Tucker & Dale Fightent le mal, la nalyse

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« Tucker & Dale vs Evil » est un titre qui a une certaine classe. « Tucker & Dale fightent le mal » est un titre d’un ridicule affligeant et d’une débilité déconcertante, genre on essaye de faire ado pour avoir l’air cool avec notre trad’ au lieu de laisser le titre original tranquille… Putain ce que j’aimerais torturer les publicitaires décisionnaires des titres de films en France…

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime. (Un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

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Tucker et Dale, deux gros débiles comme je les aime.
Tucker & Dale est sorti en France le 1er février 2012 alors que tout le monde s’en fout complètement. Dommage vu son côté rafraichissant.

Le pitch dans ta potch

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De cette scène (qui colle avec la photo précédente) démarre tout un imbroglio stupide et rigolo.
Tucker et Dale sont deux bouseux américains qui se rendent dans un petit bled pour profiter de vacances dans leur cabane en bois pourrie au fond des bois (qui eux ne sont pas pourris). Au même moment un groupe d’étudiants (qui n’est pas en bois, je vous rassure) vient camper, l’un d’entre eux meurt de façon absurde, ils accusent les péquenauds, les péquenauds les prennent pour des fous suicidaires…

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

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Tyler Labine, alias Dale, est très bon.
Si le film démarre comme un slasher suintant la daube avariée à 3 kilomètres à la ronde, comme on en a vu 20 000 depuis plus de 30 ans avec son groupe d’étudiants niais (et qui joue mal), il ne se prend pas du tout au sérieux et les situations deviennent vite très drôles (volontairement drôles, s’il vous plait). A cause d’un improbable imbroglio, les deux abrutis assistent pantois à toute une série d’accidents complètement cons et légèrement gores des jeunes qui veulent les tuer parce qu’ils les prennent pour des psychopathes serial killers (mention spéciale pour le vautrage de gueule dans la machine à… bois…). Les rednecks sont par ailleurs les meilleurs acteurs et comme souvent c’est le plus abruti qui ressort le plus à l’écran, ici c’est Dale, interprété par un bon Tyler Labine. Tucker & Dale n’est pas un chef d’oeuvre, il y a des passages un peu maladroits, mais il se regarde vraiment facilement. Un petit défouloir gentillet mais rafraichissant qui a l’intelligence de n’avoir aucune autre prétention que celle de chercher à nous faire marrer plutôt qu’à nous faire peur.

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Bien sûr il y a une blonde à gros seins qui joue mal et qui se prend une bonne giclée (d’hémoglobine) dans la gueule, c’est une parodie de slasher !
Sérieusement, quand on fait un film avec une bande de jeunes crétins propres sur eux qui ne savent pas aligner trois mots avec naturel et qui correspondent chacun à un cliché ambulant, comment peut-on espérer réussir à faire peur à quelqu’un ? Même trois secondes. Ca a du marcher il y a trois décennies de ça sur une ou deux pom-pom girls amerloques tombées enceinte à 16 ans, depuis la formule est largement éculée. Il valait donc mieux se servir de cette « idée » pour faire une comédie gore et pas un slasher réservé aux ado des s’tazunis dont le cerveau est atrophié par les menus locaux du Mac Do avec ses gobelets de Coca d’un litre… La recette « comédie gore » de Tucker & Dale se montre donc assez efficace et le film a même remporté une pelleté de prix lors des festivals indé, dont une sélection officielle à Sundance, pas d’la merde. Plutôt encourageant pour un premier long métrage, Eli Craig est un réalisateur à suivre.

https://youtube.com/watch?v=4S3IqBZ256I%3Fversion%3D3%26hl%3Dfr_FR%26rel%3D0

Les trucs à ressortir en société pour susciter l’admiration des personnes de ton choix

– Dès le premier jour de tournage le camion-régie a eu un accident et a fait s’effondrer les chiottes mobiles du tournage et creusé un trou gigantesque. 25 réclamations pour dommages et pertes ont été déposées. Le réalisateur devait avoir le moral d’entrée j’imagine…

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