Recherches à la con des internautespetite soiree partouze chez des amis

Je crois pas que ce soit le titre exact du jeu D’Ubi.

 

Watch_Dogs 2, la Nalyse

Je n'attendais pas vraiment les chiens qui surveillent 2, tant mieux, meilleure en est la surprise.

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

Le premier Watch_Dogs s’est fait totalement défoncer par la critique principalement pour ce qu’il n’était pas (un porte étendard graphique et technique) plus que ce pour qu’il était (un GTA-Like à idées sous exploitées et mal écrit). Niveau ventes par contre, merci pour eux tout s’est bien passé. Sa suite avait fort à faire pour redresser le chapiteau et convaincre la plèbe journaleuse que cette licence n’était pas vouée à d’éternels quolibets. A titre personnel, les trailers promotionnels montrant un hipster/hacker/yamakazi gerbant de clichés djeuns m’avaient déjà fait préparer mes plus belles vannes pour le jour de Nalyse. Autant le dire tout de suite, je les ai remballé.

Le pitch dans ta potch

C’est dans les rues de San Francisco (vous vous souvenez de cette vieille série ?) que notre ami Marcus "Retro" Holloway a fait ses preuves en tant que hacker. C’est dans ces mêmes rues qu’il se fera tester par DedSec - groupuscule de hackers attaché à révéler aux citoyens la vérité cachée derrière les manipulations de données des grandes entreprises - pour devenir leur homme de terrain. A la fois capable de pirater tout ce qui comporte un code mais aussi de faire des saltos arrière, de voler des voitures et de tirer sur des méchants (ou des moins méchants). Avec un CTOS 2.0 omniprésent, il a fort à faire...
Rappel de ce qu’est le CTOS :
2011 a marqué l’arrivée du premier CTOS (Central Operating System) aux Etats-Unis. Grâce à ce système de contrôle centralisé, un simple ordinateur peut diriger une ville entière (pylônes électriques, lignes de métro, feu tricolores, caméras de surveillance, centrales nucléaires etc, tout est connecté au CTOS). Mais qui contrôle l’ordinateur ? Il s’agit de sociétés privées qui ont tout à gagner en prenant la possession d’un CTOS. La collection de données personnelles en est la marchandise clé. Nous ne sommes plus considérés comme des individus propres, mais comme un réseau de données gigantesque comprenant absolument tout ce qu’on représente, de notre carte de crédits jusqu’à notre façon de penser. Nous n’avons pas qu’une valeur marchande. Le CTOS répertorie et relie tout ce que nous sommes à tout ce qu’on utilise physiquement quotidiennement, les véhicules, les distributeurs de billets, les téléphones, les ordinateurs personnels etc, toutes les données sont interconnectées. Des arnaques par email provenant du Nigéria à la consultation de pornographie hardcore, du shopping en ligne aux services d’urgences...

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

Watch_Dogs s’était complètement vautré dans son scénario qui gravitait dans un univers technologique avancé, à base de Big Data et de contrôle malsain des données, sans jamais vraiment l’aborder. A mon sens, si Ubisoft avait à s’inspirer de quelque chose d’existant en la matière, il fallait impérativement taper dans la série Mr. Robot (dont l’excellente saison 2 rend d’ailleurs hommage au jeu d’Ubisoft un court instant). Pour cette suite, c’est chose faite et on ne peut que saluer l’initiative. Tout le scénario du jeu repose sur la volonté pirate de DedSec de faire la nique aux entreprises multinationales (qui revendent notamment leurs données utilisateurs privées, manipulent les votes, les médias etc) qui font du CTOS 2.0. un truc toujours plus flippant, qui sait tout sur tout le monde, allant désormais jusqu’à prédire le potentiel criminel d’un individu tel le plus grand kiffe de Philip K. Dick.

Watch_Dogs 2 n’hésite pas à remettre en cause à travers son jeu les pratiques de Google, Facebook et consort par l’intermédiaire de faux noms qui ne trompent personnes (tout en incitant le joueur à s’inscrire à l’Ubisoft Club et autres conneries servant à fliquer l’utilisateur, soit tout ce qui est dénoncé dans le jeu, paradoxe amusant). Ça fait souvent mouche, c’est particulièrement cohérent avec notre monde réel (et son avenir) mais aussi avec l’univers Orwellien du titre. Si ce n’est peut-être pas toujours à la hauteur d’un Rockstar dans l’approche pastiche, c’est tout de même extrêmement bien amené. Pour être honnête, je pense qu’il s’agit là de l’univers le plus réussi d’Ubisoft (et ce n’est pas un mince compliment tant ils sont passés maîtres dans la structuration de leurs mondes ouverts), mais aussi de leur jeu le mieux écrit depuis... Depuis... Pffiou, ont-ils déjà réussi à bien écrire un jeu ? Alors certes, les personnages sont parfois extrêmement clichés (Wrench et son masque, franchement...) et on assiste à une multitude d’incohérence entre l’écriture et le gameplay (les gens qui se la pète appellent ça la "dissonance ludo-narrative", par exemple on est sensé être un simple hacker un peu filou mais animé par une volonté de justice et en même temps on peut car-jacker mémé et flinguer n’importe qui sans un seul scrupule de la part de notre hipster). Fondamentalement ce n’est pas non plus le plus grand scénario du monde. Mais il est efficace, ingénieux, va comme un gant au gameplay et tient en haleine jusqu’au bout.

On arrive même à s’attacher à Marcus qui offre (merci la super VF et son adaptation) des dialogues bien sentis et même parfois des fonds de réflexions survolées mais tout de même abordées (le statut des noirs dans les grandes entreprises américaines par exemple). Est-ce bien un jeu Ubisoft ? En tout cas, les missions sont souvent plaisantes dans le fond, voire même originales (le pastiche du Burning Man, excellent), y compris parfois les secondaires (difficile de résister au plaisir de hacker et d’arnaquer un homme d’affaire millionnaire spécialisé dans les produits pharmaceutiques et étant connu pour avoir fait augmenter le tarif du traitement d’une grave maladie, qui cherche à acheter pour une somme folle et pour lui tout seul le dernier album d’un rappeur connu, oui la référence est évidente). Dans la forme, il est tout de même dommage que l’on ressente un peu trop sur la fin une répétitivité (ah oui, c’est un jeu Ubisoft) dans les puzzles de hacking, identiques de bout en bout dans leur approche. On regrettera aussi l’impossibilité de planquer les corps alors que l’infiltration est particulièrement encouragée et très intéressante à jouer puisque les gadgets technologiques y ont une importance bien plus fondamentale que dans la plupart des jeux en offrant, et donnent donc une originalité fort agréable au tout. Rayon bémols on peut aussi parler des véhicules utilisés par le joueur qui juste après une cinématique disparaissent ou réapparaissent garés ailleurs (en étant parfaitement réparés), un détail, certes, mais qui m’a pété les burnes un certain nombre de fois.

Abordons désormais la réinterprétation de San Francisco, avec sa Silicon Valley il est difficile de trouver ville plus appropriée aux propos du jeu et à son gameplay hyper-connecté. Tellement que je me demande d’ailleurs comment Ubisoft (et ça vaut aussi pour le scénario) va réussir à se renouveler de façon au moins aussi intéressante pour Watch_Dogs 3 dans deux ans ? Tout est dit et bien dit dans cet épisode. Alors à moins peut-être d’approfondir l’écriture de façon plus intimiste en la tournant cette fois pleinement sur leur prochain personnage de hacker (comme le fait la série Mr. Robot avec son Elliott), et en choisissant une ville non américaine (Tokyo ?), est-ce qu’Ubisoft en tutoyant ce qui peut se faire de mieux autour de cet univers technologique conspirationniste et voleur de liberté individuelle ne vient pas paradoxalement d’assassiner Watch_Dogs ? Faisant probablement de quelconque future suite une presque inévitable redite que l’on voit venir gros comme une maison. Je ne sais pas mais on ne va pas s’en plaindre, cette suite est ce que le premier épisode aurait du être, un vraiment bon jeu qui aborde avec intelligence et même humour le vif de son sujet. Ubisoft n’a pas eu peur de proposer ce qu’ils pouvaient faire de mieux. C’est le sentiment que j’ai en tout cas.

Rajoutons-en une couche sur le monde ouvert, très vivant. Je n’ai jusqu’ici encore jamais vu des PNJ aussi crédibles dans un GTA-Like. Ils vaquent à leurs occupations et en ont un tas, ils téléphonent, envoient des texto, se disputent, se bagarrent, se font des câlins, jouent de la musique, on surprend beaucoup de conversations entre eux qui ne finissent par se répéter qu’au bout d’une bonne dizaine d’heures. Qui plus est, hacker le profil de chacun les rends toujours aussi humains et me pousse toujours à éviter de les écraser en voiture. Cet aspect qui ne parait être qu’un minuscule détail et que beaucoup de joueurs ignoreront sûrement, est à mon sens d’une importance extrême pour la crédibilité du monde. De même, la bande son accompagnant les missions n’est rien de moins que parfaite. Ce San Francisco d’Ubisoft est dans le top 3 des villes les plus crédibles jamais créées. Soulignons-le. Et Watch_Dogs 2 est, c’est une surprise, un bon jeu, difficilement contestable.

Par K.mizol, le 30 janvier 2017

 

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