Nos sales pattes sur Codex, l’Ultime Secret de Léonardo Da Vinci

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En pleine campagne de financement participatif, nous avons pu mettre nos sales pattes sur ce jeu très particulier, à mi-chemin entre l’enquête et l’escape game.

L’occasion de tester des prototypes de jeux de société est relativement rare pour nous ; d’autant plus lorsqu’on sort du cadre « salon », type Cannes, Essen ou PEL (parce que genre on va à Cannes et Essen…). Bref, c’est d’autant plus rare que nous ne sommes ici pas pressés par le temps, puisque c’est dans la forteresse qui sert d’appartement à Sly Sovas que nous avons pu y jouer… dans son intégralité.  C’est l’occasion pour nous de remercier Florent Cautela, l’auteur (Philippe Mompas étant le designer et Alice Ribeiro l’illustratrice), qui a supporté notre médiocrité pendant près (plus ?) de trois heures, se demandant sans doute s’il ne devrait pas inclure un mode enfant à son jeu, ou surligner en rouge les indices essentiels qu’on n’a pas été foutu de remarquer au premier abord…

Le principe de Codex tient du génie selon moi : Vous ouvrez votre boîte de jeu et votre aventure commence, sans un seul point de règles, ni de mise en place.

Du coup, pas de règles veut dire pas de lecture rébarbative en amont, pas de temps perdu à tenter d’expliquer les mécaniques du jeu à un auditoire distrait et pressé d’en découdre, pas de point de détail oublié qui rend la partie bancale et pas de temps perdu à dépuncher, trier les meeples et optimiser la disposition des ressources autour du plateau sur votre trop petite table de salon. Et puis, sans règles, rien ne vous empêche de rentrer avec votre boîte sous le bras, fraîchement achetée en boutique ou, mieux, fraîchement récupérée à la poste après avoir financé son développement, et de commencer votre partie immédiatement, seul, en famille ou entre amis.

Plus qu’un simple jeu, Codex c’est votre héritage. Le leg d’une lointaine cousine dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. Vous l’ignoriez, mais elle vous connaissait et vous faisait suffisamment confiance pour vous transmettre son bien le plus précieux. Car malheureusement, vous n’aurez jamais l’occasion de faire connaissance avec elle, car si cette boîte est entre vos mains aujourd’hui, c’est parce qu’elle est tragiquement décédée, sauvagement assassinée à son domicile. Dès lors, observation, réflexion, déduction seront vos principales armes pour lever le voile sur le lourd secret de votre défunte cousine.

Je vais éviter d’en dire plus pour ne pas gâcher la surprise, élément essentiel si ce n’est primordial de ce jeu. Toutefois, sachez que vous allez découvrir dans cette boîte, documents et objets au cœur de nombreuses énigmes, promptes à mettre vos méninges à rude épreuve ; le tout sur fond de complot séculaire, façon Da Vinci Code.

Étant plutôt réfractaire aux jeux d’enquête type Sherlock Holmes, voire carrément hermétique aux boîtes d’Escape type Unlock ou Exit, je n’étais pas en totale confiance en me lançant dans Codex. Le fait est que j’ai été très agréablement surpris, que ce soit en terme de mécaniques de jeu, d’ambiance, de story telling ou même de réalisme et de cohérence. Selon moi, il reste encore quelques petits ajustements à faire (le fameux mode enfant pour la team Polygamer, par exemple), mais dans l’ensemble le jeu marche, et marche même plutôt bien. Si bien d’ailleurs, qu’il nous a tenu en haleine et en alerte pendant toute une soirée, au rythme de nos élucubrations, théories pompeuses et soudaines illuminations.

L’avis de Sly Sovas

Autant je plussoie comme Fylo sur la qualité du jeu et le concept ready to play, autant je me désolidarise complètement sur le mode de jeu enfant tant j’ai porté sur mes épaules mes 2 poids mor…mes 2 compères durant l’aventure ! Je rends à César ce qui est à Fylo : tu as eu un éclair de génie qui nous a permis de ne pas prendre d’indice à un moment crucial où notre ego était sur le point de vaciller. Heureusement que Toma allait prendre les bières dans le frigo !

Plus sérieusement, le jeu est assez coriace car nous l’avons joué d’une traite. Le concepteur (et moi-même) recommandons de le faire en 2 fois, pour ménager vos méninges ! La direction artistique est efficace, réaliste sans trop en faire, au service de l’histoire. Ayant joué sur un proto, je gage que la qualité du papier sera meilleure sur le produit final même si elle était déjà très satisfaisante. Le système d’indices est essentiel sans lequel je classe ce jeu dans la catégorie expert. Le prix du jeu peut sembler onéreux voire prohibitif mais les coûts inhérents à la fabrication d’une telle boite sont conséquents, sans compter la marge des boutiques. Il ne faut donc pas le voir comme un Unlock hors de prix (qui lui ne contient que des cartes) mais comme un jeu d’enquête à part qui ne saurait être réduit à la catégorie escape game version jeu de société. Je lui souhaite tout le succès du monde pour qu’une 2e histoire soit bientôt éditée afin qu’à mon tour, je me fasse porter par mes camarades bloggeurs !

La page Ulule du projet

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