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Forza Motorsport 4, comme sur des roulettes

Forza Motorsport 4 c'est la référence en matière de simulation automobile sur Xbox 360, faute de concurrence aussi il est vrai, il y aurait pourtant de quoi faire mieux.

Bon bah je vais prendre celle là

JPEGJe pourrais vous parler des centaines de caisses tellement bien modélisées qu’en vue intérieure on peut faire son Dominique Chapatte à juger la qualité des plastiques du tableau de bord, de la sensation de vitesse, des circuits aux quatre coins du monde, de trucs secondaires comme le musique ultra nase, de l’absence de météo ou tout simplement de la conduite qui s’adapte à tout type de joueur qu’il soit débutant ou acharné du volant, mais j’ai juste envie de vous parler de ce qui m’a paru décevant avec Forza Motorsport 4 et qui est un peu lié à ce dernier aspect : son système de progression.

Tout d’abord pour commencer par le commencement, dès le début quelque chose m’a choqué dans Forza 4. En lançant le mode solo principal, le jeu nous propose bien sympathiquement de nous filer une première bagnole pour commencer les premières courses. Le problème c’est que si on peut voir les voitures sous tous les angles et choisir parmi plein de couleurs, il est impossible (ou alors c’est méga bien planqué) d’essayer la caisse ou tout simplement de voir ses stats et la même chose se passe à chaque fois qu’on nous propose une voiture gratos à chaque niveau de pilote atteint au fil des courses. Certes les voitures proposées sont toutes à peu près du même calibre, mais quand on commence à atteindre un certain niveau et des voitures plus performantes il peut y avoir des différences importantes au niveau de la conduite. A défaut on choisit donc les voitures sur des critères subjectifs comme « ah, une Jaguar, j’en ai pas encore » ou « tiens elle a une forme marrante celle-là » et on se retrouve parfois avec un véhicule qu’on arrive pas bien à maitriser ou avec une vue intérieure très obstruée. En plus on peut revendre les voitures de notre garage, mais les cadeaux eux ne valent que 100 crédits, n’importe quoi.

Erase and rewind

JPEGEn même temps je gueule là dessus, mais quand on achète une voiture (ce qui ne m’est pas arrivé souvent), les stats ne sont pas forcément toujours très explicites car on ne peut jauger une voiture qu’en course pour voir si elle est adaptée à notre conduite. La conduite d’ailleurs comme je l’ai déjà dit est paramétrable et s’adapte donc à tout type de joueur. C’est louable, mais en même temps c’est aussi une manière pour les développeurs de se défausser sur le joueur en ne fixant pas un cadre, une difficulté au jeu. Ainsi quand on débute on a l’impression de super bien conduire, même en augmentant le niveau de difficulté. Sauf qu’à y regarder en détail il faut se mettre en difficile pour que le freinage assisté soit désactivé. Et je ne parle pas là d’anti-patinage ou que sais-je, simplement que si on suit la trajectoire au sol sans toucher à rien la console ne se charge pas de freiner à notre place, voire même de ralentir là où on ne veut pas. Difficile de freiner soi même ? Ça me paraît pourtant un peu la base d’un jeu de voiture !

On peut comprendre que les développeurs veuillent faire un jeu qui reste accessible aux novices, mais un filet de sécurité peut vite devenir un frein au progrès. Imaginez un gamin à qui on apprend à faire du vélo avec les roulettes et en le tenant il n’arrivera jamais à rien, pour apprendre il faut se casser la gueule et remonter en selle et puis c’est tout. Or là Forza 4 multiplie les aides et fait des joueurs des assistés, une sorte de cancer du jeu vidéo comme pourrait dire Laurent Wauquiez. Il y a la trajectoire à suivre au sol et aussi le désormais fameux rembobinage : c’est vrai que c’est une bonne idée dans l’absolu et c’est marrant à regarder, mais du coup la moindre erreur ne prête jamais à conséquence vu qu’on peut toujours revenir en arrière et tout effacer. Enfin toujours non, car les départs qui sont pourtant assez souvent le lieu de carambolages ne sont pas rejouables eux, il faut juste recommencer la course.

Un suite de courses plutôt qu’une réelle progression

JPEGBien sur on peut désactiver ces aides, mais on y est franchement pas incité si ce n’est financièrement, car toute la balance du jeu est basée dessus. Ainsi pour éviter que le joueur coupe comme un crevard dans les virages on a le droit à des goudrons et des herbes magiques qui arrêtent quasi instantanément la voiture, mais du coup on ne peut pas se permettre la moindre sortie de route. Pour éviter (je suppose) la redondance, les courses ne font en général que quelques tours, vite fait bien joué, mais du coup là encore avec des courses relativement courtes sans qualification et sans ravitaillement on ne peut s’autoriser aucune erreur car on aurait tout simplement pas le temps de la réparer derrière. Et ce d’autant que la plupart du temps on ne fait que des courses uniques, pas de championnats au cours desquels on pourrait se permettre de ne pas gagner toutes les courses. Ah, si il y a des championnats, des épreuves où l’on enchaine deux courses (ouah !) et deux fois la même ; bah oui, qu’est ce qu’il y a de plus marrant que de refaire la course que l’on vient déjà de faire ?!

Les épreuves d’ailleurs manquent d’originalité et de variété. La plupart du temps il s’agit de courses limitées à une classe de voitures, toutes les voitures ayant une note selon leurs performances de sorte qu’il n’y a généralement pas de grosses différences de performances entre les voitures participant à une course. Une sorte de bridage aussi en fait car on n’a jamais une voiture beaucoup moins ou plus performante que la concurrence, ce qui n’incite pas trop à la prise de risque non plus. Les épreuves limitées à une seule marque ou à des voitures plus limitées sont plus rares et manquent un peu d’un coté évènementiel puisque les bonus remportés à chaque épreuve sont toujours un peu les mêmes et que le choix des courses est assez mal foutu.

Un manque d’addiction et d’immersion

JPEGLe mode carrière est en effet divisé en niveaux, avec de plus en plus de courses avec (à priori) des voitures de plus en plus puissantes à chaque niveau. Pour chaque course sur un circuit donné on a le choix entre 3 épreuves, mais ces épreuves affichées changent selon la voiture que l’on conduit à ce moment de sorte que pour voir les autres courses possibles il faut aller changer de voiture dans son garage, on a vu plus clair. En plus la plupart des courses sont donc très peu restrictives de sorte que l’on peut participer pratiquement à toutes les épreuves du tour du monde avec la même voiture, pas besoin de chercher à gagner ou à acheter telle ou telle voiture pour participer à une course spéciale, celle que l’on a en stock suffit généralement. En plus on a assez vite fait de monter en gamme avec ses voitures d’autant qu’au bout de juste 2 ou 3 course avec une voiture les améliorations deviennent gratuites pour toute la marque et que du coup la progression perd en montée en pression et qu’on a plus trop envie de refaire des courses avec de voitures plus faibles ensuite.

Arrivés là vous avez peut être l’impression que j’ai détesté Forza 4 alors que non c’est pas du tout le cas, mais je trouve dommage qu’avec la qualité des graphismes, de la technique et même de la conduite on n’ait pas des mécaniques de jeu qui exploitent tout se potentiel. On a plus une suite d’épreuves assez banales au cours desquelles le joueur doit se créer son propre challenge en se fixant lui même des règles plutôt qu’un jeu pensé avec une idée de progression et de but. On peut reprocher beaucoup de choses à Gran Turismo, mais la série de Polyphony est arrivée à mettre en place une progression super addictive et immersive : je commence avec une voiture pourrie d’occase, petit à petit je gagne de nouvelles voitures qui peuvent participer à des courses restrictives qui font gagner d’autres voitures qui débloquent d’autres courses, je choisis d’investir dans telle voiture... ce qui n’est pas le cas de Forza 4. Les développeurs s’en sont peut être rendus compte et histoire de varier un peu proposent de temps en temps des courses où il faut slalomer entre des cônes ou renverser des quilles, ce qui est bien aussi inutile et ridicule à faire que ça en a l’air. Restent en annexe un mode online qui sans rembobinage, sans dégâts et herbe magique devient étrangement vachement arcade et le mode Autovista permettant de mater certains modèles sous toutes les coutures et avec un coté mécanico-pornographique presque gênant et très dispensable sorti du coté gadget avec Kinect.

Techniquement et au niveau des sensations il n’y a pas grand chose à redire sur Forza Motorsport 4, en revanche il est dommage que les mécaniques du jeu ne soient pas plus addictives et immersives au lieu de se contenter de bêtement enchainer des épreuves et que la difficulté paramétrable à vouloir contenter tout le monde reste un peu le cul entre deux chaises.

Par Tsokoa, le 7 novembre 2011

 

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