Hades II, les Enfers au goût de Paradis

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Sorti à l’origine en early access puis en version 1.0 en Septembre 2025, Hades 2 a débarqué le 24 avril presque sans prévenir alors que je ne l’attendais plus. Et ça c’était une belle surprise.

Le titre de Supergiant Games a la lourde tâche de succéder à l’un des meilleurs rogue de l’histoire. Mais l’histoire a prouvé que cela arrive qu’une suite soit meilleure que l’original.

Une course contre le Chronos

Jour 1 : J’adore Hades mais quand même j’ai du mal à me motiver pour reprendre. C’est exigeant et ça va être long. Un peu la flemme.

Run 3 : Ok c’est bon, j’ai retrouvé toute ma motivation. Ça n’a pas été long. Coup de cœur immédiat. Par contre c’est touffu put***. Je sens que y’a un nombre de trucs incroyables à débloquer.

Jour 4 : Bon je ne pense qu’à jouer, pas envie d’aller me coucher, pas envie de travailler demain. C’est dingue… Comment le jeu peut me happer aussi vite ?

Run 14 : Évidemment ! Évidemment ! Personne ne s’attendait à ce qu’il ait une seule forme !! Aaarrgh.

Run 23 : Et voilà… fin du test, j’ai battu le Titan du temps. 3h15 de jeu (en run) c’est un peu décevant. Mais que voulez-vous, je suis si fort.

Run 24 : Pourquoi je continue… bah c’était peut-être pas la fin. Allez on repart.

Run 25 : Dans tes dents Chronos.

Runs 28 à 36 : Dans tes dents Mélinoé.

Run 53 : Mais c’est tellement bon !

Run 194 : Ok, là c’est pas moi c’est un pote qu’a un peu d’avance mais quand il m’a dit où il en était je me suis dit qu’il méritait une ligne dans mon test. Je sais ce que je vais faire mes 130 prochaines heures de console du coup.

Faire une pause… mais oui bien sûr

Le retour du rogue-like divin

Alors à l’occasion de la sortie console d’Hades 2, j’ai relu mon test de son aîné. Et une chose est impressionnante, c’est à quel point mon sentiment à l’époque est fidèle à ce que je pense de la suite aujourd’hui.

Retrouver tout le système de jeu, la narration, le gameplay et compagnie est un plaisir difficilement descriptible. J’avais très envie d’y jouer mais un peu la flemme en lançant le jeu. Et il a suffit de 3 runs pour lever mes réserves. 4 pour me rendre accroc.

On incarne cette fois Mélinoé, la fille d’Hadès et donc la soeur de Zagreus, héros du premier épisode. Chronos, en guerre contre les dieux, a toujours régné sur les Enfers depuis votre naissance et vous avez été élevée à la croisée des chemins par une sorcière, Hécate qui vous a tout inculqué mais tout ça dans un seul et unique but, battre Chronos et remettre les dieux au pouvoir.

Ce n’est pas une mais deux voies que l’on devra parcourir avec succès

Et c’est à vous qu’il incombe de prendre la suite. Le jour J est arrivé et il temps de lancer l’affrontement contre Chronos.

Et comme je le disais plus haut, on va vite se rendre compte que le jeu est très touffu. C’est riche, très riche. En tant que sorcière, votre foyer est composé d’un chaudron magique dans lequel on préparera des incantations avec Hécate. Et plus l’on avance, et plus les recettes s’accumulent. Et le petit rogue devient de plus en plus grand. De nouvelles armes, des nouveaux pnj, des nouveaux défis, des nouvelles prédictions des moires, des nouveaux outils et j’en passe. Sans oublier que pour chaque personnage et absolument à chaque run, on aura le droit à la marque de fabrique de la licence, des nouvelles lignes de dialogue. J’aimerai tellement voir le tableau d’embranchements pour la rédaction de l’histoire du jeu. Ça doit être impressionnant. En tout cas le résultat est hallucinant et toutes les lignes de textes sont justes, commentant ce que vous venez d’accomplir, qui vous avez croisé, les choix effectués et ainsi de suite. La profondeur est abyssale pour un plaisir (quasi) infini.

Côté ambiance, rien de bien neuf. Certes on n’est plus dans les palais d’Hadès mais les décors conserve la même ambiance, d’autant que l’on traversera des environnements déjà connus. Les graphismes sont identiques malgré des teintes de couleurs différentes et la musique, elle aussi, ne révolutionnera pas l’expérience tout en restant de super qualité. Entre Artémis, les sirènes ou la musique de Charon, il y a vraiment des morceaux qui vont vous rester en tête.

Côté gameplay aussi rien de bien nouveau. On est sur un jeu nerveux et ultra réactif. Les armes sont nombreuses et si on compte leurs différents aspects, il y en aura pour tous les goûts et plus que vous ne pourrez en maîtriser. Seul et unique bémol pour ma part, c’est parfois un peu brouillon et une fois de plus on n’atteint pas la précision ou l’excellence d’un Dead cells qui reste mon numéro 1 toujours loin devant les autres. En dehors de ce petit point Hades 2 fait un sans faute qui le place loin devant la concurrence et en bon candidat au jeu de l’année.

On retournera même dans des lieux connus

Niveau durée de vie, comptez environ 3h pour tuer Chronos, plutôt 30 pour le finir réellement en se concentrant sur la trame principale et plutôt 100 à 200h pour tout faire ou tout tout faire. Il y en pour tous les goûts avec une rejouabilité incroyable. J’approche la centaine d’heures et je démarre seulement le late-game avec les modificateurs, ayant l’impression de redécouvrir le jeu.

En conclusion

Tout est dit sur la page du jeu « Le roguelike digne des dieux est de retour ! » Je ne vois pas pourquoi j’ai pris la peine d’y jouer 100h pour vous donner mon avis qui se résume ainsi « Le roguelike digne des dieux est de retour ! »

Divin, Incroyable, riche, surpassant le premier, précis, nerveux, le roguelike de l’année (ndlr : J’émets une réserve sur mes propos à cause de la sortie de Saros), obsédant, jouissif… voilà comment on peut qualifier le jeu. Rien que ça et j’exagère même pas.

Test réalisé via un code généreusement offert par les dieux (ou Supergiant games) dont je me suis délecté comme d’une bonne bouteille d’Ambroisie (à consommer avec ou sans modération). 

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