Recherches à la con des internautesfilles exceptionnellement jolies

Faire suivre à K.mi, merci.

 

The Manhattan Project, Hiroshima sur un plateau

Alors que j'avais scrupuleusement lu les règles sur un .pdf avant, une fois arrivés chez Nachcar pour y vivre notre première partie, plus personne n'a voulu jouer à The Manhattan Project. Ces tocards de la Team Polygamer lui ont préféré un obscur jeu pour noobs (que je ne citerai pas ici pour ne pas choquer l'auditoire). Je vis donc cette critique comme une petite vengeance...

C’est quoi ?

The Manhattan Project est un jeu de société pour 2 à 5 joueurs, crée par l’anglais Brandon Tibetts et édité par Minion Games (distribué par Asmodee en France). L’univers du jeu tourne autour du fameux Projet Manhattan, le projet de recherche d’Oppenheimer entreprit à la fin des années 30, qui a abouti à la création des bombes atomiques Fatman et LittleBoy qui ont anéanti les villes de Nagasaki et d’Hiroshima. Autant dire que le sujet n’est pas des plus gai, ni des plus moral, même si ici le style graphique plein de légèreté contrebalance un peu cet aspect. Vous l’aurez donc compris, ici le but du jeu est de fabriquer des bombes atomiques afin d’atteindre le nombre de points de victoires nécessaires (déterminés par le nombre de joueurs) avant les autres. Bref, de dominer le monde et à fortiori vos adversaires.

Dans la boîte

Dans la boîte on retrouve un sacré paquet de choses, d’autant plus qu’a ma grande surprise le jeu était bardé d’extensions (bombe H, nations, personnalités, fusées...). Si vous êtes minutieux et ordonnés comme je peux l’être (ce qui me vaut les railleries de mes compères quand je réarrange les tuiles posées à l’arrache), prévoyez pas mal de sachets de toutes tailles ; ça facilite la mise en place. Bref, on y retrouve un plateau commun, cinq plateaux individuels, des jetons $, des petits cubes en bois pour l’uranium et le lithium, des cartes en pagaille et toutes sortes de marqueurs (dégâts, bombe chargée, bombe testée...). La boîte est pleine à craquer, relativement lourde d’ailleurs, et n’est pas compartimentée ; d’où les sachets zip. Côté esthétisme, on est tout à fait dans le thème avec un design rétro, typique des années 40/50.

Comment on joue ?

The Manhattan Project est un pur jeu de pose d’ouvriers, ici appelés "techniciens". Il en existe de trois sortes : Les ouvriers de base, les scientifiques et les ingénieurs. Et si au début du jeu, on ne dispose que de simples techniciens (quatre pour être précis), on s’attellera plus ou moins rapidement à récupérer ses quatre ingénieurs et quatre scientifiques, voire même à recruter des intérimaires pour multiplier nos possibilités d’actions. Ces actions sont simples, très simples : A chaque tour de jeu, le joueur n’a que deux choix possibles : Poser un ou plusieurs techniciens, ou les retirer du plateau.

Poser des techniciens :
Si le joueur choisit de poser des ouvriers, il est dans l’obligation d’en poser un et un seul sur le plateau principal, sur une des actions restées libres. Ensuite, il peut en poser autant qu’il le souhaite (et qu’il a de disponible dans sa réserve personnelle), sur son plateau individuel, voire sur les plateaux des adversaires (cf Espionnage). Et si au début, on n’a guère de bâtiments et donc de possibilités de pose, par la suite (et vers la fin notamment), on a tendance à poser tous nos techniciens d’un coup, en réalisant des combos mêlant recrutement, production de yellowcakes, d’uranium et/ou de plutonium, ou encore de chasseurs & bombardiers.

Retirer ses techniciens ;
Si plus aucun technicien n’est à disposition ou si un joueur ne souhaite pas jouer ceux qui lui restent en main, il peut alors retirer ses techniciens du plateau. Tous ceux de sa couleur lui reviennent alors en main, et les intérimaires, même si ce n’est pas lui qui les a engagé, retournent dans la réserve générale... Pôle Emploi quoi.

Fabriquer des bombes ;
Reste une dernière action (ou groupe d’actions), facultative, que chaque joueur peut faire à tout moment durant son tour de jeu : Fabriquer une bombe, la tester ou la charger. Fabriquer une bombe requiert de disposer de suffisamment d’éléments pour réaliser l’action, sachant que chaque carte bombe requiert un certain nombre de scientifiques et/ou ingénieurs ainsi que d’un certain nombre de plutonium ou d’uranium, selon le type de bombe. Les bombes à l’Uranium sont des bombes simples, qui vous feront marquer les points inscrits sur les cartes en question. Les bombes au Plutonium sont des bombes que l’on peut au préalable tester, pour doubler leur valeur. Enfin, charger une bombe échange de l’argent et un bombardier, contre un marqueur qui vaut 5 points. C’est simple, voire simpliste, mais peut vous faire gagner une partie.

Voilà pour les règles du jeu, on ne peut plus faciles à comprendre (sauf pour Tso et K.mi à priori). Et comme toutes les actions possibles sont déterminées par des pictos très aisément reconnaissables, on n’a guère de mal à deviner leurs prix et conséquences. Je ne vais pas toutes les énumérer ici, mais sachez qu’il est possible de construire des bâtiments parmi ceux disponibles sur le plateau (cartes tirées au hasard et changeantes au fil de la partie), de former des techniciens (les vôtres ou des intérimaires), de se faire du fric ou des yellowcake, de fabriquer chasseurs et bombardiers et de les envoyer défoncer les avions ou bâtiments adverses (inutilisables tant qu’ils ne sont pas réparés), ou encore d’envoyer vos espions utiliser les bâtiments de vos rivaux (inutilisables par leurs propriétaires si vos espions y sont présents).

Conclusion

Pour conclure, je ne vais pas y aller par quatre chemins : Ce jeu est une vraie bombe (jeu de mot pourri mais facile). Même si je pense qu’à deux, ce n’est pas la configuration idéale, j’ai tout de même adoré les quelques parties qu’on a pu faire ; ce qui me fait d’autant plus regretter que mes comparses ait été aussi frigides. Tout ce que j’attends d’un jeu est résumé dans The Manhattan Project , un thème original, limite amoral, une gestion d’ouvriers qui pousse à la réalisation de combos dévastateurs, du poutrage de gueule à grands coups d’airstrike ou d’espionnage et une excellente rejouabilité. En un mot (ou presque) comme en cent, un putain de JDS que je vous recommande très très chaudement !

Par Fylodindon, le 14 août 2014

 
Avatar de K.mizol

On y jouera sans Toma va, t’en fais pas !

K.mizol, le 14 août 2014 à 13h41
Avatar de Nachcar

Du coup je vais peut-être chopper la version demat’... Ça donne envie en tous cas !

Nachcar, le 15 août 2014 à 11h48

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