Bayonetta, ma sorcière bien gaulée

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Au début je voulais juste mettre « Z » en guise d’intro mais ça aurait fait trop court, du coup je rajoute cette phrase autour pour combler…

Lumières, caméras, moteur… action

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Bayonetta s’est tout de suite imposé comme un classique du cosplay… Ahem.
Si la mécanique de jeu pure de Bayonetta n’a strictement rien d’original, Hideki Kamiya empruntant l’ossature en vachement plus souple à l’une de ses démentielles précédentes créations (Devil May Cry), sa mise en scène et son héroïne marqueront probablement l’Histoire. La mise en scène, justement, s’élève tellement, et volontairement, haut dans le grand n’importe quoi que c’en est hilarant. Ne se prenant jamais au sérieux au travers de (trop) nombreuses cinématiques, les phases de jeu ne sont pour autant pas en reste. Tout fourmille d’idées, de gimmicks, de délires, de plans suggestifs, d’arrêts et filtres sur images… Monsieur Kamiya peut se vanter d’apporter autant à son jeu vidéo avec ses plans savamment disposés qu’un réalisateur de cinéma ambitieux pourrait le faire pour un film, on se fritte contre un gros streum en portant toute notre attention sur les bourres pifs (ou éventuellement sur un téton qui dépasserait), la caméra recule et on s’aperçoit qu’on a décollé d’une bonne centaine de mètres d’altitude et que ce que l’on savait être le bon vieux plancher des vaches n’est plus qu’une petite parcelle de béton soulevé par le gros méchant. Du début à la fin tout est idée, tout est nerveux, il n’est pas rare d’avoir un tel bordel à l’écran qu’on cherche l’unique pixel non animé, mais tout est maîtrisé, volontaire, travaillé. Ok il y a quelques passages moins bien sentis (je hais le moment à la tourelle et les quelques courses poursuites en vue de face) mais difficile de trouver un véritable aspect négligeable à cette vaste hallucination qu’est Bayonetta.
Jusque dans les combos, les armes, les accessoires, les passages inter-chapitres, ou même le générique de fin (une fin démentielle d’ailleurs, culte) on a droit à un milliard d’idées débiles et forcément funs, j’affectionne par exemple particulièrement taper un pas de breakdance en guise de coup et voir la belle sortir une grosse pose zoomée pour le conclure sous le bruit d’un flash de photographe complètement absurde, Bayonettaesque.

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C’est quand même la classe des flingues dans les talons.
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Certains boss sont bizarres, mais toujours impressionnants.
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Une mise en scène vraiment cool et délirante.

Devil May Schwing

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Ce genre de plan n’est pas rare.
Et que dire de l’héroïne ? Déjà une icône, provocante à souhait, beaux yeux clairs cernés de lunettes noires de secrétaire, elle roule outrageusement du cul, perpétuellement cambrée sur ses talons aiguilles, parfaitement gaulée dans sa combi qu’on pourrait deviner cuir noir mais qui n’est que cheveux, preuve en est ses énormes patates de fin de combos matérialisant des poings/talons/monstres géants très visuels et utilisant toutes ses ressources au point de la déshabiller presque entièrement. D’un érotisme gentillet mais très assumé, si elle passe régulièrement sa langue sur ses lèvres, apprécie fortement les sucettes et confond au détour d’une phrase ou deux (en anglais dans le texte) si elle est une bitch ou une witch, les développeurs n’hésitent pas à en rajouter autant qu’ils peuvent en cadrant, zoomant, détaillant dans tous les sens son entrejambe ou ses formes de salle de gym. Forcément on pourra être assez virulent en balançant que c’est un jeu pour ado puceaux qui éteindront la télé dès que maman passera la tête dans la chambre, mais c’est plutôt un pur second degré volontaire et foutrement drôle.
La seule crainte que j’avais après la version démo était un gameplay trop confus mais il n’en est rien, on apprend progressivement à manier la secrétaire salope sorcière et on s’aperçoit que chaque coup a un impact différent selon les ennemis de même que les différents type d’armes. Alors bien sûr ça ne sera jamais aussi technique et intransigeant qu’un Ninja Gaiden mais ce n’est pas le but non plus et ça ne démérite pas pour autant.
Badass, Bayonetta l’est aussi avec ses flingues incrustés à ses talons, ses attaques sadiques multiples de la fessée à la guillotine ou le gigantesque rouleau compresseur et j’en passe, ses transformations animales ou même sa bécane à la vitesse F-Zeroesque (et autres surprises sympatoches étalées sur des niveaux entiers), difficile de ne pas tomber sous le charme burlesque de ce titre définitivement Z. Arcade oblige, il y a en plus des tas de choses à débloquer…

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Les fins de combos sont très visuels, encore une fois c’est bien classe.
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Les attaques sadiques sont bien marrantes, j’aurais aimé qu’il y en ai encore plus ceci dit, et des encore pire dans l’absurde gorasse à la Fatality de Mortal Kombat.
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Ce genre de transformations ‘cheveluresque’ fait des superbes finals, contre les boss.

Complètement Z, beat’em all érotico-burlesque à la mise en scène archi barrée, Bayonetta est tout simplement déjà culte et en plus d’être agréable, il m’a bien fait marrer (« Putain l’ange féminin vient de carrément se frotter la… je rêve ! »).

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