Recherches à la con des internautesje peut mater les petites culottes dans la cour du lycée

Qu’est ce que je regrette les études... c’était la belle vie.

 

Saints Row 3, une bêta hors de prix

Saints Row, ses bugs, son gameplay foireux et son humour débile...

A bug’s life

JPEGAutant vous prévenir tout de suite, même si vous l’avez sans doute remarqué, il n’y aura pas de verdict à cette critique de Saints Row The Third [EDIT : Ah bah si finalement]. Car si je devais émettre un avis objectif, je vomirai ce jeu, tellement buggé qu’on se demande si THQ n’a pas mis en vente la version pré-alpha histoire de rentrer dans ses frais. Skyrim à côté, c’est un modèle de finition. Pourtant, paradoxalement, je me suis beaucoup amusé avec. Bon, honnêtement au début j’ai eu énormément de mal à accepter ses incommensurables défauts. Il faut dire que lorsque vous vous retrouvez coincé en pleine mission parce que les ennemis que vous êtes censé éliminer ne spawnent pas, ou lorsque vous échouez parce que votre coéquipier est resté coincé dans le décor et ne vous a pas suivi, ça n’aide pas à kiffer la vibe avec son pad. Mais finalement je m’y suis fait. J’ai fini par occulter ces bugs et galères en tous genres, pour ne m’accrocher qu’aux qualités du titre, elles aussi plutôt nombreuses, et me suis finalement bien marré. Et ça tombe bien, vu que c’est exactement ce que cherchaient les développeurs. Car il faut avouer que si la licence semblait partir en chasse de Grand Theft Auto à sa création, au fil des épisodes les développeurs ont clairement compris qu’ils n’en avaient pas les moyens et sont alors partis dans une toute autre direction, celle de la dérision, de la provocation et du grand n’importe quoi.

JPEGTout ce que les auteurs de GTA ne se permettent pas, Volition le fait sans scrupule. Souvenez-vous par exemple du mod Hot Coffee de San Andreas. A l’époque il avait fait scandale. Pourtant aujourd’hui, Saints Row n’hésite pas à afficher librement des passants se faire tailler une pipe en intro, des clubs SM où des jeunes femmes peu vêtues maltraitent leurs clients, une batte de baseball en forme de gode géant, des putes à tous les coins de rues et des propos qui n’apportent clairement pas de pierres à l’édifice de la condition féminine. Mais voilà, comme un jeu gore où les viscères volent dans tous les sens, Saints Row 3 donne dans l’outrance et s’appuie sur le comique de situation pour s’affranchir de tout sens moral sans que ça soit choquant. Petit déception tout de même, Volition ne semble pas tout assumer non plus, puisqu’il est simplement impossible de se payer une prostituée ou d’assister à une lap dance perso, comme dans GTA. De plus, là où Rockstar tire à boulet rouge sur la société américaine jusque dans ses moindres petits détails, Saints Row se contente de voler au ras des pâquerettes et s’applique à ne jamais franchir la frontière qui sépare la dérision de la politique.

Intouchables

JPEGAprès, ce troisième épisode n’est rien d’autre qu’une version « Plus » du second. Le gameplay reste sensiblement le même, avec ses qualités et ses défauts (mais surtout ses défauts). Les variations sont rares, comme l’ajout d’un bouton de mélée, permettant de frapper ses adversaires (voire les passants) avec style. Honnêtement, c’est plutôt marrant au début… mais on ne l’utilise jamais par la suite. Plus problématique, la conduite des véhicules semble avoir régressé (ou alors j’ai mauvaise mémoire et elle était déjà insupportable dans le 2). Quelle que soit votre bagnole, quelle que soit votre vitesse, attendez-vous à vous arrêter en moins de trois mètres et à prendre vos virages à deux à l’heure, tant Volition a abusé sur le frein. Aucune inertie n’est appliquée au véhicule, aucun modèle pseudo réaliste. J’ai l’impression que GTA : Vice City était une simu automobile en comparaison. Résultat, vous jouez les 9/10ème du jeu en préférant le frein à main pour avoir un minimum de sensations. Heureusement, les véhicules plus exotiques de la seconde partie du jeu, occultent complètement ce problème de par leur fantaisie extrême.

JPEGAutre ajout plus ou moins bienvenue, désormais votre personnage pourra s’offrir des capacités au gré de sa montée en niveau. Certaines augmenteront le nombre d’acolytes qui pourront vous accompagner, vous permettront de tenir deux flingues en mains ou de vous faire livrer voitures et chars d’assaut. D’autres par contre, s’apparentent d’avantage à du cheat, comme la disparition des jauges de recherches, le sprint infini ou une résistance accrue aux balles. Toutefois, même si ce n’est pas fait toujours très adroitement, cette notion de RPG simplifié est plutôt agréable et donne de la profondeur au jeu. Elle s’inscrit également dans une ligne de conduite choisie par Volition : l’invincibilité ! Car s’il vous arrivera bien de mourir (et pas seulement qu’à cause des bugs), le jeu dans son ensemble se veut assez facile car vous place à la tête d’une véritable petite armée. Il faut dire qu’après deux épisodes, les Saints sont devenus les rois. Craints par la police, adulés par le public, ces gangsters bling-bling font la loi et ça se traduit par une montée en puissance assez fulgurante, au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu.

Anti-dépresseur

JPEGUne progression qui se veut quelque peu chaotique. Car, comme pour les précédentes itérations, The Third alterne entre les missions uniques qui font avancer l’histoire et les activités chères à la série. Ces dernières, parmi lesquelles on trouve du recrutement de prostituées, de la destruction au char d’assaut, de l’escorte ou encore la sempiternelle mission de fraude à l’assurance, ne sont amusantes que le temps d’un one shot. Du coup, on traine un peu les pieds pour faire les suivantes, heureusement facultatives. Par contre, lorsqu’il s’agit des missions importantes du scénario, elles sont souvent surprenantes, punchy et originales (jouer une cuvette de chiottes dans le cyberspace avec un lag de malade, croyez-moi c’est inédit)… Les deux, trois missions d’introduction feront d’ailleurs démarrer le jeu en trombe, tant celles-ci sont particulièrement bien orchestrées et complètement délirantes. Ces missions sont d’autant plus réussies, qu’elles s’appuient sur un casting absolument phénoménal. Outre le héros, qu’on peut personnaliser à l’envi… jusque dans le ridicule, on retrouve Pêle-mêle un mac qui parle dans un vocodeur, un russe bâti comme un porte-avion, un acteur raté qui se prend pour un tombeur ou encore un magnat du crime belge à l’accent à couper au couteau.

JPEGOn peut reprocher à Saints Row de ne pas être le plus beau, ni le plus soigné, mais au moins on ne peut pas lui enlever que peu de jeux aujourd’hui ont les moyens de se vanter de nous faire marrer autant que celui-ci (encore faut-il adhérer à ce genre d’humour). Bref, comme je le disais en préambule, il est difficile d’émettre un avis sur un tel jeu. Car pour l’apprécier, il faut faire preuve d’une extrême tolérance. On sait qu’on va en chier avec le gameplay foireux (mais complètement jouable), on sait qu’on va gueuler sur les énormes bugs à répétition. Si on en n’est pas conscient et/ou qu’on n’est pas prêt à l’accepter, on n’a peu de chances d’adhérer. Pour être parfaitement honnête, je me suis éclaté parce que THQ a eu l’amabilité de nous fournir une version. Pas sûr du tout que j’aurai fait l’effort de l’acheter… du moins pas en cette période automnale riche en blockbusters. D’ailleurs, pour ceux qui seraient tentés par l’occasion, sachez qu’il faudra vous délester de quelques euros si vous souhaitez jouer à deux en coop’, Pass Online oblige.

Face à la bronca générale de la rédaction (enfin juste K.mi pour le moment), je me vois contraint d’ajouter un verdict, non représentatif des différents états d’esprit, parfois radicalement opposés, que j’ai traversé en jouant à ce jeu.

Par Fylodindon, le 2 décembre 2011

 

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