Istanbul, c’est le souk

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Cet été, direction la Turquie pour y faire vos emplettes dans l’un des plus grands bazars du monde. Mais ici, pas de farniente au soleil ou de visites culturelles, vous n’êtes là que pour une chose : Les rubis !

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C’est quoi ?

Istanbul est un jeu de Rüdiger Dorn, à qui l’ont doit Goa et quelques autres, pour deux à cinq joueurs. On y incarne des marchands déambulant dans le souk turc, investis dans une course aux rubis effrénée, financée par le commerce de marchandises en tous genres. Dépaysement garanti !

Dans la boite

Dans la boite d’Istanbul on trouve un plateau modulable, constitué de 16 grosses tuiles cartonnées, des jetons de bois pour illustrer marchands et assistants, ainsi que des petits cristaux de plastique censés représentés des rubis. Ajoutez quelques cartes bonus, deux dés à six faces, des plateaux individuels représentants la charrette de chacun des joueurs ainsi que la monnaie locale, et vous vous retrouvez avec une boite relativement riche en matos. Pensez toutefois à vous prémunir de sachets plastiques, et notamment des relativement grands, afin de préparer les effets personnels de chacun des potentiels participants (ça évite de perdre un temps fou en mise en place).

Comment on joue ?

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Le plateau de jeu est entièrement modulable, en respectant deux conditions : La fontaine doit être parmi les 4 tuiles du centre, les tuiles jeux de dés doivent être à plus de 3 cases l’une de l’autre.
Istanbul est un jeu de pose d’ouvriers. Sauf que son originalité, le jeu la tient du fait que les ouvriers (ici assistants) se déplacent en même temps que le marchands dans les ruelles du souk turc. En effet, à chaque tour votre marchand pourra bouger d’une à deux cases adjacentes afin d’y effectuer l’action correspondante. Mais pour cela, vous aurez besoin d’au moins un assistant, votre marchand ne pouvant effectuer d’action seul.

Deux possibilités s’offrent alors à vous : Soit vous arrivez avec vos assistants sur une case vide. Vous réalisez alors l’action concernée et y laissez un assistant. Soit vous arrivez sur une case déjà occupée par l’un de vos assistants. Vous réalisez alors l’action et ne laissez pas d’assistant supplémentaire. Si votre marchand se retrouve seul sur une case, vous ne réalisez aucune action et attendez patiemment votre prochain tour. Toute la stratégie réside donc dans l’utilisation de vos assistants et le chemin que votre marchand va emprunter, afin de rentabiliser au mieux vos déplacements. Bien entendu, une case (la fontaine) est là pour vous permettre de rameuter vos ouailles, tout comme des cartes bonus, qu’elles soient ponctuelles (les cartes du Caravansérail) ou permanentes (celles de la mosquée).

Ici nous sommes face à une course aux rubis, et pour s’en procurer, le joueur à plusieurs options possibles : Obtenir l’un des rubis réservés à son égard, en achetant les trois annexes de sa charrette ou en acquérant les quatre (2 x 2 pour 2 rubis) tuiles bonus disponibles dans la petite et la grande mosquée. Enfin, il lui reste aussi la possibilité de les acheter, contre de l’argent ou contre des marchandises. Toutefois, si ces options s’avèrent rentable en début de partie, leur prix augmente avec leur rareté, rendant leur acquisition toujours plus onéreuse au fil de la partie.

Pour conclure

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Vous pouvez ajouter trois extensions à votre charrette pour y stocker d’avantage de marchandises.
Pas forcément très original sur le papier, le jeu se démarque de la concurrence grâce à son plateau modulable à l’envi et ses déplacements soumis à condition, qu’on doit tout autant gérer que ses marchandises. J’avoue avoir beaucoup accroché à ce jeu, comme nombre de ceux qui s’y sont essayé il me semble, dont le seul défaut à mon sens, serait qu’on devine très aisément dans les derniers tours, qui remportera la partie. On ne peut alors qu’en faire le constat, sans quasiment aucun recours pour inverser la donne. C’est malheureusement le problème rencontré par la plupart des jeux basés sur une course (en même temps, lorsque vous courez le 100 mètres et voyez Usain Bolt devant vous, là aussi vous savez que l’issue est jouée). De plus, ce sentiment est légèrement moins prononcé lorsqu’on joue à cinq qu’à deux, compte tenu du nombre de possibilités proportionnelles au nombre de joueurs.

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