Quadropolis, du béton qui cartonne

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Quand Sim City rencontre le système de points de 7 wonders, on obtient Quadropolis, un jeu simple, riche et efficace.

Toujours fan des produits Days of Wonder, je me suis tout naturellement intéressé à Quadropolis peu avant sa sortie, alors que ses graphismes enfantins n’inspiraient personne chez Polygamer. Maintenant Fylo et Smy ont leur exemplaire et Nachcar aimerait pouvoir en dire autant.

C’est quoi ?

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ça c’était la version avant de rencontrer Days of Wonder

Quadropolis est le 1er jeu de François Gandon. Passionné de jeux de société et d’urbanisme (oui je résume), il a su lié ses deux passions pour une première somme toute très réussie. Le jeu est donc publié par Days of Wonder, qui est tombé sous le charme du jeu lors du 33 ème concours de Boulogne Billancourt (où le jeu à été primé au passage.)

Vous incarnez donc le maire d’une ville qui va devoir ériger la plus belle citée possible grâce à ses architectes en construisant des bâtiments disponibles sur le chantier avant les autres maires.

Dans la boite

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thermo-moulage parfait

Un magnifique thermo-moulage qui vous permettra de ranger tout le matériel contenu dans la boite, c’est à dire, 1 plateau « chantier », 4 plateaux individuels de « ville », 4 aides de jeu, 142 tuiles « Bâtiment » (séparées en 5 manches dont 15 commerces, 32 habitations, 15 squares, 19 usines, 21 ports et 19 services publiques pour la version basique et vous pouvez ajouter 17 bureaux et 4 monuments pour la version expert), 20 architectes, 5 par joueur, 1 pion d’urbaniste, 1 pion de maire (premier joueur), 65 habitants (meeples bleus) à se partager, 50 barils d’énergie (barils rouges) à se partager également, 1 bloc de scores, 1 sac en tissu pour bien mélanger au hasard et 1 livret de règles car même si c’est simple c’est toujours mieux quand c’est expliqué.

Comment on joue ?

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Et la version finale ! Plus attirant quand même non ?

C’est simple, on prend une tuile sur le chantier, on la pose dans notre ville et on passe au joueur suivant qui fait la même et ainsi de suite. Fin.

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Le matos est quand même de très bonne facture.
Pour ceux qui veulent détailler légèrement plus les différentes phases :

  • Le plateau chantier est numéroté de 1 à 4 (5 pour le mode expert) en colonne et en ligne. Chaque joueur possède 4 architectes, numérotés également de 1 à 4 (toujours 5 pour le mode expert). Après avoir choisi la tuile qui vous intéresse sur le chantier, on utilise l’architecte vous permettant d’atteindre cette case (l’architecte 2 permet de choisir une tuile située sur la ligne 2 ou dans la colonne 2 par exemple).
  • On place tout de suite après l’urbaniste sur la case laissée vide sur le chantier. Les joueurs suivants ne pourront jamais utiliser un architecte qui pointera dans sa direction. Ce petit détail va vous permettre de bloquer régulièrement les plans de vos adversaires.
  • Ensuite on pose donc cette tuile dans notre ville en respectant le même principe (poser sur la ligne 2 ou colonne 2 pour suivre le même exemple).
  • Une fois cette opération effectuée, on récupère les ressources qui vont avec la tuile (soit des meeples soit des barils soit le jeton premier joueur. Les points de victoires ne seront comptabilisés qu’en fin de jeu).

L’opération se répète 4 fois, la manche se termine, on enlève les tuiles, on place les nouvelles et on recommence sur 4 manches.

Une fois la première partie passée, le jeu peut vraiment être joué entre 20 et 30 minutes. Son déroulement est extrêmement fluide et seul la quatrième manche se fait un peu plus longue car il faut réussir à finir tous ses projets, or les possibilités ne sont plus toujours aussi nombreuses que souhaitées.

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En général, plus la feuille de score contient de ligne et plus je m’amuse.
On passe ensuite au décompte. Chaque bâtiment a sa façon de « scorer » :

  • Les habitations vont pouvoir s’empiler en étage et marqueront des points en fonction du nombre d’étage.
  • Les commerces marqueront des points en fonctions du nombre de clients (meeples) que vous avez placé dedans.
  • Les squares marqueront des points par habitation adjacente
  • les services publiques par présence par quartier (le plateau de ville est divisé en quatre quartier)
  • les ports par ports adjacents en ligne ou colonne (oui c’est pas très clair dit comme ça)
  • les usines par port ou commerce adjacent

C’est donc sur ce décompte de points que le jeu se rapproche d’un 7 wonders. Les possibilités sont riches et l’on peut aussi bien gagner en jouant les habitations en combo aux squares ou en jouant les usines avec les ports par exemple. Une stratégie équilibrée et touche à tout peut également s’avérer payante.

Conclusion

pic2840020.jpgDès le déballage de ma boite, le plaisir était au rendez-vous. Comme à son habitude chez DoW, le matériel est beau et de très bonne qualité. L’épaisseur des tuiles en est la parfaite illustration. Après on aime ou non le style graphique du jeu, mais là n’est pas la question. Le plaisir continue dès la première partie. Toujours un peu plus longue de par la découverte du jeu qu’elle assure, la première partie vous donnera tout de suite un aperçu de jeu avec sa finesse stratégique (tant au niveau du système lignes/colonnes numérotées qu’au niveau des multiples stratégies possibles) et sa simplicité. Les tours s’enchainent de manière ultra fluide. A deux, une manche peut réellement se jouer en 5 minutes chrono. Et pour autant le jeu n’est pas simpliste. Les finesses du gameplay se font sentir avec le système de placement, l’utilisation du pion Urbaniste et encore une fois la multiplicité des possibilités pour marquer des points.

Réussir ce mélange entre simplicité et richesse a vraiment été une prouesse de la part de François Gandon, surtout pour un premier jeu. Et croyez moi Quadropolis fait parti de ces jeux qui sortent souvent et qui ne rique pas de rester dans le placard à prendre la poussière après 5 parties.

L’Avis de Fylo sur la variante Expert

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Bureaux, monuments et architectes communs sont les principales différences du mode Expert.
A priori, il serait recommandé de multiplier les parties en mode Classic de façon exponentielle, avant de s’attaquer au mode Expert. Mais comme moi je n’ai généralement que faire des avis des autres, je m’y suis plongé après seulement une dizaine de parties en Classic, et à deux joueurs exclusivement. C’est comme ça, je suis un rebelle, un ouf, un malade dans ma tête ! Voici en tout cas ce qui change par rapport à la version Classic :

Pour jouer à ce mode, il est inutile de changer le plateau chantier. Toutefois, il est nécessaire de retourner son plateau individuel du côté Expert, tout comme son aide de jeu pour le comptage des points. De ce fait, notre ville compte désormais cinq quartiers, contre quatre dans la version Classic. De plus, le placement ne se fait plus selon les numéros de lignes et de colonnes, mais par numéro de quartier et numéro d’emplacement. Autre fait notable, une demi-douzaine de tuiles sont remplacées à chaque manche, par d’autres représentants des bureaux et des monuments, les nouveaux bâtiments de cette version. Et puisqu’on parle de manches, sachez que les parties en compte désormais cinq, au lieu des quatre de la version Classic. Enfin, et avant de passer au décompte des points, notez que les architectes ne vous appartiennent plus. Ils sont disposés en pot commun, avec les nouveaux architectes affublés d’un 5, en autant d’exemplaires qu’il y a de joueurs. Il est donc tout à fait possible pour un joueur d’utiliser plusieurs fois un architecte d’un numéro donné (jouer deux fois un architecte n°3 par exemple), tant que celui-ci est disponible. Toutefois, si les manches sont désormais au nombre de cinq, chacune d’entre elles ne dure toujours que quatre tours. Il restera donc des architectes non utilisés à la fin de chaque manche.

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Je vous rassure, pas de spoiler, avec ce genre de stratégie, vous êtes sûr de perdre.
Parce que le jeu se déroule désormais en cinq manches et avec des architectes numérotés 5, les règles s’étoffent pour les bâtiments existants. Ainsi, les résidences peuvent désormais s’élever jusqu’à cinq étages, les commerces peuvent accueillir jusqu’à cinq clients et les ports peuvent s’aligner sur cinq cases. De plus, les parcs s’associent désormais aux bureaux (en plus des résidences) pour marquer des points, tout comme les usines qui marquent 4 points pour chaque bureau adjacent (contre 3 pour les ports et 2 pour les commerces, comme en Classic). Ces bureaux justement, marquent des points de façon un peu complexe. En effet, ils peuvent s’additionner sur cinq cases adjacentes max (et non alignées, comme les ports) et s’élever sur cinq étages. Leur comptage se fait en prenant d’abord en compte le nombre de bâtiments adjacents, puis l’élévation de chacun d’entre eux. Enfin, les monuments marquent des points pour chaque parc et commerce adjacent et en perdent pour chaque port et usine juxtaposés.

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Il existe pas mal de tuiles monuments plus ou moins bonus, même si quatre au max peuvent être inclus dans une partie.
Bref, tout ça peut paraitre un poil complexe de prime abord, mais on s’y fait finalement assez rapidement. En soi, je pense qu’il n’est pas vraiment nécessaire de multiplier les parties en mode Classic pour passer au mode Expert. Je pense même l’inverse, tant les stratégies mises en place en Classic vont voler en éclat ici. Mais à dire vrai, je déconseille à tous ceux qui ne s’y sont pas encore mis, de passer sur ce mode tant celui-ci est déséquilibré. En effet, on se rend très vite compte que les stratégies les plus payantes sont assez peu nombreuses (il en existe deux, à mon sens). Du coup, chaque partie se ressemble plus ou moins, et il n’y a aucun intérêt à chercher plus de variété. C’est d’autant plus vrai que même en jouant le blocage, il y a assez peu de chances de pouvoir contrer la tactique de l’adversaire. Bref, ce mode n’a aucun intérêt si ce n’est vous frustrer quand vous repasserez en mode Classic. Il ne reste plus qu’à espérer qu’une future extension vienne remettre de l’ordre dans tout cela, car en l’état je suis à deux doigts de le revendre…

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