Pro Evolution Soccer 2013, la nalyse

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PES essaye encore, joue les montagnes russes d’années en années, pendant que FIFA ne régresse jamais. La dure loi du marché.

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

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On reprend le coup des meufs de joueurs, ici Lisa Müller.
Soyons honnêtes, aujourd’hui ceux qui jouent à PES sont ceux qui ont connu le jeu au sommet de la simulation de football. Lorsque j’entends ces gens qui vantaient son authenticité par rapport au foot réel et qui aujourd’hui balancent qu’ils y jouent parce qu’il est « plus accessible », ça me fait bien marrer (d’autant que FIFA est archi paramétrable au point de le rendre Arcade si on le désire). Les intégristes de PES sont nombreux, quelque soit la qualité de la concurrence ils ne le lâcheront jamais, pas de fausses excuses.

Le pitch dans ta potch

Un jour un Anglais a filé un ballon à des mecs qui se font mis à taper dedans avec leurs pieds. Ils en ont fait un jeu, le football était né. Quelques mois plus tard, PES aussi.

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

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Oksana en pose pouffe pour faire kiffer son mec Wilhelmsson.
Il y a deux ans PES remontait la pente de façon intéressante, l’année dernière il a chuté comme une fiente de piaf, et cette année il se hisse à un niveau un peu plus haut qu’il y a deux ans. Autant dire que l’effet montagne russe est particulièrement énervant et que la théorie du PES pourri une année sur deux se confirme à chaque fois (ça laisse rêveur pour l’année prochaine… Alors que Seabass a fait l’impasse sur celui-ci pour s’y préparer…).

La défense côté I.A. est enfin agressive, se place, donne un semblant de fil à retordre même si ce n’est pas encore ça. Si sa refonte est plus agréable et un peu plus tactique au touché, elle reste discutable et un peu trop aléatoire, pas assez précise, les cartons pleuvant facilement dès qu’on tend un peu la jambe sans autre désir que de jouer le ballon et sans adversaire qui crochète… Offensivement l’I.A. reste affreusement débile et ne fait quasi jamais aucun appel judicieux (l’appel manuel restant toujours une véritable plaie à enclencher), il en découle un jeu où l’on évite souvent la passe en profondeur -pourtant bien plus percutante qu’avant – et qui stéréotype donc notre façon de jouer. Les centres (y compris sur corner) restent un peu trop efficaces à partir du moment où on commence à assimiler le timing des têtes, et feraient, comme l’année dernière, l’essentiel des actions si Konami n’avait pas remis de bonnes frappes de loin. Avec un joueur adéquat la grosse frappasse des familles devient même tonitruante, pour tout vous dire. Ce n’est donc pas encore un jeu où les actions sont très variées mais c’est déjà mieux qu’avant, surtout si vous ajoutez le fait qu’à l’aide d’un bouton de tranche combiné à la passe où au tir, on a du entièrement manuel. Certes, l’entièrement manuel avec une I.A. offensive de moule ce n’est pas super mais le feeling est au moins redevenu correct.

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Ann-Kathrin Götze (c’est quand même plus sympa que des photos de jeu de foot non ?)
J’aurais pu ainsi multiplier à nouveau les heures de jeu en passant au-dessus des gros défauts énervant inchangés de la série (des statistiques de joueurs extrêmement nazes et infidèles à la réalité, un système de transferts en Ligue des Masters toujours aussi bancal avec des prix irréalistes etc) et en me délectant de ses autres qualités identiquement identiques (les menus, la mise en scène dans les modes Football Life etc) – voir critique du précédent PES, démerdez-vous je la linke pas j’ai la flemme – mais dans le jeu solo il existe un truc atroce qui m’a fait grandement écourter mon idée de passer à nouveau ma vie sur un PES : il existe une trop grande différence entre la difficulté « Normal » et celle juste au-dessus « Haut Niveau ». En « Normal » les gardiens sont en carton, l’attaque adverse aussi, la défense pareille, une équipe potable et c’est branlées sur branlées au point d’effacer totalement le plaisir de jeu, et en « Haut Niveau » le gardien adverse arrête 85% des frappes (si ce n’est plus) ce qui ne serait pas dérangeant si le notre faisait pareil… On se retrouve (en tout cas moi, évidemment) à faire des matchs avec une vingtaine de frappes au but, si deux ou trois passent c’est déjà ça, tandis qu’en face ils leurs suffit d’à peine un tir pour marquer (et quand j’entends « un tir » je ne parle même pas d’un face à face avec le gardien). J’ai enchaîné plusieurs matchs où les adversaires avaient un ratio de 100% tir(s)/but(s), sans qu’il ne s’agisse systématiquement de grosses équipes, imaginez un peu les niveaux au-dessus… Et là où les défauts de l’I.A. défensive sont encore plus flagrants c’est que quelque soit le mode de difficulté on frappe toujours énormément au but, notre principal obstacle devenant le gardien.

Détestable.

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La même en image inversée et version japonaise avec Ameri Kagawa (principale raison touristique à Manchester après les clubs de foot).
Au final je n’irais pas au dessus de la dizaine d’heures de jeu sur ce Pro Evolution Soccer 2013, du moins en solo. Parce qu’évidemment, hormis le coup des appels inexistant, les soucis d’I.A. s’effacent lorsqu’on joue face à un humain et c’est à mon sens comme ça que doit se jouer ce nouveau PES. Si l’on doit comparer avec FIFA 13, le jeu d’EA flotte encore dans le ciel, intouchable, pour un tas de raisons qui seraient plus longues à écrire que cette Nalyse. Je vais d’ailleurs retourner y jouer, pendant un an entier. Parce que si j’accorde toujours de l’attention à PES du fait d’avoir un passé amoureux avec lui, FIFA est bien plus réaliste, bien plus une simulation de football, et bien plus complet. Encore cette année alors que PES est enfin redevenu agréable à jouer (hors modes solo), c’est dire le niveau atteint par FIFA.

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Fernande, la meuf de Valbuena…
Il n’y a que les intégristes et autres nostalgiques de PES qui joueront à cette version 2013, voir quelqu’un qui n’a jamais touché à un FIFA depuis plusieurs années, ou alors, comme le dirait Sexion D’Assaut – avec qui notre itération française a un gros partenariat, oui oui -, « parce que je suis un enfant de PES« … [notez tout de même l’orientation marketing de PES avec ce partenariat…]. Sinon, quel serait l’intérêt lorsqu’en face on a la meilleure simu de foot jamais créée qui peut en plus se paramétrer entièrement pour devenir Arcade et donc accessible (puisque c’est un mot à la mode) ? J’en ai dans mon entourage, je les affronterai sur PES 2013 en Versus régulièrement, parce qu’ils ne connaissent que ce jeu de foot, et je sourirai en leur parlant de mes prouesses dans le mode Carrière de FIFA 13.

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