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Récession : Prochaine génération, on repasse aux 128 bits.

 

Bioshock Infinite, la nalyse

Bioshock Infinite est-il un jeu de commande qui a été conçu avant tout dans l'optique de vendre des jeux exploitant un nom désormais bien connu ?

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

En 2007, Bioshock avait révolutionné notre petit monde avec son univers ultra original non seulement pour un jeu vidéo mais pour un média de divertissement au sens large. Avec son histoire adulte et la réflexion apportée autours, son ambiance, ses Big Daddy, sa narration interactive... Le titre d’Irrationnal est devenu culte. Après un Bioshock 2 sans intérêt si ce n’est commercial et développé par une autre équipe, la team d’origine, Irrational Games, remet le couvert pour ce Bioshock Infinite écrit lui aussi par Ken Levine.

Le pitch dans ta potch

1912, Booker DeWitt est envoyé à Columbia par un mystérieux commanditaire dans l’optique de récupérer une certaine Elizabeth. S’il la ramène saine et sauve à New York il effacera ses importantes dettes... Petit détail : Columbia est une citée secrète, détachée de tout gouvernement et qui flotte dans les airs.

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

La première heure de jeu de Bioshock Infinite est l’une des meilleures à laquelle j’ai pu jouer de ma vie en terme de découverte d’univers. De petites références amusantes au premier Bioshock, une direction artistique magistrale, un choix de couleurs qui en impose, j’ai pris une grosse claque lors de mes premiers pas dans Columbia alors en pleine fête foraine. Une ambiance qui dépayse, qui émerveille (sauf Fylo) et qui laissait présager du meilleur.

Seulement, autant le dire tout de suite, le jeu est loin d’atteindre le statut du premier épisode à mes yeux. Ma principale crainte était d’avoir droit à un Bioshock dans les airs et il faudrait quand même être de sacrément mauvaise foi pour dire que ce n’est pas le cas. Tellement de choses sont là "pour faire comme Bioshock" qu’il m’est extrêmement difficile de ne pas penser que cet Infinite n’est finalement qu’un jeu commercial, telle une énième suite d’une licence, presque sans identité propre.

Un vulgaire skin aérien sur Bioshock, oui, après avoir fini Infinite, c’est à peu de choses près ce que j’en pense. Je ne nie pas les efforts apportés pour s’en démarquer, mais ils sont en finalité que des ajouts presque sans intérêt à une mécanique complètement calquée et qui était vouée à rester originale et sans suite. Avec ce titre, Ken Levine se trahi lui-même, trahi son propre travail et sa propre volonté d’avoir voulu réaliser avec Bioshock une œuvre unique à contre courant de tout ce qui se faisait. Il trahi toute l’obstination qu’il a eu avec son équipe à faire sortir cette histoire dans Rapture alors que les éditeurs voulaient du FPS de guerre lambda pour vendre. Oui, Bioshock Infinite est "pour faire comme Bioshock" et donc vendre comme lui. Celui-là ils n’ont pas eu à se battre pour le sortir. Et s’il arrive à se sauver par quelques très bons aspects, ça tient du miracle.

Dans Columbia, on ramasse des audiophones pour suivre l’histoire, pourquoi faire ? "Pour faire comme Bioshock". Sauf que si nous cherchions à savoir comment Rapture en était arrivée à la ruine qu’elle était lorsque nous la foulions, Columbia est à son apogée et c’est nous qui allons la ruiner. Nul besoin de ramasser des audiophones pour savoir ce qu’il s’est passé, puisque nous sommes les témoins (voire les acteurs) direct des événements. Ce qui rend les audiophones anecdotiques mêmes pour ceux qui sont attachés au scénario, en les trouvant on découvrira simplement de petits détails qui n’ont pas d’importance réelle.

Dans Columbia, on ramasse des fioles de boissons qui donnent des pouvoirs magiques. Pourquoi faire ? "Pour faire comme Bioshock". S’ils sont ici mieux amenés que dans Rapture où notre héros se faisait de manière totalement incohérente une grosse piqûre de Plasmide, ici c’est une boisson que Booker s’enfile simplement pour goûter, ce qui reste plausible. Le problème c’est que si les pouvoirs sont parfois amusants, à l’époque ils s’intégraient au gameplay et à l’histoire avec l’ADAM que récoltaient les petites sœurs, ce n’est pas le cas dans cette histoire. Les pouvoirs sont à Columbia comme un cheveu est sur la soupe.

Dans Columbia on est parfois confronté à des espèces de gros bonhommes un peu robotiques (j’ai même oublié leur nom, c’est dire). Pourquoi faire ? "Pour faire comme Bioshock", où les Big Daddy offraient des confrontations épiques et mémorables, difficiles, mais au libre arbitre des joueurs. Dans Infinite les Big Daddy-like sont non seulement moins charismatiques mais en plus ils ne servent à rien et sont faciles à battre, ce qui les rend encore plus inutiles. - Jouer aux deux jeux en mode normal est assez troublant, la facilité ayant été boostée. Alors oui il y a un mode "1999" débloquable mais seulement lorsqu’on a fini le jeu une fois... - Inutile comme le songbird, geôlier impressionnant d’Elizabeth qui n’est là que pour deux ou trois phases scriptées tel n’importe quel Call of Duty venu et faire une apparition à la fin.

Dans Columbia, un prophète dirige la ville ce qui nous propose une réflexion sur l’endoctrinement. Ca vous rappelle quelque chose ? Bon sang mais c’est bien sûr ! Rapture dans Bioshock ! Même le scénario louche grandement sur son ainé, s’il se démarque sur la fin (j’y reviendrai) le fil rouge scénaristique est tout de même similaire sur bien des points.

J’ai tellement de mal à encaisser tous ces aspects, je me refuse d’accepter l’exploitation d’un jeu comme Bioshock, le fait qu’il soit devenu une vulgaire licence. C’est tellement contraire aux ambitions de base d’un Ken Levine qui n’hésite pourtant pas à annuler un film sur Bioshock et les thunes qui vont avec parce qu’il jugeait la qualité trop mauvaise...

Même l’aérotram et ses rails dans les cieux qui semblaient être une très grosse part du gameplay ne sont au final qu’anecdotiques. Et je ne parle pas des phases de shoot, extrêmement nombreuses (trop, oserais-je dire) et pourtant sans vraiment de sensations sûrement dû au fait d’avoir l’impression de diriger une caméra qui flotte. Le héros n’a pas de jambes. Si l’équipe de développement s’efforce de rendre les thèmes approchés adultes, modernes, il faudrait peut-être aussi adapter le game design et le faire sortir des années 90...

Bioshock Infinite est un beau gâchis mais il a tout de même des qualités. A commencer par sa direction artistique, remarquable, je le répète. Sa VF est très bonne avec principalement un Guillaume Orsat - doubleur officiel d’un nombre incroyable d’acteurs anglophones - au doublage de Booker, beaucoup reconnaitront son timbre de voix si particulier que l’on a tous forcément entendu quelque part tant le CV du mec est rempli. Et puis nous sommes accompagné tout au long de l’aventure par Elizabeth. Si son I.A. est un peu plus avancée qu’un clébard de coéquipier lambda, il faut quand même avouer que son intérêt est surtout scénaristique puisque son maniement des failles temporelles offre quelques moments qui viennent un peu démarquer l’ensemble de l’histoire pour lui offrir une identité propre, enfin ! J’ai aussi beaucoup apprécié les très brefs mais francs passages où le racisme est abordé de plein fouet. C’est sans doute là une des premières fois dans un jeu vidéo que le sujet est traité alors que les personnages sont tous humains. On parle de noirs et de blancs. Pas d’une race extraterrestre qui se comporte mal envers une autre...

Reste la fin, oh oui, la fin... Je ne sais toujours pas quoi en penser. Originale ça c’est sûr, complètement nawak ça c’est possible aussi... Sans vouloir spoiler, disons que le maniement des failles temporelles d’Elizabeth offre quelque chose d’assez alambiqué. Pas suffisant à mon goût pour relever le niveau tellement en dessous de ce qu’il aurait dû être...

Bioshock Infinite est tout de même à faire au moins une fois dans sa vie, juste pour sa première heure de jeu et éventuellement son dernier quart d’heure (si vous aimez le grand-guignolesque). Pour ce qui se passe au milieu, c’est majoritairement "pour faire comme Bioshock", ce qui n’a aucun intérêt. (Mention bien tout de même pour Rosalind et Robert, drôles et inattendus.) Et si vous me jugez sévère, peut-être que c’est parce que je refuse de juger un Bioshock de l’équipe d’origine comme un énième Call of Duty, ils auraient pu faire tellement, tellement, tellement mieux. Vite, qu’ils se mettent sur un titre original pour la prochaine génération et qu’ils laissent 2K essorer la licence Bioshock dans leur coin.

Les trucs à ressortir en société pour susciter de nombreux fantasmes chez les personnes de ton choix


- Un employé d’Irrational a voulu démissionner au cours du développement du jeu, choqué par sa représentation de la religion. Ken Levine et lui ont discuté pendant plusieurs heures de la foi et de tout ce qui va avec, l’employé en question est ainsi revenu sur sa décision et le jeu s’en est parait-il retrouvé amélioré. Honnêtement, ça ne se voit pas particulièrement, l’aspect religieux ressemble beaucoup à l’endoctrinement dont étaient victimes les anciens habitants de Rapture... Rien d’exceptionnel.

- Des jaquettes alternatives sont disponibles à cette adresse, il vous suffit d’une bonne imprimante.

Par K.mizol, le 7 mai 2013

 

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Avatar de draconnian

Je vais pas faire un copier/coller du mon commentaire du forum jeux video,mais ce biosock est un beau gachi.
Je rajouterai juste que comme toi j’ai kiffé la première heure du jeu,nos premières rencontre avec Elizabeth dans son labo,mais malheureusement tout ça retombe bien vite.Même si la fin est original,elle ne sauve pas le jeu.
Alors ok,comme dit K.mi,à faire une fois dans sa vie,mais d’occaz ou en promo

draconnian, le 7 mai 2013 à 20h31
Avatar de K.mi

Et la fin t’en penses quoi ? C’est foutraque nan ?

K.mi, le 7 mai 2013 à 20h49
Avatar de Fylodindon

J’ai pas du tout accroché à l’ambiance de la première heure, contrairement à toi.

En grande partie à cause de ce manque de rythme et de réalisme, entre un personnage sans jambes, des longues marches dans un décor relativement moche (alors qu’avec une cité dans les airs, on s’attendrait à des plans vertigineux), à chercher de l’argent ou du café dans les poubelles et les tiroirs, ou encore à noter toutes les similitudes avec Bioshock premier du nom.
Même le coup de la tombola, je l’ai trouvé mal amené et mal foutu (t’as une cinématique ingame de dix secondes et après, y a plus un chat dans tous le village... ils sont passés où tous les gens en dix secondes ?). T’as même pas de véritable choix, avec ses propres conséquences. C’est juste un choix pour ton égo.

En plus, je trouve les séquences de shoot trop nombreuses et sans intérêt, tant le feeling des armes est foireux. Quitte à jouer un shooter, je préfère encore un Call of Duty. Au moins t’as une mise en scène choc, parfois clichée et/ou tirée par les cheveux, mais choc.

Fylodindon, le 7 mai 2013 à 21h34
Avatar de Walid

Je suis de l’avis de fylo/draconnian globalement, donc je vais juste parlé des allusion faite au racisme présente dans le jeu. Le sujet est abordé d’une manière tout sauf intelligente et réflexion de fond, juste lancer comme ça avec une position victimaire d’éternel persécuter. Je vais pas aller plus loin, pour parlé correctement de ce sujet il me faudrais pas mal de lignes et je n’ai de toute manière pas envie de lancé un débat la dessus sur un site de jeux vidéo/film, c’est chiant.

Walid, le 7 mai 2013 à 23h07
Avatar de K.mi

Tu es donc aussi de mon avis :D

Sinon pour le racisme, le sujet est abordé brièvement mais il a le mérite d’être abordé et d’être abordé de face. Le thème principal du jeu ne tourne pas autour de ça donc c’est plutôt vite vu (à travers des affiches, des voxophones et quelques passages de jeu) mais ça a vraiment le mérite d’être abordé. On est dans une ville fictive, qui s’est détachée du gouvernement américain, donc ce n’est pas non plus sensé représenter réellement ce qu’il se passait là-bas en 1912 faut pas l’oublier... Donc peu importe comment ils se positionnent (et outre mesure ni même comment c’est amené), l’important selon moi c’est que c’est abordé sans se cacher derrière des extraterrestres ou je sais pas quoi.

Et ça ça fait du bien. On ne nous prend pas pour des enfants.

K.mi, le 7 mai 2013 à 23h36
Avatar de K.mi

PS : Fylo, si ça a quelques conséquences malgré tout mais ça pour le voir faut jouer plus d’une heure au jeu :D

K.mi, le 7 mai 2013 à 23h38
Avatar de Walid

Ouai du coup je suis aussi d’accord avec toi. :D

Oui sinon sur ces sujet la, le JV a encore beaucoup à faire. D’ailleurs sur mon projet personnel je compte abordé des sujet que trop rarement abordé dans le JV et de manière cru, sans me cacher derrière du politiquement correct. Bon avant que vous en entendiez parlé il y a de la marge, projet entièrement solo donc ça va prendre du temps :D

Walid, le 7 mai 2013 à 23h51
Avatar de draconnian

Pour parler de la fin,oui,c’est quand même nawak.Si tu réfléchit bien,tu peut te faire ton propre avis.
Perso quand j’ai finit le jeu,il était 2h du mat et jdevais me lever tôt pour le taffe,du coup j’ai maté sur le net pour trouver une piste ou deux.
Le problème de la fin,sans spoilé,c’est qu’elle est hyper mal amené,et ça part en vrille d’un coup sans aucune explication,du coup,vu que le reste du jeu est pas cérébral,d’un coup tu doit réfléchir et mon cerveau était pas préparé ^^

Et aussi SongBird qui sert à rien,j’avais hâte de l’affronter et finalement...

draconnian, le 8 mai 2013 à 00h12
Avatar de K.mi

Pour la fin je te rassure, j’ai fini le jeu en plein après-midi et j’ai pas mieux compris pour autant. Ni compris en ayant compris, enfin j’veux dire, même en ayant compris le gros du truc, je vois pas comment ça pourrait être intéressant. Alors oui c’est surprenant et avec les failles temporelles ça reste crédible mais c’est grave tiré par les cheveux. Du coup je trouve ça quand même beaucoup plus foiré qu’intelligent.

Un truc que j’comprends pas non plus c’est l’engouement autour du jeu. Il ne le mérite pas.

K.mi, le 8 mai 2013 à 00h58
Avatar de K.mi

Et puis merde s’il faut faire des recherches pour réussir à comprendre la fin c’est dire si c’est foiré...

K.mi, le 8 mai 2013 à 00h59

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