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Sunset Overdrive, le grand nawak d’Insomniac

Avec près de 20 ans de Playstation derrière eux, les papas de Spyro et Ratchet & Clank débarquent chez le constructeur rival armés d'une nouvelle licence, à mi-chemin entre Crackdown et Tony Hawk.

Gueule de bois

Sunset Overdrive est l’histoire d’un jeune homme/fille (à choisir à la création de son personnage), un brin loser, employé pour nettoyer les saloperies des teufeurs venus découvrir en avant-première l’Over Charge, la nouvelle boisson énergétique de FizzCo. Seulement la soirée de lancement va vite partir en cacahuètes, la faute à une formule chimique contenue dans la boisson, transformant les hommes en mutants aussi moches que violents. Bien entendu, la puissance de FizzCo n’égalant que sa cupidité (on dirait Activision), la société fait passer cette bévue pour un tragique accident où toute la ville aurait succombé, confinant ses habitants dans leur cité à l’aide d’un gigantesque mur invisible. D’abord livré à vous-même, vous allez rapidement rencontrer des groupes de survivants tous plus loufoques les uns que les autres, qui vous aideront à combattre FizzCo et les mutants, et accessoirement à fuir cette ville infestée.

Considéré comme anecdotique lorsqu’il fut annoncé, Sunset Overdrive n’a jamais véritablement déchaîné les passions, et ce jusque dans les différents tests parus dans la presse. Il faut dire que si le joueur s’enthousiasme bien vite dès lors qu’on lui propose de porter une capuche pour grimper sur Notre-Dame de Paris, en faisant fi des bugs d’affichages, des chutes de framerate et des textures dégueulasses qu’il aura micro-payé au préalables, le joueur est semble-t-il beaucoup moins friand de l’ambiance déconne, des couleurs chatoyantes et des gameplay action limite plateformers. Et c’est bien malheureux, car si Sunset Overdrive n’est clairement pas aussi ambitieux que ces AAA développés par des mecs tout droit sortis d’écoles de commerce, il n’a pourtant rien à leur envier... et sans doute même beaucoup à leur apprendre. A commencer par l’humilité.

Chat Perché

Très honnêtement, j’étais moi-même dubitatif quant à ses qualités, et c’est plus par curiosité et par envie de légèreté que j’en ai fait l’acquisition. Je m’attendais au jeu sympatoche mais ultra-répétitif que la presse décrit, et fut donc agréablement surpris en lançant la galette. Car sachez-le, Sunset Overdrive est drôle, très drôle. J’ai d’ailleurs rarement vu des jeux aussi drôles ces dernières années. Et généralement cet humour n’est l’apanage que des Point & Click, comme si l’humour était incompatible avec les autres genres. Entre les grossièretés (désactivables dans les menus, tout comme le gore), les nombreuses références et auto-dérisions relatives au jeu vidéo (mur invisible, PNJ qui disparaissent après les cinématiques, voix off, etc.) et les vannes qui fusent toutes les quinze secondes, Sunset Overdrive est un jeu qui se joue avec la banane. Et ça, franchement, ça fait bien plaisir. D’autant plus que malgré cette multiplication de bons mots et situations cocasses, le jeu est loin d’être facile.

En effet, les ennemis sont nombreux et coriaces, et le gameplay basé sur le style vous pousse sans cesse à être en mouvement, à rebondir sur les éléments du décors, courir sur les murs, grinder câbles et rambardes, ou même marcher sur l’eau. Car en multipliant les prouesses, vous augmentez votre jauge de style et débloquez de nouvelles techniques (les rush), plus dévastatrices les unes que les autres. A contrario, lorsque la jauge de style se vide, vous redevenez un combattant lambda à la puissance de feu limitée, ainsi qu’une cible facile. Il n’y a qu’à voir votre espérance de vie, qui se réduit à peau de chagrin sitôt que vous mettez un pied à terre, pour comprendre qu’il vaut mieux rester en hauteur. Toutes ces techniques ne sont d’ailleurs pas utiles qu’en combat, puisqu’elles vous permettront également de traverser la ville de part en part avec une simplicité et une rapidité déconcertante, voire de vous adonner à quelques sessions de plateforme pour aller dénicher un collectible quelconque perché en haut d’un building.

Militer pour la diversité

De là à propulser Sunset Overdrive au panthéon des hits incontournables il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas. C’est léger, c’est frais et on se marre, c’est déjà beaucoup. Mais il lui manque tout de même ce petit quelque chose pour en faire un inoubliable. Les missions manquent de variété, tout comme l’ambiance générale de la ville. Le gameplay n’a également pas grand chose d’original, puisqu’il ne fait que reprendre des vieilles recettes initiées par d’autres avant lui (Crackdown, Tony Hawk ou encore tous ces plateformers qui nous ont calé du grind dans leur gameplay, comme Scaler sur la première Xbox si je puis me permettre cette référence venue d’un autre âge). Le jeu manque également de souplesse et ses approximations rendent la tâche plus ardue qu’elle ne devrait ; notamment contre certains boss. Dommage également que le mode coop’ ne se contente que d’un pseudo mode horde, extérieur au mode principal. En 2015, ça fait un peu tâche. Surtout que l’esprit déconne et la customisation poussée du perso et de ses armes s’y prêtait énormément. En définitive, ce qu’il manque sans doute à ce jeu, c’est de l’ambition et des moyens.

C’est pour ça qu’il faut lui donner sa chance. Parce qu’en l’état, il est plutôt fun et mérite amplement l’achat (d’autant plus aujourd’hui, où on doit le trouver à bon prix d’occasion). Il faut encourage ce genre de jeux, parce que l’industrie d’aujourd’hui est en train de faire n’importe quoi, privilégiant les clones, bien souvent moins bons que les originaux, même lorsqu’il s’agit de nouvelles licences sur de nouvelles machines dans un contexte de pénurie où n’importe quel titre bénéficiant d’un minimum de communication, peut se faire une place au soleil (Cf Destiny). Et si on ne veut pas se retrouver dans deux ou trois ans avec exclusivement des FPS et des GTA-like moisis façon Ubisoft, il faut que nous, joueurs, nous réagissions et encouragions ceux qui se démarquent de la concurrence. Sans vouloir faire de pompeux parallèles, souvenez-vous de Psychonauts ou Shenmue. Aujourd’hui, tout le monde pleure la disparition de ces licences. Mais hier, personne ne les achetais...

Par Fylodindon, le 2 février 2015

 
Avatar de draconnian

j’ai eu l’occasion de le tester lorsqu’il a été proposé gratuitement pendant 24h sur le xbox live et je me suis bien éclater dessus.
ca faisait longtemps qu’un jeu ne m’avait pas fait vraiment rire( et pas juste sourire) et rien que pour ça,je le choperai neuf quand je serait riche .

draconnian, le 2 février 2015 à 12h02

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