Parce que même quand on a des mômes, on n’a aucune envie de se taper des parties de jeux de sociétés scatophiles ou mucophages, j’ai décidé de vous proposer, chaque mercredi, un jeu de société sympa à faire avec eux.
Et cette semaine je vais être en plein dans l’actu avec la valse des fantômes, un jeu de Wolgang Dirscherl et Wolfang Lehmann, illustré par Rolf Vogt et surtout, nommé aux « as d’or enfant 2026 ».
Danse avec les fantômes
Face aux majestueuses portes du vieux château qui s’ouvrent lentement dans un grincement mystérieux, trois jeunes magiciens retiennent leur souffle. L’ombre des hauts murs semble murmurer des secrets oubliés.
« Devrait-on vraiment entrer ? Et si ce château était hanté ? » s’inquiète Conrad, une lueur d’hésitation dans les yeux.
« Ensemble, nous sommes plus forts ! » le rassurent Vicky et Mila d’une voix déterminée.
Mais alors qu’ils franchissent le seuil, les portes se referment brusquement derrière eux… Parviendront-ils à explorer les lieux et à retrouver leur chemin avant que le château ne les emprisonne jusqu’à la prochaine pleine lune ? Une chose est sûre : si des fantômes errent entre ces murs, ils ne laisseront pas ces visiteurs repartir si facilement…
Et oui un pitch comme ça je ne pouvais pas le modifier ou le réécrire.
L’idée sera donc de s’échapper après avoir récupéré 5 objets. Pendant ce temps des fantômes vont bouger et vous compliquer la vie en accélérant la fermeture des portes du château. Avec une logique coopérative, il faudra donc être prudents sur vos déplacements pour ne pas que les fantômes touchent les 3 apprentis magiciens.
Le petit plus magique du jeu est situé sous le plateau avec un système de pions (les fantômes) aimantés qui vont bouger de manière erratique afin de vous surprendre. Un petit côté magique pour les enfants qui aiment très vite faire tourner cette roue de déplacement.

Vraiment magique ?
Le jeu est très sympa. Avec ses mécaniques coop, il permet vraiment de prendre en compte la nécessité de jouer ensemble. Seul petit problème, les enfants ont tendance à s’identifier à un personnage et donc de privilégier la sortie de leur magicien quitte à laisser les autres dans le château (ce qui techniquement est une défaite collective).
La plus value pour nos petites têtes blondes sera donc de faire comprendre cette nécessité de travail d’équipe pour en révéler tout l’intérêt. Et oui, c’est bien connu qu’on est plus fort ensemble, qu’en se tirant dans les pattes (on verra plus tard pour une partie de The Island).
Pour le reste, le jeu est très simple puisqu’il suffit de déplacer son pion avec des dés en direction du prochain objet à collecter. Puis de déplacer les fantômes avec cette fameuse roue magique qui donnera l’impression de les voir flotter sur le plateau.

L’avis de l’apprenti magicienne Kiki 5 ans
J’aime beaucoup quand on sort et qu’on peut continuer de jouer pour aider les autres personnages à sortir. J’aime aussi quand on gagne bien sûr. Et j’aime la roue qui fait tourner les fantômes. Par contre je n’aime pas quand les portes se referment trop vite et le sorcier dans le château prend la place d’une quatrième porte.
Bon alors faut visualiser mais finalement son avis me donne de bonnes leçons. Si, comme je l’indiquais, elle incarne un personnage et a du mal avec le concept de coopération, elle aime quand même aider quand « son » sorcier est sorti. Et c’est déjà pas mal.
Comme je le disais plus haut, le but sera de faire comprendre l’intérêt du collectif, faire passer la victoire d’équipe avant son intérêt personnel.
Le jeu est indiqué 5 ans et plus pour 1 à 4 joueur sur des parties de 20min. Je vous confirme que toutes les informations sont correctes. Aucune difficulté ne viendra gêner les jeunes joueurs, même ceux qui n’ont pas trop l’habitude de jouer.

Pour conclure, le jeu est sympa, quand même plus pour les enfants que pour les parents, et son gros point fort est son matériel, car sans ce petit côté magique avec la valse des fantômes, les mécaniques de jeu ne sont pas bien dingues.
Aller… tous ensemble pour la mention légale, test effectué grâce à un emprunt à la ludothèque de Vannes.
