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The Division 2, une suite capitale

Après un premier coup d'essai retentissant, Massive Entertainment revient avec la suite de leur TPS survivaliste, plus accompli à tout point de vue.

Après 70 heures de jeu, à traînasser et aider les copains en refaisant les premières missions, je viens tout juste d’atteindre le niveau 30, level cap du jeu. Du coup, plutôt que d’attendre un bon mois supplémentaire pour vous proposer cette critique, j’ai opté pour la solution "test before endgame" + mise à jour, une fois que j’aurais étrenné le mode tier.

Edition GOTY

A sa sortie, The Division avait dû essuyer nombre de critiques. Sur son downgrade graphique déjà, Ubisoft ayant répété l’enfumage Watch_Dogs, lors de leur conférence E3. Mais aussi et surtout sur son contenu, un brin répétitif et léger, notamment en endgame. Puis, à la manière d’un Destiny, le jeu s’est enrichi au fil des mois et des DLC, porté par une communauté d’irréductibles qu’il fallait récompenser (mais pas forcément gratuitement).
C’est forte de cette expérience que l’équipe de Massive Entertainment s’est lancée dans le développement de ce deuxième épisode, avec comme leitmotiv d’éviter les écueils du passé, et de proposer une méta suffisamment solide pour ne pas perdre leur fanbase. Il faut dire qu’une fois encore, ils ont pu prendre pour exemple la licence de Bungie : Destiny 2 étant idéal pour bien identifier tout ce qu’il ne faut pas faire lorsqu’on sort la suite d’un jeu à succès.

Pour le coup, ils ont tellement bien retenu la leçon, que ce fut même l’un des principaux axes de la communication d’Ubisoft : Le Contenu !
La promesse est ici d’offrir aux joueurs Day One, un jeu aussi riche que ne le fut le 1er épisode, avec tous ses DLC compris. Mais l’éditeur Franco-Canadien ne s’arrête pas là, et applique à The Division 2 sa formule maison, étrenné sur Rainbow Six Siege et For Honor : du contenu gratuit, étalé sur toute une année, voire plusieurs si le succès est au rendez-vous, avec un Season Pass qui va bien pour chopper les classes en avances, quelques skins et missions primes exclusives. A l’heure où ces lignes sont publiées, le premier contenu est d’ores et déjà sorti, avec la forteresse du Tidal’s Bassin et l’arrivée imminente du tout premier raid à 8 joueurs, de l’histoire de cette jeune licence.

Le loot, cette drogue dure

Et en matière de contenu, le jeu ne s’arrête pas aux seules missions et activités, mais offre également aux joueurs pléthore de flingues, de fringues et d’équipement en tous genres. Clairement, là où d’autres jeux s’avèrent un peu avares en loot, The Division 2 serait presque trop généreux (presque, car en matière de loot, on n’est jamais trop généreux). On retrouve les classiques codes couleur, gris-vert-bleu-violet-jaune-orange, pour identifier la rareté de l’équipement, mais aussi et surtout, une grande variété d’armes aux performances distinctes, toutes sortes de mods et d’accessoires tant pour vos armes (chargeurs, canons, lunettes) que pour vos compétences et équipement, sans parler des sets d’équipement et leurs bonus associés, ainsi que les perks dont sont dotés certaines armes et pièces d’armures. Ajoutez à cela un subtil jeu de niveaux de dégâts/santé/compétence variant en fonction de votre arsenal, et vous comprenez très vite qu’une grande, très grande liberté vous est donnée dans la configuration de votre personnage. C’est cette liberté qui fait que vous garderez parfois un gilet, un sac à dos ou un fusil d’assaut plus longtemps que de raison, car les bonus qui lui sont associés vous seront fort utiles, ou parce que sans lui, votre set ne sera plus complet ou votre puissance de compétence descendra sous le seuil nécessaire à votre très pratique mod conférant une sous-munition supplémentaire pour votre mine à dispersion.

Bref, la course au loot dans The Division 2 vous fait très rapidement dériver vers l’addiction, vous poussant à vous arrêter régulièrement en cours de mission pour changer votre équipement, non sans avoir des choix drastiques à faire. C’est d’ailleurs d’autant plus vrai qu’ici, il n’y a pas vraiment d’armes reines. Fusils d’assaut, fusils à pompe, à lunette, mitraillettes, mitrailleuses, il y a un nombre incalculable de genres et de modèles et tous sont plutôt viables. Il s’agit plus ici de votre goût personnel, et à la rigueur d’une complémentarité de votre escouade, que d’un choix dicté par un quelconque déséquilibre du jeu. Un fusil à pompe peut s’avérer salvateur contre les "rushers", ou équipé d’une compétence bouclier, quand un fusil à lunette saura se défaire des snipers adverses sans prendre trop de risques, avec une ruche à aiguillon pour protéger vos arrière quand vous visez. La mitrailleuse lourde et son énorme chargeur pourra mettre à mal les plus solides adversaires, mais son temps de rechargement pourrait bien vous être fatal sans une tourelle ou un drone pour vous protéger. Et même au sein du même type d’arme, le choix sera encore complexe, entre les dégâts, la cadence, le recul ou les perks associés. Bref, les combinaisons semblent infinies et on se prend au jeu, à tester des nouvelles associations d’armes et d’équipements, voire à se créer des paquetages pour changer à la volée (hors combat) tout votre arsenal.

DC sous tous les angles

Et toute cette diversité est nécessaire, voire vitale, face à des hordes d’ennemis particulièrement retors et agressifs. N’imaginez pas ici, même en difficulté "normale", fumer des escouades en dilettante. Non seulement vos adversaires seront bien plus nombreux, mais ils n’hésiteront pas à vous rusher, vous contourner, vous mettre sous pression et vous balancer toutes sortes de grenades et cocktails molotov pour vous pousser dans vos derniers retranchements.
Clairement, The Division 2 est un jeu où vous devez absolument rester à couvert tant la jauge de vie tombe rapidement. Et paradoxalement, c’est un jeu où vous ne pourrez pas rester trop longtemps immobile sous peine de vous faire submerger. Rarement j’ai eu autant l’impression de jouer contre des ennemis, où le simple péon n’est pas là pour vous occuper entre deux boss, mais bel et bien pour vous en faire baver. En fait, je n’avais pas ressenti cette sensation d’infériorité, depuis Ninja Gaiden où chaque combat était un vrai challenge (je n’ai pas joué aux Dark Souls et autres Blood Borne). Et curieusement, ce n’est pas forcément pendant les missions, relativement fermées et scriptées, que j’ai le plus ressenti cette sensation, mais plutôt lors des activités en plein air, où les ennemis arrivent de tous les côtés... et plus généralement dans votre dos, d’ailleurs.

En mission c’est différent. Le schéma est plus classique et se base sur le principe d’une zone à "dépeupler", un temps mort pour faire le plein et le point sur le loot glané, puis on recommence jusqu’à parvenir au boss final. En soi, rien de très original, mais ça fonctionne bien. Déjà parce que contrairement à Anthem, ou même Destiny, ici le loot est immédiat. Donc on s’arrête de soi-même entre deux gunfights pour remodeler son personnage. Ensuite parce que les environnements et ambiances sont très souvent chouettes, pour ne pas dire fabuleuses pour certaines missions en particulier. C’est d’ailleurs un point pour lequel on se doit de saluer bien bas les développeurs : La diversité des environnements et des ambiances. Il y a la météo dynamiques qui y jouent beaucoup, c’est certain. Mais surtout, Massive Entertainment a su tirer profit d’une seule et simple ville de Washington, pour créer des expériences de jeu bien distinctes, d’une mission à une autre, voire parfois d’une rue à l’autre. Loin d’être un étalon graphique, The Division 2 est sans doute à ce jour l’un des jeux les plus aboutis esthétiquement, avec des environnements riches, détaillés, réalistes et vivants, grouillant de faune et de flore, même si on aurait aimé plus de diversité dans les animaux rencontrés (juste des biches/cerfs, chiens, rats et ratons laveurs).

Une formule sublimée

On ne s’attardera pas sur l’histoire, qui n’a absolument aucun intérêt et ne sert que de prétexte au jeu. Le monde est tombé, vous devez le relever. Point. Pas de suspense, pas de rebondissements, pas d’intrigue et les quelques cinématiques qui ponctuent l’aventure sont insipides au possible. On regrettera également que cette suite se passe à Washington, après un premier épisode à New York. Le troisième ce sera quoi ? Los Angeles ? Bref, pour l’originalité, on repassera. Ce n’est de toute façon pas pour son scénario qu’on progresse dans The Division 2, mais pour son loot et le fun que procure ces rixes contres des hordes armées particulièrement agressives. N’espérez pas non plus une révolution dans le gameplay et les mécaniques de jeu. Non, Massive s’est appuyé sur le 1er épisode pour améliorer ce second, petite touche par petite touche. A l’arrivée, ces petites touches sont tout de même suffisamment nombreuses pour que titre n’ait pas à souffrir du syndrome 1.5.

L’effet sac à PV du premier Division est moins présent, mais reste toujours d’actualité. Il est seulement justifié par les armures que portent vos ennemis, qu’il faudra au préalable détruire avant de pouvoir les éliminer. Du coup, les unités les plus fortes sont aussi souvent les plus grosses. C’est un poil ridicule, mais ça fonctionne. Toutefois, si cela vous a écarté du premier opus, n’espérez pas changer d’avis. N’espérez pas non plus pouvoir jouer en mode infiltration. Vous n’aurez jamais le choix et les missions se résumeront toujours à tuer tout le monde. Si ces deux points ne sont pas rédhibitoires pour vous, alors il y a des chances, de grandes chances, que vous preniez votre pied avec ce jeu. En tout cas moi, même après 70 heures dessus, je me plais toujours autant à flâner dans ses rues, à réaliser des activités ou dénicher de nouvelles fringues, abandonnée dans une quelconque valise, au fin fond d’un parking ou d’une ruelle sombre.

Et maintenant ?

Et maintenant, il ne me reste plus qu’à attendre que mes compagnons d’armes montent en niveau, pour m’attaquer avec eux aux trois forteresses qui viennent ponctuer l’histoire de The Division 2. C’est seulement une fois vaincues que je pourrais avoir accès au endgame et au 1er World Tier (sur 5).
Cela se traduit par l’arrivée d’une quatrième faction, bien plus redoutable : Les Black Tusk. Ces coriaces ennemis vont reprendre les forteresses et vos précieux points de contrôle qui vous permettaient de vous téléporter partout en ville.
Cela introduit également les spécialisations pour vos agents (trois de base, plus une avec le 1er DLC récemment sorti), et l’arme signature qui va avec.
Enfin, le endgame permet aux joueurs de partir en quête d’armes exotiques et de récupérer les 12 masques des 12 chasseurs, disséminés en ville.
C’est aussi à partir de là que les Dark Zones deviennent intéressantes. D’autant que la multiplication de celles-ci (trois, contre une pour le 1er épisode) et la restriction de 12 joueurs par session, réduit grandement les chances de croiser du monde. C’est d’autant plus dommage que le jeu pousse clairement à jouer les renégats, afin de glaner du meilleur loot. Bref, pas forcément convaincu de mes premières incursions dans cette zone PVEVP. J’attends de voir ce qu’il en sera en mode endgame.
On s’en reparle bientôt...

Par Fylodindon, le 19 avril 2019

 

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