Prenez la recette d’un Escape Game, simplifiez le décor et l’immersion, ajoutez des défis physiques, du fun, et vous aurez un Action Game…
La première fois que nous sommes entrés dans un Escape Game, presque au siècle dernier, nous n’imaginions pas que ça deviendrait une passion. Nous imaginions encore moins que les Escapes allaient rencontrer un tel succès et faire des petits dans tous les sens, avec les expériences VR, les expériences immersives, les Action Games, les Quiz Game, etc, sans oublier toutes les hybridations possibles. Fidèles à notre addiction ludique, il était normal que nous testions tous ces loisirs et il nous a fallu un peu de temps pour jouer un véritable Action Game.
Bomb Squad était sans doute le plus logique comme première expérience pour notre équipe, puisqu’il a été imaginé et réalisé par les anciens créateurs de Hint Hunt. Cette enseigne historique d’Escape Games a été la toute première en France, avec le Bureau de James Murdock fin 2013, en passant par l’incroyable Secret du Pirate en 2018 et sa véritable cascade, jusqu’à sa fermeture complète en janvier 2026.
Les énigmes et les décors de Hint Hunt laissent leur place à une aventure plus physique dans Bomb Squad, une heure à relever des défis et peut-être réussir à désamorcer une bombe. Deux missions partagent les mêmes locaux de 70m2, la Mission Peinture et la Mission Mousse.
Mission Peinture
Dans un monde post apocalyptique, quelques poches de survivants subsistent, protégées par un dôme. Des expéditions en zone hostile sont nécessaires pour récupérer des ressources, organisées par l’unité Bomb Squad. Afin de vérifier nos capacités avant de nous envoyer à l’extérieur du dôme, nous devons réussir des tests d’aptitude. Il s’agit de traverser quatre épreuves de dix minutes, puis de désamorcer une bombe finale.
Contrairement aux Escapes où une très grande part de l’aventure est dans la découverte des lieux, de l’histoire et des énigmes, il est ici tout à fait possible de décrire les épreuves. Il n’y a pas de spoil puisque tout est connu, nous pouvons pour une fois presque tout raconter.
La première épreuve est sans doute la plus proche des Escapes, chaque joueuse et joueur et à son poste, devant un écran tactile qui simule des mécanismes simples (boutons, vannes, etc). C’est principalement un jeu de communication et de rapidité, chacun n’ayant qu’une partie des informations nécessaires à la résolution. « La vanne B3 doit être réglée sur 50. J’ai la B3, je règle, qui a le thermomètre T8 ? »…
Nous découvrons ensuite une salle de Lasers, un classique des braquages de banques, mais dans une version bien plus évoluée. Nous devons faire des aller-retours dans la salle, chaque passage devenant plus complexe. Les lasers fixes se mettent à bouger, il faut nous déplacer en rythme, ramper, etc. La troisième épreuve est basée sur la mémoire de symboles, couleurs et sons, un grand jeu Simon. Ici aussi la difficulté est progressive.
Enfin, l’épreuve tant attendue arrive, le Grid. Une très grande salle quadrillée de dalles lumineuses et sensibles à la pression. Pour valider la séquence, il faut réussir à marcher sur les dalles jaunes, éviter les rouges, se reposer sur les vertes. Le début est très simple, quelques dalles jaunes à activer, tout s’éteint, nouvelle séquence. Le Grid se complexifie, il y a de plus en plus de dalles rouges, il faut sauter de jaune en jaune. Puis les rouges deviennent mobiles, il faut courir, sauter, rater, recommencer. Les dix minutes sont à la fois incroyablement funs et épuisantes. Malgré la climatisation nous sommes trempés. Nous avions déjà pu jouer à de petits Grid, comme dans Oggy chez Majestic, la version de Bomb Squad est évidemment décuplée.
Des points nous sont attribués à la fin de ces quatre épreuves, qui sont convertis en secondes pour désamorcer la bombe finale. Nous avons été excellents dans la coopération de la première, des années d’escapes doivent jouer, mais beaucoup moins bons dans les lasers, je ne dénoncerai pas Fylodindon. Nous pénétrons dans la dernière pièce, la bombe, équipés de combinaisons et de masques de protection. Nous ne dévoilerons pas son mécanisme, mais il y a encore de la coopération ou plutôt de la synchronisation. Il nous manque quelques secondes pour réussir et la bombe explose, nous recouvrant de peinture…
Le debrief se fait avec notre GM Lucas, puis avec Alexandre, un des créateurs de l’enseigne. Bomb Squad renouvelle grandement l’expérience ludique, tout est très très fun. Si chaque épreuve est sans doute déjà vue, l’ensemble se combine parfaitement et donne à jouer à tout le monde. Le niveau s’adapte au nombre de membres de l’équipe, il y en a pour tous les goûts. Au moment où nous rédigeons cet article, il y a treize Bomb Squad dans toute la France, un en Belgique et un en Allemagne. Nous avons joué celui de Paris.
Nous avions déjà fait entrer des expériences VR et des expériences immersives dans notre classement des Escape Games, si nous devions y ajouter Bomb Squad, elle serait sans doute en Incontournable ou Excellente. C’est donc une grande réussite.
L’avis de Fylodindon
Bon, pour commencer il me semble important de rappeler un fait essentiel à notre aventure : La salle des lasers a bugué, ce n’est absolument pas moi qui était nul ! Voilà, cette rectification faite, je rejoins Smy sur la réussite de cet Action Game. J’avoue que j’étais plutôt sceptique au départ, pensant qu’il s’agissait là plus d’un jeu pour enfants qu’une expérience cool à laquelle les adultes peuvent également se marrer. Bon, c’est une habitude chez moi vous dirait ma femme, puisqu’à l’arrivée des Escape Games en France, c’est elle et non Smy qui m’en a parlé la première, me proposant d’en faire un pour tester. Je lui ai répondu à l’époque que pour moi c’était un truc cheap, sans intérêt et que dans 6 mois on n’en entendrait plus parler. 150 salles plus tard, je pense qu’on peut raisonnablement dire que j’ai été visionnaire…
Mais je m’égare. Les salles de Bomb Squad s’enchaînent à un rythme plus soutenu que je ne l’aurais pensé au départ, si bien qu’on ne voit vraiment pas le temps passer. Il n’y a guère que l’épreuve sonore et visuelle (sorte de Simon) pour nous « reposer » avant d’aller affronter la Grid, aussi fun à jouer qu’épuisante physiquement (faudrait que je me mette au sport un jour). Ce jeu est malin, car même si une des épreuves vous plaira moins que d’autres, à l’arrivée vous n’y repenserez plus car dans l’ensemble vous vous serez bien marrés. Prises individuellement, les 5 salles n’ont rien de grandiose et pour des habitués d’Escape Games comme nous, rien de nouveau non plus. Mais l’ensemble fonctionne très très bien.
Là où c’est malin aussi, c’est qu’ici il n’y a pas de reset et vous pouvez enchaîner les équipes (faudrait revoir l’insonorisation par contre) sans vous soucier du fait qu’un joueur se soit barré avec une clé dans sa poche. Mieux vous pouvez même enchaîner différentes versions de votre Action Game avec les mêmes salle d’un simple clic. En effet, nous avons fait celle de la peinture, mais il existe aussi une variation mousse où les épreuves sont différentes, tout en se déroulant dans les mêmes salles. La Grid est un memory par exemple, là où de notre côté c’était plus un jeu de rapidité et de coordination (bref, un truc taillé pour nous).
A l’arrivée, est-ce que j’en ferais 150 comme pour les Escape Games ? Je ne pense pas. Mais l’expérience était très fun et je recommencerai sans hésiter encore une poignée de fois. Pour la suite, ça dépendra de l’évolution du loisir : si les Escapes en étaient encore aux sempiternels cadenas, j’aurais peut-être arrêté depuis longtemps. Un dernier mot tout de même pour dénoncer l’attitude de Smy, qui a insisté pour qu’on prenne l’épreuve de la peinture et qui s’est décalé au dernier moment comme un pleutre pour ne pas être aspergé (j’ai la vidéo !). Si la guerre arrive à nos portes, n’y allez pas avec lui !!
L’avis de Tsokoa
La Mission Peinture de Bomb Squad est une expérience de jeu nettement plus physique que ce dont on a l’habitude pour nos sorties escape games, surtout pour Fylodindon qui a vite montré ses limites de coordination motrice sur l’épreuve des lasers (pour de vrai je suis d’accord qu’à ce point là il y a quand même dû y avoir un bug). Accessoirement on a aussi eu la chance de tomber en pleine période de canicule. Tout ça pour dire qu’on a quand même joué avec un handicap (voire deux si on compte Fylo), ce qui explique notre échec final. Mais bon, je pense qu’on aurait limite été déçu de ne pas avoir le paroxysme du giclage final en cas de réussite, c’est le côté un peu paradoxal du jeu.
Clairement les épreuves physiques sont plus fun que les énigmes « mentales » et le grid pourrait limite se suffire à lui-même. J’ai été par contre un tantinet déçu par la dernière épreuve avec un mini jeu vidéo un peu cheapos et pas très réactif. Nous avons donc fait le scénario avec la bombe peinture sachant qu’il existe aussi une variante avec des versions alternatives des mini jeux et de la mousse à la fin. Au final je pense qu’on a tous passé un peu très bon moment, en tout cas moi oui et je recommande ce jeu aux personnes cherchant une expérience ludique et peut être quelque chose d’un peu différent et plus physique qu’un escape game.
Nous avons été invités par Bomb Squad pour ces tests d’aptitude du futur.
Toutes les enseignes et salles de Paris/IDF et les taux de réussite
Et notre petit guide de l’Aventurier !
