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Pourquoi la Xbox One se ramasse

Si la 360 a offert son moment de gloire à la division Xbox de Microsoft, avec la One le constructeur américain a retrouvé la lose de l’époque de sa première console.

Cela fait maintenant deux ans que Microsoft se refuse à commenter les chiffres de vente la Xbox One. Ce n’est bien entendu pas par humilité, pour éviter de froisser Sony avec leur enviable Success Story, mais plutôt parce qu’ils se font gentiment fesser par la Playstation 4. En effet, selon des chiffres avancés par Electronic Arts (oui, un éditeur tiers qui annonce les chiffres de vente), la One se serait écoulé, en janvier dernier (oui, il m’a fallu deux mois pour écrire cet article…) à 19 Millions d’exemplaires, contre 34 Millions d’unités pour sa concurrente. Loin d’être un camouflet, dans la mesure où au même âge, la 360 était leader avec à peine plus d’unités vendues (21M), cela n’en reste pas moins une branlée dans les règles de l’art. Cette avance me paraît désormais définitive, et devrait même, selon toute vraisemblance, s’accroître encore davantage dans les années à venir. Quelles en sont les raisons ? Quelles en sont les conséquences ? Comment préparer l’avenir ? Tant de questions sur lesquelles va devoir se pencher Microsoft pour survivre à cette génération et se refaire sur la suivante...

Les raisons du malaise

En confiance après le succès assez improbable de la 360, Microsoft se l’ait vu trop belle et a dangereusement dérivé vers des solutions mercantiles et sécuritaires plutôt discutables. Tout cela a même commencé avec une fin de cycle délicate pour la Xbox 360, entre une ludothèque réduite à peau de chagrin, des studios internes fermés à tour de bras et une interface ultra-polluée par les publicités, malgré le coût exorbitant de l’abonnement au Live. Mais le point Godwin a été atteint à l’occasion de la conférence E3 censée dévoiler le futur de la marque, et notamment lorsqu’il fut question d’une connexion Internet obligatoire pour profiter de sa console. Alors certes, devoir se connecter pour jouer, lorsqu’on déménage ou tout simplement lorsque le réseau est en panne, peut s’avérer problématique. Mais dans les faits, la très grande majorité des joueurs est connectée en permanence lorsqu’ils jouent, que ce soit sur Xbox One, PS4 ou même sur smartphones et tablettes. Il me parait assez aberrant et même assez paradoxal, dans un XXIème siècle où la population est rivée en permanence à un écran, lui-même relié en permanence à un réseau, qu’on puisse se plaindre de devoir être connecté. Personnellement, si je n’ai pas Internet chez moi, je m’en cogne de ne pas pouvoir jouer, puisque de toute façon tout mon temps libre sera passé au téléphone avec mon opérateur, afin de rapidement trouver une issue au désert numérique que je traverse. Bref, le problème à mon sens tenait donc plus de la communication, et Microsoft n’a sans doute pas assez insisté sur les avantages liés (le partage de jeux et l’occasion en ligne notamment). Toujours est-il que la levée de boucliers fut telle, que le constructeur américain a dû revoir sa position et faire machine arrière. Mais le mal était fait, et il est toujours très délicat de se racheter une conduite lorsque le consommateur se sent trahi.

Mais après tout, je pense que Microsoft ne devait pas se leurrer dès le départ. Car le succès de la 360, on le sait tous, n’était qu’une illusion. Il n’était dû qu’à l’arrivée prématurée de la console par rapport à sa concurrente ; cela couplé au fait que la PS3 était une usine à gaz, technologiquement parlant, que personne n’a su dompter. Résultat : Les éditeurs tiers ont grandement favorisé le succès de la console américaine, en downgradant systématiquement les adaptations Playstation. Ajoutez à cela le prix prohibitif de la PS3, à cause d’un lecteur BlueRay naissant et sous-exploité, et vous obtenez le seul et unique succès de rang de la Xbox depuis sa création. Sur la fin d’ailleurs, la machine de Sony reprenait des couleurs au fur et à mesure que les exclusivités d’exception sortaient, quand dans le même temps Microsoft n’était plus capable de proposer quoi que ce soit, tous ses studios ayant été dissous. Ce n’est donc pas une surprise de voir la One bloquée dans les starting-blocks, d’autant plus que le lancement chaotique de cette génération (sur l’une ou l’autre des plateformes d’ailleurs), incapable de proposer des titres de qualités ou ne serait-ce qu’autre chose que des remakes moisis, a provoqué chez les utilisateurs de Xbox (360 et One) un trou ludique béant de trois, voire quatre ans. Au moins, si la Playstation 4 n’a guère fait mieux à son lancement, elle a su sortir la tête de l’eau grâce à sa fin de génération sur PS3, et d’excellents titres sortis tardivement, balancés à l’arrache sur PS4 histoire de faire illusion (The Last of Us notamment). Enfin, les deux consoles ne partaient de toute manière pas à égalité : Le Japon faisant du protectionnisme (et surtout de l’anti-américanisme, compte tenu de l’histoire de ces deux pays) et l’Europe (hors UK) étant entièrement acquis à la cause Playstation, la Xbox n’avait tout simplement pas les moyens de rivaliser avec pour seul marché, l’Amérique du nord.

Un mal pour un bien ?

Inutile de se voiler la face donc, la Xbox One se vautre royalement face à sa concurrente, mais est-ce finalement si grave ? Déjà, la culture de la lose, c’est dans les gènes de la marque Xbox. Certes, Microsoft a goûté au succès dans les premières années de la 360, mais entre la première Xbox ou le raté monumental qu’a pu être Kinect, on peut dire qu’ils sont plutôt habitués à l’échec. De plus, en termes de solidité et de stabilité financière, Microsoft a les reins suffisamment solides pour ne pas avoir à se soucier de l’argent perdu sur sa branche gaming. Ils ont même l’audace d’être plus sereins que Sony, en perte de vitesse sur l’ensemble de ses activités malgré le succès de leur console de salon. Cette insouciance se matérialise d’ailleurs par la propension qu’à le constructeur américain à se saborder lui-même, en sortant systématiquement (et parfois même en simultané), l’ensemble de ses exclusivités consoles sur PC. Plutôt que de consolider son parc et d’exhorter le public à venir sur Xbox One, Microsoft préfère contenter les joueurs PC pour promouvoir Windows 10. Une hiérarchie est donc clairement établie entre les différentes activités du groupe, et Windows trône tout en haut de la pyramide, quitte à vampiriser les autres secteurs de la firme. C’est à se demander si la Xbox n’est pas juste là pour s’assurer des productions ludiques à destination de Windows. A leur décharge, il faut dire aussi que les Quantum Break et autres Gears of War paraissent plus vendeurs que le Démineur ou La Dame de Pique. Bref, pour Microsoft, et même si j’imagine qu’ils préfèreraient caracoler en tête des ventes (qui cracherait sur quelques millions de dollars supplémentaires ?), le leadership sur le marché des consoles, c’est un peu OSEF !

Mais le joueur dans tout cela ? Et bien aussi curieux que ça puisse paraître, c’est lui qui sort gagnant de l’échec (relatif) de la One. Il suffit de voir ce que le succès de la 360 a engendré comme dérives, pour s’en rendre compte. Aujourd’hui dans le fauteuil du challenger, Microsoft semble mettre les bouchées doubles pour satisfaire sa clientèle. Exit les publicités, place à une interface sobre, propre, moderne. Exit la pauvreté ludique également, puisque la One a proposé la meilleure offre de jeux vidéo en 2015 (les 10 meilleures ventes sont toutes sur One… exclusivités et multiplateformes confondues). Il en va de même de la partie hardware, entre le développement de l’Holo-lens, mais aussi et surtout les multiples mises à jour de la console à destination des joueurs (rétrocompatibilité, programme de fidélité, baisses de prix, streaming sur PC, etc.). Même le mythique studio Rare est sorti du placard où il pourrissait depuis quelques années, pour se remettre à développer des jeux (Sea of Thieves). Après trois ans de galère, la Xbox One semble donc enfin lancée sur de bons rails et roule à grand train, et il n’y a guère que la mauvaise foi des joueurs pour justifier ses faibles chiffres de vente. Malheureusement, ce dédain pour la console américaine a pour conséquence de faire fuir les développeurs (pseudo) indés, ingrats au point d’oublier que c’est le Xbox Live Arcade qui leur a ouvert les portes du marché console. Quelques jeux japonais également boudent la One. Les J-RPG bien sûr (mais ça n’a rien de nouveau), mais aussi des titres comme Street Fighter V ou Nier Automata dont les prédécesseurs étaient pourtant bien multiplateformes. A l’heure actuelle, les défections sont donc plutôt mineures, certains continuent même à favoriser la One (exclu d’un an pour Rise of the Tomb Raider, exclu d’un mois pour les DLC de The Division, etc.), mais si le rapport de force continue de croître, en sera-t-il de même dans deux ou trois ans ? Rien n’est moins sûr…

No Future

Afin d’éviter que les rats ne fuient le navire, Microsoft va donc devoir colmater les brèches pour éviter que le bateau coule. Dans un premier temps, il leur faudra donc rendre la Xbox One attractive, en continuant le travail de sape sur les prix et en multipliant les exclusivités de qualité. C’est ce deuxième point qui reste en suspens, car si les exclusivités se bousculent bel et bien à la porte de la console, il leur reste encore à faire leurs preuves. En effet, si on peut compter sur Remedy pour Quantum Break et sans doute sur The Coallition pour Gears of War 4 (qu’on imagine mal être raté), les doutes subsistent quant à Scalebound, ReCore et Phantom Dust… voire Crackdown 3. En l’état, et d’un point de vue purement personnel, ces jeux m’ont tout l’air « d’exclu vitrine ». Un peu à l’image de Ryse par Crytek, on a l’impression que Microsoft a signé avec des grands noms de l’industrie, juste pour leur nom, sans trop savoir ce qu’ils allaient proposer. Seulement voilà, le soufflé est retombé depuis longtemps concernant Platinum Games (Scalebound), qui se sont ramassés à plusieurs reprises déjà depuis les succès de leurs premiers titres. Idem pour ReCore, dont on ne sait absolument rien mais pour lequel tout le monde s’excite parce que c’est Keiji Inafune aux commandes. C’est oublier bien vite qu’à côté de ses productions mythiques (Megaman, Dead Rising ou Lost Planet pour ne citer qu’eux), le larron nous a pondu quelques boulets : Lost Planet 2, Asura’s Wrath ou pire, Yaiba : Ninja Gaiden Z.

Bref, beaucoup de promesses et d’exclusivités à venir, mais aucune garantie de qualité. Idem pour l’Holo Lens, qui sur le papier semble plutôt attractif et se démarque des casques VR qui commencent à fleurir un peu partout. Va-t-on vers un four ludique et économique, comme ce fut le cas avec Kinect, ou Microsoft va-t-il tirer son épingle du jeu avec son casque à Réalité Augmentée ? Difficile à dire aujourd’hui, mais forcément l’expérience passée avec les deux versions de Kinect, ne plaide pas en la faveur du constructeur américain. Du coup, il n’est pas impossible selon moi, que dans un avenir plus ou moins proche, la Xbox ne devienne pas un « simple » PC de jeux, un peu à la manière de la Steam Machine. C’est d’ailleurs déjà un peu le cas, tant pour l’architecture que pour l’obligation d’installer ses jeux avant de jouer. Même l’interface de la console colle avec celle de Windows 10. De plus, des rumeurs de plus en plus persistantes font état de l’arrivée des applications du Store Windows, sur Xbox One. On pourrait également retrouver Office sur sa console (Excel au pad… j’ai hâte !). Tout va donc dans le sens de l’uniformité entre les différents supports, Xbox, Windows et Windows Phone. En tout cas une chose est certaine, c’est qu’à moins d’un dépôt de bilan de Sony, Microsoft ne gagnera jamais la guerre des consoles contre une Playstation, la marque étant trop forte et trop implantée sur la majorité du globe. Le salut ne se trouvera donc qu’en se démarquant de ce que fait Sony avec la Playstation, presque exclusivement centrée sur le jeu pur et dur (si j’étais un fanboy Xbox, je parlerai presque de politique retrograde et conservatrice, mais comme chacun le sait, je ne le suis pas. Je ne dirais rien donc…). Difficile donc aujourd’hui de présager de l’avenir de la marque Xbox, mais une chose est sûre, c’est qu’après les difficultés rencontrées au lancement, aujourd’hui la One est au top de sa forme et me conforte enfin dans mon choix de ne pas avoir cédé aux sirènes de la console à Kévin... Ça m’emmerderait d’être obligé, comme Toma021, de jouer à Rainbow Six : Siege avec des mômes nés en 2007 (histoire vraie).

Par Fylodindon, le 4 mars 2016

 
Avatar de Willy

Nan mais moi j’ai une ps4.

Willy, le 4 mars 2016 à 21h39
Avatar de Fylodindon

Tiens, Microsoft vient d’annuler Fable Legends et pense fortement à fermer Lionhead...

Vont-ils refaire les mêmes erreurs qu’avec la 360 ? C’est bien parti pour.

Fylodindon, le 8 mars 2016 à 09h01
Avatar de POPOFZ

Moi ce qui m’a le plus déçu dès que je l’ai eu, c’est le coté multimédia complètement inexistant (!!!) alors que ça devait être le fer de lance, all in one mon cul !
Même pas foutu de reconnaître ton PC en réseau pour lire music et film, c’est lamentable pour ce type d’appareil...
Obligé de trouver des solutions soi-même, et du coup j’utilise PLEX depuis un moment et je le conseil, c’est vraiment un bon système.
Sinon, les jeux, moi tant que j’ai du rpg j’suis content vous savez ! :)

POPOFZ, le 8 mars 2016 à 10h21
Avatar de Fylodindon

Ah ouais, ça ne marche pas ? Jamais essayé pour être honnête...

Le seul truc multimédia que j’utilise avec la One, ce sont des vidéos en streaming sur le net via Edge (ex-Internet Explorer) et via les applications NetFlix, Canal + ou Bein Sports.

Quand je veux me mater un film, je branche mon disque dur externe sur ma Freebox et pour écouter de la musique, j’utilise mon téléphone ou mon PC portable connecté en bluetooth à mon enceinte nomade Bose.

Fylodindon, le 8 mars 2016 à 11h15

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