Athlètes de compète, mon JDS du mercredi

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Parce que même quand on a des mômes, on n’a aucune envie de se taper des parties de Toutou rista ou de Tire sur mon doigt, j’ai décidé de vous proposer, certains mercredi, un jeu de société sympa à faire avec eux.

Et cette semaine c’est Iello qui régale avec un gros coup de cœur signé Richard Garfield et Takashi Ishida et illustré par Angela Kirkwood.

Accrochez-vous pour les règles

Alors, on installe le plateau au centre de la table, on pose nos pions sur la case départ, on lance le dé et on avance du nombre qui apparaît dessus. Le premier à passer la ligne a gagné. Enfin non, c’est un petit peu plus compliqué que ça puisque c’est sur 4 courses.

Voilà.

Une course haletante et délirante

Alors, avant de vous perdre en pensant que je suis un guignol qui vous recommande de jouer aux dés, je vais préciser que, bien sûr, il y a un petit plus…

Il y a pas moins de 36 personnages disponibles, qui ont tous un petit pouvoir spécial et toute l’originalité de la course va se jouer ici.

Imaginez par exemple, le magicien peut relancer son dé, le centaure vous fait reculer de deux cases en vous doublant, Baba Yaga vous fait trébucher (passer votre tour), la grenouille ignore les cases occupées en sautant par dessus, alors que Sac à puces avancera d’une case à chaque fois qu’un « pouvoir » se déclenche. Ah et bien sûr si vous êtes l’escargot, vous gagner des points en étant dernier. Bref, vous l’aurez compris ça va être le bordel.

Et c’est là que ça devient génial. Car les réactions en chaîne fonctionnent parfaitement et un simple jeu de course devient très fun à jouer entre enfants, avec des enfants ou même entre adultes. Le jeu est compatible pour 2 à 6 joueurs. Plus il y a de fous et plus l’on rit. Sachant qu’à deux, on jouera deux coureurs chacun au lieu d’un, la pire combinaison reste la partie à 3 qui risque de limiter les interactions entre les coureurs (bien qu’une variante existe avec le double de coureurs).

Pour corser encore la donne, il y a un deuxième plateau, le verso, nommé « galère » en opposition au recto « pépère ». Cela ajoute des cases à effet, comme dans un jeu de l’oie, du genre avancer de trois cases, reculer de deux… ce qui ajoute au bordel ambiant des courses. D’ailleurs il y a même une section des règles pour expliquer l’ordre de résolution des réactions en chaîne et que faire en cas de boucle infinie d’effets combos. Rien que ça, ça donne le ton pour ce qui vous attend.

Dernier petit point, il y a une touche de stratégie dans ce jeu de hasard totalement déséquilibré, si, si, vraiment. Je le disais au début, la partie se joue en 4 courses et elles rapportent toutes de plus en plus de points. Donc, la draft du début (LE, oui je sais mais c’est une petite guerre interne alors je m’en fiche) vous permet de choisir vos athlètes de compète et il faudra faire attention au choix de vos adversaires en essayant de prendre des personnages compatibles. Il faudra aussi savoir les jouer dans le bon ordre en gardant les meilleurs pour la fin, qui sera bien plus rentable.

L’avis de ma médaillée d’or, Kiki, 6 ans

Moi j’aime trop grâce aux pouvoirs. Surtout celui qui avance de 5 sans lancer le dé. Ou celui qui double son lancer, même s’il trébuche. Par contre, j’aime pas quand ça revient toujours au tour de Papé parce qu’il a le coureur qui reprend la main quand on fait un 1.

Et c’est chouette qu’il y ait un deuxième côté du plateau plus dur. Comme ça, on peut continuer à jouer mais les petits de 5 ans et demi, ils peuvent aussi jouer avec le plus facile.

Le jeu est indiqué 6 ans et plus mais comme vient de le dire très justement ma fille, même les petits de 5 ans et demi pourront facilement y jouer. Et même moins.

Pour le reste comptez une petite demi-heure pour une partie et surtout prévoyez de vous marrer. Au fait, dernier avertissement, c’est clairement pas un jeu pour les grognons.

Testé grâce à iello qui a envoyé une boîte à Nachcar mais en mettant mon adresse. Reste à savoir si Nach mettra son avis en ligne le jour où il volera la boîte à ma fille alors que c’est devenu son jeu préféré et qu’elle y tient plus qu’à ses doudous ou à son maillot du RCV. 

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