Retour sur Heavenly Sword, l'atout charmeRetour sur Heavenly Sword, l'atout charme
Retour sur Heavenly Sword, l’atout charme
Retour sur Heavenly Sword sorti en septembre 2007 et propulsé comme l’une des plus grosses attentes de la PS3 à l’époque. Merde, elle en avait des pétards mouillés la bécane n’empêche…

Une beauté humaine

JPGLes beat’em all ont rarement un scénario intéressant donc on ne va pas faire la fine bouche sur la bête histoire d’épée magique et maudite de cet Heavenly Sword au centre d’un conflit entre deux armées, celle du grand méchant et celle dirigée par le père de notre héroïne Nariko, le tout dans une sorte de Japon féodal. On ne va pas non plus faire la fine bouche sur le fait que tout le clan de Nariko soit asiatique et qu’elle soit de façon incompréhensible blanche et rousse d’ailleurs. Surtout que merde, je place la gueuse au top des plus belles héroïnes de jeu vidéo jamais créées, une beauté simple, pas exagéré, très humaine. Et ça grâce, déjà d’une, à un design intelligent qui dépasse les perversités habituelles, et surtout à une modélisation faciale impressionnante qui reste encore aujourd’hui l’une des toutes meilleures. Faut voir la belle froncer des sourcils, faire la moue, lancer un regard, rhaaa mais ça tue ! Les autres personnages principaux s’ils n’ont pas tous la même qualité de design (bonjour le ridicule des boss qui tranche totalement avec les dialogues qui essayent d’être sérieux) ont aussi cette modélisation du visage géniale ce qui n’est pas désagréable, ma foi. Les animations globales de Nariko (pas juste celles du visage) ne sont pas en reste, très classes, la qualité de certains décors fait plaisir à voir, l’interactivité avec pas mal d’objets est parfaite, le doublage (que je vous conseille de switcher en anglais sous titré pour avoir la voix d’un Andy Serkis habité par son personnage d’antagoniste) est bon et les cinématiques sont magnifiques (j’adore celle de fin)… Ca fait un sacré paquet de qualités mine de rien, en tout cas suffisamment pour qu’il se dégage du jeu un véritable charme.

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T’as gâché, comme Dugarry

JPGLe truc c’est que les développeurs de chez Ninja Theory étaient encore naïfs, ou perpétuellement bourrés pendant leur taff je ne sais pas, et qu’ils ont collés des défauts incompréhensibles à leur œuvre. Du genre faire des phases de combats, qui sont juste l’essence d’un beat’em all hein au cas où vous auriez oublié qu’Heavenly Sword n’est pas un jeu de courses, je disais donc faire des phases de combat chiantes parce que répétitives à souhait, souvent très mal mise en scène à cause de caméras fixes extrêmement mal placées qui en plus changent de cadrage en pleine baston au point de nous faire foirer des directions sans prévenir (tain la chase cam manuelle c’était trop simple à implémenter ou quoi ?). Par moments ça en devient presque injouable. D’autant plus que certains combo sont carrément impossibles à faire parce que trop mal pensés (que celui qui a réalisé des combos avec le sixaxis m’envoie la preuve en vidéo). Et puis en plus de ça y a même des phases de shoot (avec le sixaxis, mais n’ayez pas peur ça se dirige pas mal cette fois) qui 3 fois sur 5 sont identiques et donc bien bien relou. Surtout que merde le level design basique à base d’enchaînements simples de couloirs et d’arènes se répète et devient lui aussi... suspense… roulement de tambour… chiant ! Mais qu’est-ce que c’est que ce gâchis ! ? Sans déconner, POURQUOI ! ? Parce que Nariko je l’aime, les cinématiques me font baver, la modélisation faciale me sidère… merde comment peut-on s’appliquer autant, se donner autant de mal pour créer quelque chose d’aussi attachant tout en salopant totalement tout ce qui fait d’un beat’em all un beat’em all ? Sa mère la fille de petite vertu, je suis dégoûté !

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Trop plein de défauts insurmontables pour vraiment prendre son pied, trop plein de qualités et de travail fait avec amour palpable pour ne pas tomber un minimum sous le charme. En fait je comprends pourquoi la « heavenly sword » est maudite…

par K.mi le 16 avril 2009
Heavenly SwordDans un Japon féodal ou quelque chose du genre, la belle Nariko, guerrière depuis toujours, défend une épée maudite avec le clan de son vieux contre le méchant Bohan et son armée de... ben de méchants aussi. Un scénario, si j’puis dire, de beat’em all par excellence quoi.
Plateforme(s) : PS3
Anecdotes

Les anecdotes à la con

Ninja Theory est anciennement connu sous le nom de Just Add Monsters, développeurs du super fun Kung Fù Chaos sur Xbox.

Dans l’épisode 18 de la première saison de la série américaine Heroes, Micah joue au jeu. (Si ça c’est pas une anecdote à la con par excellence !)

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Le truc c’est que Ninja Gaiden est extrêmement technique là ou Heavenly Sword aurait pu l’être (mais ne l’est pas vraiment), du coup la répétitivité se ressent moins parce que t’es obligé d’être concentré à fond à chaque combat pour pas te faire fumer là où dans Heavenly tu peux t’endormir en martelant le bouton sans être trop inquiété. Pour les combo Sixaxis t’as beau pouvoir les enlever ils sont là, à quoi il servent ? (A rien je suis d’accord). Sinon je comprends parfaitement que tu aies pu énormément apprécier le jeu, les qualités que je lui ai trouvé me plaisent beaucoup et sauvent pour moi le jeu. C’est juste dommage que les phases de combats soient aussi bancales et que ça se répète sans cesse, même dans le level design. Sinon perso c’est la scène d’outro que je trouve superbe, Nariko dans la barque, cheveux détachés... génial. Ah et pour les boss non là c’est ridicule, le passage où Blatte chiale sur ses animaux c’est encore plus ridicule, c’est cliché mais dans le sens non volontaire du terme, mal amené, vu et revu, tout l’inverse de poignant. Franchement voir une Blatte géante déjà en soit c’est ridicule, mais alors le voir raconter quelque chose que les scénaristes essayent de retranscrire comme poignant c’est encore plus ridicule. De même l’autre relou qui zozotte c’est archi bidon, j’avais l’impression d’être devant un épisode de Bioman avec des streums ridicules. (Et j’suis d’accord pour Kai, elle a quelque chose.) K.mi, Le 17 avril 2009 à  16:10

C’est marrant, mais je n’ai pas du tout eu le même ressenti avec ce jeu. Déjà, comme dit dans l’article, les cut-scenes tuent la gueule si elles sont jouées en anglais. Rien que le passage ou Flying Fox pend la pauvre Kai, et le crie que pousse Nariko à ce moment là, me colle des frissons à chaque fois que je la vois. Alors, certes, la scénario n’est pas le plus innovant du genre (enfin, qui à vraiment innové dans ce domaine dans ce type de jeu…) mais le jeu des comédiens, la musique et l’ambiance générale suffisent à me combler. D’ailleurs, c’est simplement en visionnant l’introduction du jeu que j’ai décidé d’en faire l’achat. (Intro que j’ai foutu à l’ouverture de mon Windows !)

Ensuite, pour ce qui est de la redondance des phases de jeu, je l’ai beaucoup moins éprouvé que sur le très surestimé Ninja Geudin, ou du début à la fin c’est quasiment « Toah, toah, toah, parade, coup spécial » et cela jusqu’au bout du jeu… L’environnement est tellement magnifique et cette fameuse focal éloigné lui rend hommage même si pour certains, ça rend les combats moins intense. D’ailleurs je ne comprends pas le problème avec le sixaxis car on peut le désactiver ce que pour moi rend le titre beaucoup plus agréable.

Ou pourrait parler aussi des boss qui plus que ridicules, sont bizarres. Le fils du roi par exemple à la naïveté touchante qui peine à satisfaire sont père quand il lui ordonne de tuer Nariko en menaçant de tuer ses « pets » si il ne s’exécutait pas et la façon dont il va le« récupérer » vers la fin. Flying Fox, parfait épouvantail, terrorisant Kai et suffisamment étrange pour même interloquer les autres personnages du jeu avec en premier lieu, la « douce » succube.

Non, vraiment un grand jeu même si quelques défauts techniques égratignent un peu le plaisir de jeu, il reste mon beat’em all préféré de la PS3.

Fab’, Le 17 avril 2009 à  15:29