Le Hobbit : Un voyage inattendu, la nalyse

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Je suis en général assez difficilement influençable, j’aime me faire mon avis par moi-même. Parfois je ne devrais pas, ça m’éviterait de me taper des purges…

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

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Dans le Hobbit il y a des nains qui chantent.
Une petite précision s’impose pour mes potes de Polygamer avec qui j’ai passé le week-end dernier sans rien payer (à part du coca et des Pringles Chili-fromage) : la place de cinoche avec laquelle j’ai vu ce film vient d’une carte 5 places qui était déjà achetée (même pas par moi en plus) bien avant ma venue. De toute façon je ne vous aime pas, je suis juste venu pour bouffer gratuit et je préfère payer des tas de trucs chiants comme ce film que de payer pour vous voir. Et je suis très fort au Memory, c’est juste que là les règles n’étaient pas claires avec les histoires de signes et de chiffres.

Le pitch dans ta potch

C’est Peter Jackson qui s’est acheté une ville entière et qui du coup a besoin de blé. En conséquence il fait une nouvelle trilogie dans l’univers du Seigneur des Anneaux. Ou quelque chose comme ça.

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

Tolkien a écrit Le Hobbit avant la trilogie du Seigneur des Anneaux et le destinait en premier lieu à ses enfants. Une direction artistique que Peter Jackson a visiblement suivi tant on a l’impression une fois devant le film d’avoir sous les yeux du Walt Disney : c’est chiant et y a des nains qui chantent. (Et puis sur un nombre incalculable de scènes les gags et les actions sont très cartoonesques.)

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Dans le Hobbit il y a des gags hilarants.
Je n’ai jamais lu Le Hobbit mais force est de constater qu’étendre un seul bouquin à trois films de trois heures est bien plus difficile que de transformer trois bouquins en trois films de trois heures. Si la trilogie filmique du Seigneur des Anneaux a peut-être quelques petites longueurs je n’ai globalement jamais ressenti l’envie de fuir de la salle de ciné pour me pendre et je n’ai jamais sérieusement piqué du nez. Si je vous balance ça comme ça, c’est évidemment parce que ça m’est arrivé devant le dernier né du Néo Zélandais. La seule et unique chose qui m’a très vite tiré de mon sommeil (d’après l’entourage qui m’accompagnait je n’ai raté que quelques petites minutes) c’est le poids des lunettes 3D sur mon pif qui conjugué à celui de mes propres lunettes me donnait l’impression d’avoir un parpaing sur la gueule.

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Dans le Hobbit il y a des animaux rigolos.
Évidemment le scénario repose lui aussi sur le road-trip extraordinaire d’un hobbit (Bilbo Saquet, contraction : Bilboquet, ne me remerciez pas) avec des morceaux de bravoure et un anneau magique dedans. Quelques années avant les aventures de Frodon, tonton Bilboquet s’est fait enrôler par une armée de nains déterminés à retrouver le prestige de leur peuple et leur cité souterraine blindée de pierres précieuses et d’or. Le souci c’est qu’un dragon qui fait 1000 fois ceux de Skyrim les a jarté facile comme le feraient des CRS pour une famille d’africains logeant dans un 30m². Et puis y a les orcs, les elfs, les gobelins, Gollum etc… Du cinéma d’auteur. Alors en soi tout ça, pourquoi pas. Sauf qu’en fait non, les clins d’œil à la première trilogie sont tellement nombreux qu’on se dit souvent qu’on est devant le même film mais en plus chiant.

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Dans le Hobbit, Gollum est très expressif.
Oui parce que c’est chiant, il me semble l’avoir déjà dit mais dans le doute je vais quand même le répéter à nouveau : Le Hobbit, c’est chiant. Y a des scènes où n’importe qui peut se demander avec la plus grande sincérité possible pour quelle raison elles n’ont pas été coupées. Le début par exemple, quand les nains viennent squatter la turne de Bilboquet comme si c’était les Restau du coeur pour petite taille, j’ai cru me retrouver en salle de classe, à l’époque où j’avais déformé un adage connu pour en faire le crédo de toute ma scolarité : « Si l’ennui était mortel, l’école serait un cimetière ». Hé ben si l’ennui était mortel, les salles où sont diffusés Le Hobbit seraient un cimetière, ça marche aussi. Je dis pas y a quelques passages sympa, j’ai bien aimé le moment avec Gollum par exemple qui est encore plus expressif qu’avant. Et puis quand y a le générique de fin qui survient enfin aussi, ça j’ai beaucoup aimé.

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Dans le Hobbit il y a des rapports amicaux émouvant.
Techniquement je dois quand même dire que le film est très beau. La 3D est native (on n’en attendait pas moins de Peter Jackson) et vraiment jolie, certaines scènes en mettent plein les yeux. Bon si vous matez en VOST ça pose parfois souci, genre les sous titres (superposés en 3D) un peu troubles par moments etc. Mais ça c’est le gros problème de la 3D. En effet, le principal le souci de la 3D c’est la 3D. Je souhaite à tous prix que ça finisse à nouveau par crever. C’est trop encombrant, trop pesant, ça fait mal aux yeux… Tout ça pour quelques jolies scènes dans 3 films par an, le reste du temps c’est mal exploité, rajouté en post-prod etc. Et même quand c’est joliment utilisé ça empêche pas que ça flingue les noeils et qu’au final ça n’apporte pas grand chose du tout.

Voilà, je crois que j’ai tout dit. Un film chiant mais beau quand il ne fait pas mal aux yeux.

Les trucs à ressortir en société pour susciter de nombreux fantasmes chez les personnes de ton choix

Le Hobbit est un projet chaotique évoqué avant même que la première trilogie s’achève au cinoche. Sam Raimi et Guillermo Del Toro se sont retrouvés l’un après l’autre avec la patate chaude dans les mains avant toute une succession de merdes telle que la grève des scénaristes de 2008 avant que finalement Peter Jackson ne s’y remette.
– Le génial Andy Serkis (Gollum) est également co-réalisateur, ou plus exactement « réalisateur de la seconde équipe » sur Le Hobbit. Un poste que l’on peut traduire par « du gros boulot et peu de lauriers ».

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