Dicycle Race, mon jeu de société pour enfants du mercredi

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Parce que même quand on a des mômes, on n’a aucune envie de se taper des parties de Médor pète-fort ou de Toutou-rista, j’ai décidé de vous proposer, chaque mercredi, un jeu de société sympa à faire avec eux.

Ce mercredi c’est un veritable coup de coeur perso avec Dicycle Race, un jeu de Pascal Hugonie illustré par Pauline Detraz.

Maillot jaune du lancé de dés

Le principe est simple, chaque joueur incarne un coureur et le but est d’atteindre le premier la ligne d’arrivée.

Le parcours est constitué de cartes. Pour les traverser, il suffit de remplir la condition marquée sur celles-ci. Et comme son nom l’indique, dicycle est un jeu de vélo mais aussi de dés. Les conditions sont donc par exemple un 5 rouge, un score inférieur à 3 jaune, une paire de deux jaune et bleue…

Pour réaliser ces conditions, on peut lancer 6 dés à chaque tour qui se partagent entre trois couleurs, bleu, jaune et rouge. Et on a 3 lancés à chaque tour. Bien sûr, dans mon exemple, en trois lancés de 6 dés rouges, vous allez très probablement réussir à obtenir votre 5 rouge. Le but est donc de traverser deux cartes en même temps en faisant dans le même tour la carte suivante. Toujours dans mon exemple, l’idée est donc de bien choisir ses dés pour avoir, et un 5 rouge, et un dé jaune inférieur à 3 en prenant peut-être 3 dés de chaque couleur au début. En tout cas, une fois sélectionnés, vous ne pouvez plus changer votre combinaison et vous devez faire les 3 lancers avec. Chaque fois qu’un dé est utile, vous pouvez le mettre de côté sur la carte en question et relancer juste le reste pour tenter l’objectif suivant.

Dernier point de règle, on traverse les cartes réussies. Mais on peut également garder des dés sur des cartes suivantes sans avoir réalisé la carte sur laquelle on est. Dans ce cas, on n’avance pas mais les dés bloqués sont alors déduits des prochains lancers des autres joueurs. En clair, si l’on réserve deux dés, le joueur suivant ne pourra en jeter que 4. Par contre s’il arrive sur la carte sur laquelle sont réservés les dés, il peut les utiliser.

De base, il y a 12 cartes pour une course, mais l’on peut jouer sur la longueur de la partie en enlevant ou en ajoutant des cartes. Le premier au bout est le vainqueur, comme dans n’importe quelle course.

Un style original

Exit le bon vieux plateau de jeu. Ici, la course est représentée par un ensemble de cartes. Chacune ayant une route dessinée dessus, on peut lier les cartes les une aux autres en les collant côte à côte. Ca donne un agencement sympa (le tracé n’étant pas linéaire) de cartes qui montent et redescendent. Simulant parfaitement un tracé de course cycliste.

Autre point attrayant, mais là c’est une histoire de goût, le travail de Pauline Detraz, qui donne clairement un style singulier au jeu avec ses illustrations assez cubiques, un peu façon LEGO.

Maintenant niveau jouabilité, est-ce simplement un jeu de dés et donc de chance ?

Jeu de dés = Jeu de chance ?

Pas du tout. Enfin si, un peu, mais c’est clairement pas la mécanique principale. On n’est pas à la bonne paye où le plus chanceux finira par gagner. Chaque tracé de course est unique et selon les cartes disposées, vous serez bien malins de valider différentes cartes en un seul tour. Pour se faire, il faudra obtenir les bons dés sur trois lancers mais surtout il faudra bien choisir les dés que l’on decide de lancer. Obtenir un brelan par exemple peut vite se transformer en calvaire si l’on compte trop sur la chance. Avec ma chance légendaire par exemple, mieux vaut prendre 6 dés de la même couleur. Sur trois lancés, ça fait maximum 18 possibilités d’obtenir 3 dés identiques. Ma fille, elle, prendra sûrement un dé autre pour tenter l’objectif suivant en même temps. Et c’est cette stratégie qui fera la différence sur la longueur.

Bien sûr, les coups de poker paient bien et on prend un sacré avantage à tenter plusieurs cartes en même temps. Mais attention à ne pas être trop gourmand. Perso, voir ma fille de 5 ans calculer des probas (sans le savoir) est un vrai bonheur. Et j’ai été bluffé par la justesse de ses choix.

Le deuxième point stratégique est sur la réserve de dés. On en a 18 à chaque lancé. Mais si on ne réussit pas une carte (par exemple notre brelan, si on ne fait qu’une paire), on peut décider de bloquer les dés sur la carte. Les joueurs suivants auront autant de dés en moins à jouer. Par contre s’ils arrivent sur la même carte, ils peuvent profiter des dés bloqués. Avec un peu d’avance sur les autres, les priver de dés est très marrant. Mais encore une fois, attention, s’ils vous rattrapent, vous leur offrirez de quoi vous passer devant sur un plateau.

Au final le jeu s’avère bien plus stratégique qu’un simple jeu de dés. Et les échappées ne sont pas forcément définitives. Ce qui est toujours un bon point dans un jeu avec des enfants, qui ont tendance à se décourager dès qu’ils sont menés.

Pour la durée, il faut compter 20min par partie. C’est variable selon la difficulté choisie et la longueur du tracé. Car oui, vous pouvez très bien raccourcir le tracé pour un petit sprint en vitesse. On peut aussi s’amuser à faire des tracés longs avec des embranchements (pourquoi pas un côté plus long et plus facile et un raccourci plus dur) ajoutant encore un peu de stratégie.

Le jeu est indiqué à partir de 7 ans. Et on peut même viser plus jeunes. Il faudra accompagner un peu la première partie mais j’étais étonné de voir à quel point ça a pris facilement avec ma fille de 5 ans. Mais on peut surtout jouer plus vieux. Une partie entre adultes est tout à fait envisageable sans être ennuyante et ça c’est agréable !

L’avis du maillot à pois, Kiki, 5 ans

La carte podium me plait beaucoup, j’ai très envie d’y arriver en première. C’est très bien parce qu’on arrive à la coupe. En plus on a trois chances pour réussir. (Niveau stratégie) J’essaie de faire 2 cartes si je suis la dernière et une seule si je suis devant. Je veux garder de l’avance sur ceux de derrière.

Comme je le disais plus haut, ce qui m’a particulièrement plu c’est de voir ma fille de 5 ans faire des probas sur le choix des dés sans même le savoir. Si sa logique n’est forcément pas celle d’un adulte, il n’empêche que ces choix étaient malins et judicieux et qu’ils s’avéraient souvent payants.

Jeu testé, une fois de plus, grâce à mon abonnement à la formidable ludothèque de Vannes. Un endroit convivial où vos enfants peuvent s’épanouir pendant que vous recherchez un jeu intéressant grâce aux conseils avisés d’une équipe au top. PS : Si vous recrutez, contactez moi en commentaire. 

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