Le thème de la magie et du fantastique n’avait pas encore été exploité par Le Donjon, entrons dans l’univers des Sorcières pour ce nouvel Escape Game.
Le Donjon crée et ouvre ses Escape Games à un rythme incroyable, avec déjà sept salles en quatre ans, et une huitième qui devrait arriver dans l’année 2026. Nous pourrions le comprendre si leur qualité n’était pas folle, mais à chacune de nos visites nous sommes éblouis, avec des thèmes, décors et énigmes totalement différentes et toujours d’une grande qualité. Est-ce que cette nouvelle visite va confirmer la place de plus en plus importante que prend Le Donjon dans le milieu parisien ?
Avant de nous y rendre, j’ai préféré vérifier la difficulté avec l’enseigne, puisque Sorcières était apparemment plutôt prévue pour les équipes débutantes ou familiales. Le Donjon nous a indiqué que la salle n’était ni particulièrement difficile, ni particulièrement simple, mais surtout que son intérêt reposait sur son interactivité et que les meilleures équipes ne sortaient pas avant 50 minutes, sur les 75 prévues.
Sorcières ! Un monde à sauver
La pierre noire, source de toute magie, a été dérobée par l’inquisiteur Kramer. Nous devons la récupérer pour sauver ce monde de sorciers et sorcières.
On sent dès l’introduction de l’aventure que Le Donjon s’est fait plaisir sur les décors. Nous ne sommes pas encore entrés dans la salle que l’accueil nous en met plein les yeux. Et nous sommes sous le charme dès la première pièce, bourrée d’éléments enchanteurs que Disney (époque La Belle et la Bête) ne renierait pas. Certains mécanismes sont d’ailleurs proches de ceux des parcs à thème. Cette enseigne nous a habitués à la qualité de ses décors et une fois de plus c’est très réussi. Le travail sur les éclairages est cependant assez différent de leurs autres salles, avec un bel usage de projections, qui pousse encore plus le côté magique, féérique. Les effets sonores sont très travaillés, plein de petites voix nous accompagnent dans notre mission. L’immersion est parfaite.
Les énigmes sont d’une très grande fluidité, c’est l’avantage d’un Escape Game plutôt facile, et nous ne bloquons jamais, c’est une sensation très agréable. Comme nous avançons rapidement, à chaque nouvelle énigme, chaque nouvelle pièce, je crains que ce soit la dernière. Cette crainte n’est finalement pas fondée puisque la salle est d’une grande densité de mécanismes, manipulations et énigmes, et certaines optionnelles permettent même de prolonger le jeu pour les équipes habituées. Nous terminons d’ailleurs l’aventure dans un temps proche de l’heure.
Oscar, notre GM, est une fois de plus excellent. Dans une séquence qui ne prévoit pourtant pas de Role Play, l’excitation aidant, je me mets à incarner un personnage. Oscar accompagne totalement notre délire et en rajoute pour en faire une excellente séquence. Il nous avouera au debrief que ça ne lui était jamais arrivé qu’une équipe joue ce rôle. D’autres séquences d’interactions avec le GM sont par contre réellement prévues dans le scénario, dont une un peu longue mais qui ne nous sort pas de l’immersion.
C’est notre cinquième visite du Donjon, et sans doute la cinquième fois que l’on écrit que c’est leur nouvelle meilleure salle. Les qualités habituelles de l’enseigne sont toujours là, mais à chaque fois plus poussées, plus parfaites. Les quatre précédentes salles s’étaient classées en «Excellentes», cette fois ce Sorcières ! Un monde à sauver entre dans nos «Incontournables», ces rares Escape Games qu’il faut absolument faire. Nous avions de plus en plus l’impression depuis quelques années que seuls les thèmes très forts, comme l’horreur, nous permettaient de vivre des expériences mémorables. Cette salle prouve le contraire et un thème léger peut aussi nous envouter et nous faire passer un excellent moment.
L’avis de Fylodindon
Le Donjon est en train d’ouvrir tellement de salles Place de la Répubique, que la Mairie de Paris serait bien avisée de rebaptiser la place à son nom. Toujours est-il que pour la 5ème fois, nous voici sur cette place à attendre un majordome qui voudra bien nous accompagner jusqu’au lieu de notre mission ; un nouveau local, d’ailleurs. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que dès l’entrée on est sous le charme. L’Escape n’a pas encore commencé qu’on est déjà dans le grand bain, sans avoir pris la peine de se mouiller la nuque au préalable. Le décor, le GM, le storytelling et les petits effets spéciaux qui accompagnent cette mise en bouche ont déjà quelque chose de magique, et ça tombe bien vu le thème.
La suite va se dérouler dans les mêmes dispositions. Les décors sont splendides, la fluidité des énigmes est un modèle du genre et l’histoire comme le GM nous réservent plein de surprises, dans un savant mélange entre tension et humour. Alors certes, nous n’étions que trois joueurs et peut-être qu’à quatre ou cinq, ça n’aurait pas été tout à fait pareil. Mais là, nous étions tous constamment occupés, parfois ensemble, parfois chacun dans son coin, sans pour autant avoir eu cette désagréable impression d’avoir raté un pan de l’aventure, comme ça peut parfois être le cas lorsque vous êtes concentré sur une énigme et que vos coéquipiers avancent sans vous.
Bref, comme l’explique Smy ci-avant, nous nous posions pas mal de questions sur ce qu’on recherchait dans un Escape à ce moment-là. Et force est de constater que Sorcières est arrivée à point nommé pour bousculer nos certitudes. En réalité, pour faire un bon escape c’est pas si compliqué : il suffit juste de maîtriser son sujet et d’être un tant soi peu original pour que ça marche ; surtout sur les grands enfants que nous sommes….
Nous avons payé les sorcières pour nous faire visiter leur monde.
Toutes les enseignes et salles de Paris/IDF et les taux de réussite
Et notre petit guide de l’Aventurier !
