De Rouille et d’Os, la nalyse

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Au panthéon des films au pitch étrange qui ne donnent pas spécialement envie d’aller le voir mais qui en fait valent bien plus que ça, De Rouille et d’Os est très bien placé. Pour les amateurs des oeuvres de Jacques Audiard, de toute façon, pas besoin de pitch.

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

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Y a de la violence et du sang.
De Rouille et d’Os c’est le dernier film de Jacques Audiard. Ce mec est fascinant parce qu’il arrive aujourd’hui à travers ses films à mettre d’accord aussi bien la critique pincée coincée du cul qui met des lunettes à grosses branches noires, que le grand public, les Académies de remise de prix en tout genre et moi-même. Un grand chelem rare et inexplicable.

Le pitch dans ta potch

Si vous lisez le pitch sur n’importe quel site de cinéma vous aurez certainement envie de vous suicider, ou alors de mourir de rire, c’est selon. Il s’agit d’un type, pauvre, célibataire, qui se retrouve avec son môme de 5 ans qu’il ne connait pas. Il va rencontrer une meuf dresseuse d’orques pour Marineland qui va perdre ses jambes dans un accident lors d’une représentation… Voilà. Oui ben je vous avais prévenu, c’est triste ou drôle selon le point de vue un pitch pareil… Mais c’est le genre d’histoire qui ne se résume pas.

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

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Y a les – très beaux – nichons à poil de Marion Cotillard (comme dans à peu près tous ses films).
Je l’écris tout le temps en guise d’intro, j’ai fait « la nalyse » pour faire ce que je veux, m’étaler ou non. Cette fois j’ai envie de faire court, et même très court. De Rouille et d’Os est un grand film, une fois de plus avec Jacques Audiard. Même avec Marion Cotillard, dont le jeu en énerve plus d’un, en tête d’affiche, ici elle joue juste (c’est con remarque, dresser des orques en jouant comme une moule ça avait du sens) et arrive même à être bombasse sans jambe. Matthias Schoengfkge… Shenouenfet… Shanoue… enfin l’acteur principal quoi, est aussi très bon, très animal, brute.

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Et y a des orques (peu).
Je ne sais pas pour quelle raison précisément cette histoire a fonctionné sur moi – le fait qu’elle ne soit pas cucul et qu’il y ait un peu de badasserie y est sans doute pour beaucoup, mais c’est une habitude chez Audiard – mais elle a tellement fonctionné qu’elle m’a ému. Je ne vais pas détailler à quel moment je me suis retrouvé avec les larmes aux yeux pour ne pas spoiler – non ce n’est pas quand Marion Cotillard perd ses jambes, bande de cons – mais bordel j’ai eu les larmes aux yeux ! Dans ma vie d’adulte (ou même d’ado), ça ne m’est jamais arrivé devant un film – je n’ai pas encore vu Le Tombeau des Lucioles, oui je sais c’est mal -. Peut-être que si je l’avais vu sur mon écran TV plutôt qu’au ciné ça m’aurait moins porté, je n’en sais rien, peut-être que je l’ai vu à un moment où inconsciemment j’étais ultra réceptif, mais je garderai de De Rouille et d’Os ce souvenir qui pour moi est exceptionnel et qui se suffit à lui-même lorsque je vous parle du film :

Il m’a ému.

Je pense même que je mettrai beaucoup de temps à le revoir de peur d’avoir un avis totalement différent et de me gâcher ce souvenir marquant.

Les trucs à ressortir en société pour susciter de nombreux fantasmes chez les personnes de ton choix

– Le film est une adaptation libre du recueil de nouvelles de Craig Davidson, « Un goût de rouille et d’os« , publié 2005. Tellement libre que les co-scénariste Jacques Audiard et Thomas Bidegain ont créé les deux personnages principaux qui n’existent pas dans l’oeuvre d’origine.
– Marion Cotillard ne devait pas participer au tournage du film, étant interdite de tous projets en parallèle à celui de The Dark Knight Rises. Elle l’a fait quand même parce que se faire bouffer les jambes par un orque ça vaut tous les hommes chauve-souris du monde.

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