humanité. La qualité graphique n’est pas non plus toujours au rendez-vous, et certains environnements paraissent bien fades. Et surtout, il est à noter la disparition de certains modes, dont principalement le mode Wireless Gamesharing qui permettait d’affronter un adversaire en local avec une seule cartouche.

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Dans un autre ordre d’idée, on peut également regretter qu’au final, Dark Conflict ne soit qu’une évolution de Dual Screen, du moins en termes de gameplay. Il ne faut pas s’attendre à un grand bouleversement dans la maniabilité du titre. Enfin, les musiques sont pénibles comme rarement je ne l’avais entendu dans un jeu de stratégie. Mais bon, malgré quelques défauts qui empêcheront Advance Wars : Dark Conflict d’entrer, comme son prédécesseur, au panthéon du jeu vidéo, cette suite n’en reste pas moins un excellent jeu qui prouve, une fois encore, que la DS est bien la console idéale pour les jeux de stratégie.

Grâce à son univers plaisant, son gameplay éprouvé et sa compatibilité WiFi, Dark Conflict se place comme la référence absolue en terme de stratégie sur DS. Dommage que le coté adulte ne soit pas mieux assumé

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