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Facebook, Youtube... sur Xbox 360 et dire que moi je me sers de ma console juste pour jouer comme un con.

 

The Last Guardian, la Nalyse

Tu aimes les animaux ?

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

10 ans de développement ça fait un peu long. Ça fait un peu peur aussi (jurisprudence Duke Nukem) tant on peut craindre à l’arrivée un jeu ringard vieux d’une décennie. Mais The Last Guardian ce n’est pas un jeu, c’est une poésie écrite par Fumito Ueda. Un créateur unique à l’aura intouchable, l’homme sur qui toute la profession se masturbe en lui prêtant des intentions d’Art (avec un grand A). Alors que lui, paisible et distant, a toujours revendiqué que sa seule intention est de faire des jeux sympa. Jusqu’ici avec Ico et Shadow of the Colossus, c’est plutôt réussi.

Le pitch dans ta potch

Vous êtes un petit garçon (tu aimes les bonbons ?) qui se réveille avec l’équivalent d’un lendemain d’anniversaire très arrosé dans le crâne. Autour de vous point d’appartement dévasté, mais une ruine de vieux château au milieu de montagnes perdues. Et point de fille dénudée dont vous ignorez le prénom mais surtout, oui, surtout, une énorme bestiole quadrupède à tête de chien, serres d’aigles, plumes et attitudes de chat, enchaînée. Ajoutez à cela des symboles étranges et inexpliqués plein votre corps et un dialecte étranger qui sort de votre bouche. Y a des matins comme ça, on sait que la journée va être longue.

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

Vous qui avez déjà pratiqué le Fumito Ueda, The Last Guardian vous apparaîtra très vite comme une sorte de remake d’Ico avec à la place de Yorda ce qui pourrait être un des colosses de Shadow of the Colossus. Un jeu d’exploration visant à créer des liens entre deux personnages. Ce n’est pas pour rien si la bête est appelée "Trico" d’ailleurs. Blase qui lui va comme un gant autant pour la référence à l’un des meilleurs jeux de tous les temps que pour la propension de l’animal à bidouiller dans son coin pendant qu’on s’égosille de toutes nos forces pour qu’il daigne faire ce qu’on lui demande. Trico est un bétail sauvage que l’on apprivoise au fil des heures et qui surprend par son réalisme. Cette créature chelou est étonnamment incroyablement crédible. Elle rappelle véritablement le comportement d’un chat, très indépendant, capable de péter un boulard dès qu’il voit un papillon, se focalisant parfois sur des choses que l’âme humaine ne semble pas voir, sautant habilement sur des petites corniches, apeuré par une broutille, passant sa tête dans tous les trous qu’il croise (no comment), très joueur, mais également agressif face au danger et suffisamment affectueux pour que vous vous y attachiez très vite.

La plus grande qualité de The Last Guardian passe donc par ce travail titanesque sur sa créature principale. Les animations sont probablement les plus réussies que l’on ait vu pour un animal dans un jeu vidéo. C’est juste dingue. Encore plus lorsqu’on se dit que le développement du jeu a commencé il n’y a pas loin de 10 piges. Vous resterez obligatoirement scotché de nombreuses fois devant une nouvelle réaction de Trico. Et la volonté d’attachement (si chère à Fumito) entre votre personnage et la bête fonctionne à l’aise. Presque même un peu trop tant elle reprend les mécaniques d’Ico et tant elles sont donc prévisibles. Mais ça prend, force est de le reconnaître. Oui, vous allez vouloir péter votre plafond pour pouvoir accueillir un Trico chez vous. La narration est à mon sens tout de même moins habile que dans un Ico dans la mesure où il existe une voix off assez discrète mais présente et que les quelques petites cinématiques expliquent finalement tout. Dans la même lignée, sacrifiée sur l’autel du modernisme assisté, le jeu vous montre d’entrée sur quels boutons appuyer en les illustrant à l’écran. Ça gâche toute la patte très épurée et efficace à laquelle le game designer nous avait habitué.

Et heureusement qu’il se dégage un air de chabadabada général au jeu, parce qu’on y ressent aussi le poids des années. En tournant en rond de bien trop longues minutes à chercher où il faut aller alors qu’il suffit de passer à un endroit vers lequel vous avez pourtant essayé trois fois en vain et ce juste parce qu’il faut être au millimètre près par exemple, ou que la caméra nous gonfle. En usant et abusant de petites mécaniques pas du tout précises mais vous obligeant à l’être, aussi (jeter un tonneau sur des plateformes étroites alors que le jet est limite random, franchement...). The Last Guardian en excluant Trico c’est un platformer imprécis, vieillot et frustrant. Mais tout le jeu repose sur Trico. Ce qui lui donne une âme. Quelque chose d’unique qu’on ne retrouve que dans de très rares jeux. Après tout combien de titres ont réussi jusqu’ici à véritablement vous attacher à un personnage ? Je parle ici d’un vrai attachement, d’une affection. Les défauts de gameplay n’en deviennent alors que futiles. La patte des grands, indiscutablement.

Par K.mizol, le 9 février 2017

 

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