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Récession : Prochaine génération, on repasse aux 128 bits.

 

Outlast, la nalyse

Contribuer à redorer le blason du vrai survival-horror, voilà le postulat de base de Outlast qui devra faire avec Amnesia passé avant lui.

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

Avec un pitch un peu plus ancré dans la réalité qu’Amnesia : The Dark Descent, Outlast avait de très bons arguments pour réussir à me convaincre d’y jouer, notamment une réputation de jeu particulièrement effrayant. J’aurais tout de même attendu sa sortie sur PS4 (gratuit avec le PS Plus) avant de m’y mettre.

Le pitch dans ta potch

Vous êtes Chris Walker et vous n’avez rien d’un Texas Ranger. Votre truc à vous c’est plutôt le journalisme, raison pour laquelle vous vous infiltrez dans un asile de fous sensé être abandonné mais à la triste réputation, avec votre caméscope et votre petit carnet.

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

Pluie, nuit noire, bâtiment gothique, mec chelou à une fenêtre à l’étage qui fuit lorsqu’il s’aperçoit qu’on l’a vu, l’arrivée dans l’asile ressemble à une mise en scène de la Hammer. C’est ultra classique mais efficace. Un adage qui va comme un gant à Outlast qui ne réinvente pas la roue mais qui sait parfois admirablement bien s’en servir. Sans arme et sans aucun moyen de défense, avec la vue infrarouge de votre caméscope façon Blairwitch pour réussir à vous déplacer dans les passages où la lumière n’est plus, avec l’angoisse d’avoir à trouver des piles pour que votre caméra continue à fonctionner (version moderne de l’amadou pour lampe à huile d’Amnesia). Petit voyage chez les tarés, les vrais, ceux qui regardent la télé alors qu’elle est éteinte, ceux qui se tapent la tête à sang contre un mur, ceux qui vous poursuivent avec un hachoir, ceux sur qui on a fait des expériences illégales pendant 25 ans.

Le premier objectif que propose Outlast une fois à l’intérieur de l’asile c’est d’en sortir par n’importe quel moyen. Ca vous laisse présager de l’ambiance qui y règne mais ça témoigne aussi d’un game design un peu faignant. S’il y a quelques idées brillantes comme l’utilisation hyper naturelle du caméscope alors qu’on est justement en vue à la première personne ou comme le fait d’avoir un vrai corps avec des jambes et des facultés de saut, on a - essentiellement sur la fin - la sensation d’être dans un Zelda horrifique qui aurait racheté la licence Benny Hill. Dit comme ça c’est un peu flou, mais passez votre temps à chercher une putain de clé pour ouvrir une putain de porte alors qu’un malade vous court après et vous comprendrez mon allusion. C’est le principal défaut du jeu qui, encore une fois essentiellement sur le dernier tiers, abuse et réabuse du procédé au point de transformer toute l’immersion construite jusqu’ici en un chianli hyper relou et qui dérive en plus dans le surnaturel pseudo justifié. La fin est même bien naze (celle d’Amnesia l’était aussi ceci dit).

C’est dommage parce que les deux premiers tiers de l’aventure sont géniaux. A la hauteur du jeu le plus flippant de l’histoire du média. Baladé de moments cultes en moments cultes, à sursauter, angoisser, appréhender ce qui va suivre, se cacher, courir la peur au ventre. Outlast est à la fois gore et psychologique, les lieux visités sont crades, gerbants, et en même temps on cogite sur le prochain fou qu’on risque de croiser. Certains sont passifs, d’autres agressifs. Ceux qui foutent le plus la trouille ne sont pas forcément ceux qu’on croit d’ailleurs. En témoigne les deux colosses aux bites à l’air qui parlent de nous comme d’une proie à se faire prochainement. Certains dialogues sont même assez savoureux, j’ai par exemple croisé un psychopathe à quatre pattes sur des cadavres et de la tripaille (je crois qu’il en mangeait mais je n’ai pas vraiment vu) qui s’est brusquement retourné vers moi en me gueulant dessus quelque chose comme : "T’es qui toi ? T’aimes regarder c’est ça ! ? C’est ton truc ? T’es un vrai psychopathe !". - Ceci dit c’est vrai que je filmais mais bon... -

Outlast dispose d’une durée de vie assez brève (5 heures à vue de nez) et c’est justement pour ça que la répétitivité du game design fini par être totalement exacerbée, l’idée en soi n’étant déjà pas très inspirée. Une erreur de jeunesse tout de même pardonnable tant la majorité du titre étant remarquable. N’oublions pas non plus que c’est développé par un studio indépendant. Alors même si les canadiens de chez Red Barrels n’ont pas réalisé le jeu parfait, pour un premier titre c’est particulièrement encourageant puisque Outlast est sur le podium de la flippe vidéoludique sans forcer. Rappelons après tout qu’Amnesia était le quatrième jeu de Frictional Games suite à la trilogie oubliée des Penumbra pourtant dans la même veine... Red Barrels, un studio à suivre.

Les trucs à ressortir en société pour susciter de nombreux fantasmes chez les personnes de ton choix

- Red Barrels a été fondé par trois amis, respectivement anciens d’Ubisoft, Naughty Dog et EA.

- L’ambiance du jeu (expériences nazies inavouables) est inspirée de faits réels. La réalité fut même pire.

- Alors que je jouais en fin de soirée, toutes lumières éteintes, ma copine assise à mes côtés sur le canapé regardait, un verre à la main. Quelques secondes plus tard, le contenu de son verre a fini sur le canapé à quelques centimètres de moi, suite à un énorme sursaut de sa part provoqué par le jeu...

- J’aurais aimé à la fin du jeu pouvoir voir tout ce que j’ai filmé avec mon personnage. Ou limite en faire un montage diffusable ensuite sur le net. L’idée aurait pu faire monter le buzz sur le jeu qui plus est, dommage.

- Outlast partage un point commun gore avec Condemned : le héros se fait couper des doigts.

Par K.mizol, le 13 février 2014

 

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Avatar de Toma021

C’est chiant qu’on ne puisse pas "acheter le jeu" sur le PS+ a partir d’une PS3. Quand la console sera disponible je vais devoir acheter un jeu gratos ce mois ci. Et du coup c’est vrai pour tous les jeux PS4 +

Toma021, le 14 février 2014 à 13h55
Avatar de K.mizol

Bah c’est déjà énorme ce que propose Sony faut pas se plaindre :D En plus pour les jeux crossplatform Sony (genre PS3/PSP ou PS4/PSP) tu les as sur les deux supports. Normal que tu puisses pas acheter une exclu PS4 avec la PS3...

K.mizol, le 14 février 2014 à 16h28
Avatar de Fylodindon

Ouais, autant je suis pas connu pour être un Pro-Sony, autant je reconnais que le PS+ est difficilement critiquable... tout au moins dans ses choix de jeux gratos.

Fylodindon, le 14 février 2014 à 18h27
Avatar de Toma021

Je critique pas le choix des jeux ni le PlayStation plus. J’adore le service et je vous saoule avec quand on compare nos points de vue anti Microsoft et anti sony pour ta part (même si tu vas dire que non). Je dis juste qu’on aurait le droit d’espérer pouvoir cliquer sur acheter avec son compte (puisque c’est le compte qui est "plus". J’ai bien pu acheter un jeu psVita par erreur alors que j’ai pas la console non plus.)
Ce qui me permettrait d’y jouer en recevant ma console le jour ou elle ne sera plus en rupture.
C’est donc tout l’inverse d’une critique basée sur le choix des jeux puisqu’ils me donnent très envie. Et que je regrette de les rater.

Toma021, le 14 février 2014 à 19h16
Avatar de Crèmont

Oh p*tain j’ai une question de ouf la !

On l’achète ou enfaite ?

Crèmont, le 14 février 2014 à 19h18
Avatar de Toma021

Comme ça bêtement je dirai sur le playstation store ou en magasin.

Toma021, le 14 février 2014 à 19h20
Avatar de Crèmont

Je le vois pas en magasin

Crèmont, le 14 février 2014 à 19h22
Avatar de Fylodindon

Alors comme ça, bêtement, je dirais sur le Playstation Store. :D
C’est comme un jeu XBLA quoi... En moins bien [Mode ProM$ Off]

Sinon pour le coup du compte PS3 pour acheter des jeux PS4, au final ça se tient, car la gratuité n’est que provisoire sur le PS+, non ? Et puis, il faut bien que les développeurs gagnent un peu d’argent.
Car autant les jeux AAA gratuits ont généralement quelques mois, autant là le truc est arrivé direct en gratos. Il n’est pas passé par la case lancement payant, qui vampirise généralement les principales recettes.

Fylodindon, le 14 février 2014 à 20h29
Avatar de Battosai94

Vous ne pouvez pas "l’acheter" directement via le site du SEN avec le PS+ ?

https://store.sonyentertainmentnetw...

C’est clair que l’offre de jeux du PS+ est bien sympa :)

Merci pour la Nalyse ;)

Battosai94, le 14 février 2014 à 21h47
Avatar de Nachcar

Il n’est pas sorti en version boite il me semble non ? Donc c’est obligatoirement sur le PSN.

Nachcar, le 15 février 2014 à 10h34

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