Ratatan, les rythmiques de la nostalgie

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Rata rata ratatan, zun taka tan, yah hoi !

Ca fait maintenant 17 ans que Patapon 2 est sorti et que je n’ai pas refait de jeu de rythme. Alors forcément je me suis jeté sur Ratatan, sa suite spirituelle et ce, la même semaine où je fais le test d’Alpha Nomos, un autre jeu de rythme sous forme de rogue. Ah… les hasards de la vie.

Un début en fanfare

Les premières minutes de jeu sont absolument parfaites. On retrouve nos sensations de Patapon et on fait avancer notre troupe sur des chants que l’on envoie à coup de rythme parfait. Rata rata ratatan. Et tout le monde avance. Le tout sur fond de musique digne de la série. Une joyeuse fanfare un peu bordélique et colorée.

Ensuite, on arrive au village et le jeu commence à prendre forme. On nous explique un peu tout le fonctionnement. Notre armée, notre équipement, les powers-up… chaque petit personnage nous propose son petit plus et il faudra revenir régulièrement pour améliorer notre puissance afin de progresser dans le jeu.

Car une fois la run lancée, on recommencera toujours du début et il vous faudra vaincre tous les ennemis d’un seul parcours. Rogue oblige.

La pertinence du rogue

Et qui dit rogue dit boucle de gameplay. Et c’est là que le jeu s’est peut-être trompé de choix. Car, si la proposition fonctionne parfaitement, plutôt que de profiter du contenu du jeu, on se retrouve à boucler et à affronter toujours les mêmes ennemis. D’autant que le jeu est loin d’être facile, synchroniser nos chants et le déplacement de notre héros n’est déjà pas une mince affaire. Les chants qui sont d’ailleurs assez limités (d’autant que sauter est en plus assez peu utile). Alors ajoutez à ça la répétition des niveaux et on obtient une perte progressive d’intérêt.

Perso je prends beaucoup de plaisir dessus. Mais souvent sur une seule run (ou deux max), la plus longue possible, je l’espère, mais l’envie n’est pas forcément là pour renvoyer mes troupes refaire la même chose tout de suite après. Dead cells reste mon jeu préféré du genre et ce n’est pas pour rien. Rapide dans son gameplay et dans les boucles réalisée, le dosage était parfait pour toujours avoir envie de relancer. « Aller, juste une dernière » était la phrase emblématique du jeu. Là, j’aurai préféré une progression à l’ancienne où l’on reprend au niveau où l’on s’est arrêté. Quitte à garder le côté rogue pour la montée en puissance mais sans redémarrer du début à chaque partie.

Chaque personnage au village aura son lot d’améliorations

Richesse et joie

Heureusement, deux éléments viennent sauver le titre. La richesse du rogue, où l’on a toujours envie d’améliorer nos troupes et donc de relancer une petite run. Et la joie proposée par cette joyeuse bande. Les rythmiques, les fanfares, les personnages loufoques et les chants découpés par les voix de nos pata… cobuns.

Oui des cobuns parce qu’avec tout ça, je ne vous ai même pas fait le pitch du jeu. Nous incarnons un Ratatan qui sera à choisir parmi 8 et vous aurez pour unique but d’aller rencontrer la déesse qui vit dans l’au delà pour sauver le monde (je ne sais plus trop pourquoi pour être honnête). Dans tous les cas c’est accompagné de cobuns, votre armée, que vous vous dirigez vers votre périple. Les 8 Ratatans proposent un style de jeu différent et il en va de même pour votre armée, composée d’un trio de troupes parmi des lanciers, des archers, des combattants au corps-à-corps et j’en passe. Le tout donne des possibilités très différentes.

Les powers-up récupérés en jeu ont la même richesse permettant de personnaliser totalement votre équipe, accentuant les dommages d’un type ou en jouant sur la santé. La variété est vraiment présente et l’expérience diffère selon les choix opérés.

Les mécaniques de jeu sont très proches de son illustre aîné. On exécute en rythme une combinaison de touches qui transmet un ordre à nos troupes. On notera tout de même que le déplacement est beaucoup moins contraignant puisqu’on peut diriger notre Ratatan largement devant notre armée et chanter le rassemblement afin que toute celle-ci nous rejoigne en un seul ordre. Fini donc les longues avancées nécessitant dix fois le même chant. Sinon, on attaque, on pare, on saute pour éviter certaines attaques et on utilise le super. Le tout avec la mécanique du Fever qui a été conservée et qui multiplie vos dégâts quand vous enchaînez les bons combos.

À noter que le jeu est assez long et compliqué. Devoir gérer notre Ratatan, en surveillant les attaques ennemis pour ne pas mourir (car c’est notre personnage qui met fin à la run s’il tombe), et garder un œil (ou une oreille) sur les chants n’est pas toujours aisé. Surtout que comme indiqué c’est quand même un joyeux bordel (et à l’écran et de manière audible). C’est en soit que je regrette le plus ce choix du rogue qui rend compliqué la découverte de tous les niveaux.

Enfin, la sonorité unique apportée par ces chants fait directement appel à la nostalgie de Patapon et l’on ne peut pas nier qu’on se trémousse manette en main pendant qu’on inflige une sacrée raclée à chaque boss. D’ailleurs on peut en profiter pour parler de la Dualsense qui est justement utilisée avec tout le travail réalisé sur les bruits de la manette.

En conclusion

Ratatan est excellent sur le fond, digne héritier de Patapon avec une chouette direction artistique un peu plus loufoque que son aîné et très riche au niveau personnalisation et améliorations. Par contre le choix du rogue rend redondant l’affrontement des mêmes ennemis encore et encore alors qu’une progression linéaire, même plus rapide, aurait probablement satisfait bien plus de joueurs. Pas tout à fait une partition sans fausse note donc mais largement suffisant pour raviver la nostalgie de Patapon et proposer une nouvelle identité qui reste réussie.

Testé sur PS5 via un code fourni par l’éditeur 

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