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Et ça fait mal ?

 

Long Island Expressway, le chef d’œuvre méconnu

Parmi mes films fétiches, on retrouve des classiques comme My Own Private Idaho ou Phantom of the Paradise, mais également un « petit » film d’auteur, inconnu au bataillon : L.I.E.

Le stricte minimum

Vous ne le savez sans doute pas, mais je ne suis pas un grand collectionneur.
Je joue à beaucoup de jeux, je mate beaucoup de films (enfin, de moins en moins ces derniers temps), mais je ne garde rien. Je trouve que les jeux et DVD prennent beaucoup trop de place et ne sont pas du tout décoratifs, contrairement aux livres par exemple (une belle bibliothèque, ça a de la gueule !).
Du coup, je revends régulièrement mes jeux et pour les films, je vais au cinéma ou me fait prêter ceux qui m’intéressent par des potes, ou par un cousin américain avec qui je suis en contact sur Internet.

C’est simple, chez moi il n’y a que trois DVD : Awesome, I fuckin’ shot that, le concert des Beastie Boys dont je parlais il y a peu. Le tombeau des lucioles, le chef d’œuvre de Takahata dont je ne juge pas opportun de parler étant donné que vous l’avez sans doute tous vu (si ce n’est pas le cas, allez-vous pendre, vous avez raté votre vie). Et enfin Long Island Expressway, L.I.E. pour les intimes, un film d’auteur méconnu, qui m’avait tellement séduit quand je l’ai vu au cinéma que je n’ai pas résisté au besoin de m’offrir le DVD.
Alors quand je vous dis que je ne les collectionne pas, vous pouvez facilement déduire à quel point je porte ce film dans mon cœur et mon estime.

Ce film, c’est l’histoire d’Howie, un adolescent dont la mère est morte dans un accident de voiture, sur l’autoroute de Long Island (d’où le titre). Son père, un homme d’affaire peu scrupuleux, étant aux abonnés absents, il se retrouve complètement livré à lui-même. Du coup, il passe le plus clair de son temps avec sa bande de potes, à fumer, picoler et cambrioler des maisons ; d’avantage pour s’amuser que pour s’enrichir d’ailleurs.
Mais un jour, engrené par son ami Gary, il s’introduit dans la cave d’un vétéran surnommé Big John, pour lui dérober des revolvers datant de la guerre. Seulement, les choses vont rapidement tourner court et l’homme ne va pas tarder à leur mettre le grappin dessus. Mais au lieu de les dénoncer à la police, Big John va adopter une attitude paternaliste et se prendre d’affection pour Howie. Le jeune garçon va alors découvrir qu’entre Big John et Gary, existe un lien particulier, un lien tabou, et faire l’apprentissage de sa propre sexualité.

Liaisons interdites

Alors même si je ne suis pas non plus un expert en la matière, ce film est sans doute le long-métrage traitant de la pédophilie le plus réussi qu’il m’ait été donné de voir. Parce qu’ici, le personnage n’est pas un prédateur sexuel façon série américaine, la bave aux lèvres, qui séquestre des petits enfants ensanglantés et sous-alimentés dans la cave de sa cabane au fond des bois. Non, Big John fait ici preuve de bonhommie. Il est affectueux, paternaliste et respectueux, voire profondément amoureux. Cela le rend amical, et contre toute attente, il en devient presque touchant.
C’est un sentiment qui, vis-à-vis d’un pédophile, peut-être gênant. On se sent même un peu coupable de ne pas le haïr, pour tous ces gosses enterrés dans le jardin de Marc Dutroux, et autres Estelle Mouzin qu’on imagine faire le tapin dans un bordel de luxe en Thaïlande ou aux Emirats Arabes Unis.

Cela tiens sans doute pour beaucoup de l’acteur, Brian Cox, qui joue admirablement bien ; tout comme les deux principaux gamins d’ailleurs. Cela tiens aussi sûrement du fait que le réalisateur ne prend jamais parti. Il filme des faits, une rencontre, des relations qui se nouent, mais ne porte pas de jugement. Ce n’est pas son rôle.
D’ailleurs la force de ce film n’est pas seulement de traiter la pédophilie différemment des autres. C’est d’avantage de ne pas s’arrêter à cela, d’aller plus loin dans l’analyse et d’aborder d’autres thèmes, qu’ils soient liés ou non.
La pédophilie est ici presque secondaire, comme tournant en orbite autour d’un jeune gamin perdu, qui cherche ses repères et sa sexualité dans un monde qui l’a abandonné.
Car finalement, le véritable sujet de ce film c’est lui et rien d’autres !

Par Fylodindon, le 29 mai 2012

 
Avatar de Frensoa

"Alors même si je ne suis pas non plus un expert en la matière,"

Ca, c’est ce que t’essaies habilement de nous faire croire !

Frensoa, le 29 mai 2012 à 19h53
Avatar de Toma021

a mon avis c’est surtout le jeune garçon de ce film qui t’a plu d’ailleurs car je l’ai vu au cinéma et j’en ai pas un souvenir génial comme tu le dis.

Toma021, le 30 mai 2012 à 19h20

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