Recherches à la con des internautesbaston de bosse

On se tape dessus avec un gourdin et celui qui a la plus grosse a gagné ?

 

SkullGirls, crêpage de chignons

Pour se faire une place dans le monde impitoyable des jeux de baston, SkullGirls a choisi de passer par le marché du dématérialisé.

Tu tapes comme une fille !

Quand tu veux t’imposer dans ce monde de macho qu’est le jeu vidéo, il y a une recette très simple qui fonctionne généralement bien : Les filles !
Il faut dire que le joueur lambda, des filles il n’en connait pas beaucoup… Du moins de vraies filles, qui ne soient pas des sprites ou des amas de polygones. Et ça, les développeurs de SkullGirls l’ont bien compris, puisque le casting de cette nouvelle licence de combat n’est composé que de nénettes peu farouches aux attributs généreux.

Toutefois, il serait dommage de s’arrêter à cette déduction un peu simpliste et directe qui voudrait que, parce que le casting est un peu racoleur, cela cache forcément une certaine pauvreté ludique. Non, clairement SkullGirls est un peu plus qu’un harem pour geek désœuvré. C’est même clairement un putain de jeu pour hardcore gamer acharné.
Ici, il n’y a pas de place pour le type qui, comme moi je l’avoue très volontiers, va vouloir se lancer une petite partie ou deux histoire de passer le temps. Dans SkullGirls, tu t’investis ou tu ne joues pas. Il n’y a pas de demi-mesure. Et c’est bien là le problème…

Fais tes devoirs

En effet, SkullGirls est typiquement le genre de titre où le passage par le tuto est absolument essentiel ; ne serait-ce que pour appréhender les lois qui régissent les mécaniques de jeu. A savoir, comment exécuter et contrer un combo de la mort qui tue.
Parce qu’il y a bien des coups spéciaux, à peu de choses près tous réalisables de la même manière (quart de cercle et patati et patata). Et heureusement d’ailleurs, vu qu’il est impossible de consulter la liste de coups de son perso sans passer par la case « soluce sur Internet ». Mais ici, ce sont surtout les combos qui vont déterminer le vainqueur d’un combat. Et ça, c’est franchement jouissif quand t’es celui qui sort l’enchainement qui tue sa race, mais c’est sacrément rageant pour celui qui le mange en pleine face.

D’ailleurs ne comptez pas sur l’I.A. pour faire office de sparing partner, car celle-ci est terriblement agressive et risque bien de vous faire jeter votre manette, avant de sauter dessus à pieds joints, non sans avoir au préalable chaussé vos rangers planqués au fond d’un placard depuis que vous avez fini votre service militaire.
C’est d’autant plus pénible que le tuto, rédigé dans un français qui semble issu d’une traduction Google Translate (et donc terriblement compliqué à déchiffrer), s’amuse à vous parler de boutons qui n’existent pas, que vous devez alors retranscrire mentalement en boutons réels, en zappant toutes les quinze secondes vers le menu Options parce que vous avez oublié la correspondance qui vous intéresse sur le moment.

C’est le grand plaisir des jeux de baston ça d’ailleurs, de parler de boutons HK, D et autres dérivés de l’arcade, alors que vos boutons à vous parlent de A, de B ou pire, de Croix et de Triangle. C’est que ça doit être terriblement compliqué pour un développeur de placer un A dans un pavé texte (Et j’imagine même pas quand il faut placer un LT… Houla, deux caractères, c’est hot !).
En même temps, SkullGirls annonce ainsi clairement la couleur : Si t’as pas de stick arcade, tu peux tout de suite oublier et retourner faire mumuse avec Smash Bros.

Jeu de niche

Bref, malgré un design très fun et un brin sexy assez franchement réussi, ainsi que des musiques jazzy entrainantes, j’avoue avoir beaucoup de mal avec ce jeu. La faute à un roster à la limite du foutage de gueule (8 persos, je n’avais plus vu ça depuis une éternité), même s’il est clair qu’ici les différentes combattantes sont véritablement différentes (Pas de Ryu/Ken ou pire des clones à la douzaine façon Mortal Kombat).
C’est d’autant plus limite, qu’il est possible d’organiser des rixes à trois contre trois (choisir six persos quand t’as juste le choix de huit, c’est ridicule) et qu’en plus, il faudra d’abord se la donner sévère sur le mode Histoire pour débloquer les deux dernières du casting.

Ajoutez à cela une difficulté assez exacerbée qui plaira sans doute à bon nombre d’entre vous, mais qui moi, m’a clairement saoulé. Un boss de fin complètement abusé en plus du fait que, graphiquement, il ne ressemble à rien. La pire traduction française de l’histoire du jeu vidéo (et je n’exagère même pas), ce qui ne t’encourage pas à suivre le scénario mal mis en scène du mode Story. Et des mécaniques de jeu trop basées sur les combos interminables où, en défense, tu finis par lâcher la manette pour assister en serrant les dents à la débâcle de ton héroïne.

Non clairement, j’arrive à comprendre que certains acharnés puissent l’apprécier, mais moi je hais ce jeu.
Je préfère de loin, un Guilty Gear ou un Blazblue tout aussi techniques et complexes à maitriser, mais qui eux laissent leur chance au joueur néophyte.
La recherche de la technicité à tout prix pour plaire aux hardcore gamers, ne doit jamais selon moi passer outre le plaisir de jeu immédiat.
Ceci dit, SkullGirls a clairement de l’avenir devant lui. Et une sortie boite avec un roster plus conséquent, un rééquilibrage en profondeur des persos et une meilleure accessibilité, ne démériterait sans doute pas face aux cadors de la discipline.

Par Fylodindon, le 16 mai 2012

 
Avatar de

Je suis la première des feignasses quand il s’agit d’affronter des difficultés, mais 1h sur Skullgirlz je m’amusais déjà, donc la difficulté est relative

, le 13 juin 2012 à 17h53
Avatar de Fylodindon

T’as un stick arcade ?

Parce que moi au pad, j’me suis fait chier grave... Rien que le tuto, ça m’a pris la journée complète (dont 6 heures pour déchiffrer la traduction babelfish). Et au bout du compte j’avais oublié quasiment toutes les astuces de jeu.

Pourtant, j’suis pas difficile niveau jeux de baston. A partir du moment où y a pas Ryu et Ken de Street Fighter, je kiffe. Mais là, ça m’a franchement gonflé.

Fylodindon, le 14 juin 2012 à 00h55

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