Alpha Nomos se présente comme un rogue-like musical, un mix d’Hi-Fi Rush et de Hades. Alors, tout en restant loin de ses références, ce petit jeu indé mérite d’y jeter un œil de plus près.
Le studio indépendant RibCage Games nous propose une aventure assez sombre dans un monde musical. Vous incarnez Cello, qui ressemble à la soeur maléfique de Pinocchio. Dans un monde dévasté par l’Alpha Nomos, vous devrez combattre en rythme toute sorte de monstres et pantins afin de découvrir les mystères qui se cachent derrière ce monde corrompu.
Un mélange Rogue – Jeu de rythme
Sous ce pitch un peu mystérieux se cache un rogue où les coups pleuvent en rythme. Guidé par le tempo, vous devrez synchroniser vos attaques sur le métronome. Rien ne sert de marteler les boutons, ici il faut faire sonner l’instrument que vous avez en mains. Deux boutons d’attaque et un bouton d’esquive, c’est tout ce que les développeurs ont prévu pour vous. Le reste c’est au fond de vous qu’il faudra aller le chercher. Le rythme. Les combinaisons doivent pulser sur la musique. Toute fausse note sera sanctionnée. Déjà en terme de dégâts. Une attaque désynchronisée ne fera que très peu de dégâts à votre ennemi. Mais en plus, la fausse note bien grinçante qui sortira de votre instrument vous rappellera à l’ordre directement en gâchant la mélodie. Car tous les instruments ont été enregistrés en live par de vrais musiciens et c’est donc très audible quand une note est ratée venant légèrement humilier votre sens du rythme.

Quand la musique est bonne
Je parle d’humiliation car j’ai quand même fait de la batterie, ce qui logiquement devrait aider en terme de synchro. Je veux dire, c’est pas comme si le batteur était là pour donner le rythme à tout le monde. Alors quand le jeu sonne faux mais alors faux et que vous enchaînez les notes stridentes, grinçantes et totalement désaccordées, non seulement vos oreilles saignent un peu mais votre petit cœur aussi, vous sentant légèrement humilié quand même.
On appréciera tout de même le travail fait sur la bande son qui s’avère être bien plus qu’un simple accompagnement puisqu’elle est au cœur même du gameplay. Présente et sonnante elle participe à l’ambiance réussie du jeu. D’ailleurs dès l’écran titre avec ce métronome qui à l’air diabolique et cette mélodie inquiétante, l’ambiance pesante est déjà là et notre pied se met à battre le mesure.

Le travail visuel du son est également très réussi. Ça pulse sur l’indicateur (que l’on peut personnaliser) en bas de l’écran, mais aussi dans le décor ou encore sur cette barrière qui délimite les arènes de combats. C’est d’ailleurs elle qui a été mon plus gros guide. Par moment, n’hésitez pas à lâcher votre héroïne des yeux pour vous concentrer sur les pulsations de la barrière, vous permet de bien mieux synchroniser vos attaques à la musique. Même le travail sur la Dualsense est parfait. La musique se ressent en vibration vous indiquant chaque temps mais aussi visuellement avec la lumière du pad qui bat la mesure.
Si la proposition est très appréciable et l’univers attirant, il faut savoir que le jeu est assez impitoyable et que la difficulté est bien présente. On en bave et, comme dans tout bon rogue, on retourne au camp de base très souvent en cherchant à faire progresser Cello pour repartir plus fort affronter la musique.
La dernière mise à jour a d’ailleurs simplifier un peu le démarrage en augmentant les salles utiles aux déblocages des améliorations dans le début de run.

En conclusion
Je vais pas vous mentir je suis loin d’avoir fini le jeu pour proposer ce test. J’adore l’univers, j’aime beaucoup la proposition d’un rogue musical et le travail sur le rythme et la musique est super bien fait. Par contre j’ai l’impression d’être tellement nul. C’est vraiment coton et il me faudra insister bien plus longtemps pour arriver au bout. En attendant, Alpha Nomos vaut le coup d’œil et, pour ceux qui aiment le genre, il mérite largement qu’on parle un peu de lui parmi l’actualité chargée de ce mois d’Octobre.
Testé sur une PS5 sans aucun sens du rythme (oui c’est la ps5, pas moi) via un code fourni par l’éditeur.
