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C’est fou toutes ces bits ! - Clara Morgane

 

Nos sales pattes sur la bêta de Torchlight II

Runic Games nous ayant gentiment fait parvenir des clés pour tester la bêta de Torchlight II, nous nous sommes donc empressés de la tester (beaucoup moins pour rédiger cette preview), pendant que le commun des mortels tentait en vain de se connecter aux serveurs de Diablo 3.

Inconsolable

La bêta en question s’étant terminée le 1er juin, je suis comme qui dirait un peu à la bourre pour rédiger cet article. Mais bon, en même temps ce n’est pas comme si vous n’étiez pas habitué à l’épidémie de flémingite aigue qui ravage cette rédac’ de bras cassés depuis quelques années. Ce n’est pas non plus, comme si Tso n’avait toujours pas pondu son test de Fez par exemple, ou comme si on attendait toujours la critique de l’Orange Box par Guime. Enfin bref…

Alors que le premier opus était sorti sur le Xbox Live Arcade, Runic Games a récemment annoncé (enfin pas si récemment que ça en fait) que sa suite, d’abord pressentie elle aussi sur la machine de Microsoft, serait finalement une exclusivité PC. Le premier s’est-il lamentablement vautré dans les charts, le développeur a-t-il sa trésorerie dans le rouge ou est-ce que Microsoft a voulu sodomiser Runic sans son accord ? Je n’en sais rien. Mais clairement, on ne me fera pas croire que c’est la technologie embarquée dans la console qui est un frein à cette adaptation. Car il faut le reconnaitre, ce n’est pas pour ses graphismes que Torchlight II va marquer l’histoire ! Non pas que ça soit spécialement moche. C’est plutôt joli d’ailleurs, même si ça manque clairement de diversité et d’originalité dans les environnements traversés. Mais le Cel Shading, ça n’a jamais été le truc le plus gourmand en ressources… inutile donc d’aller claquer votre salaire annuel dans une nouvelle carte graphique. Un bon vieux PC de moins de cinq ans (voire moins de dix) devrait très bien faire son office.

Ce n’est donc pas sur sa plastique que Torchlight II devrait rivaliser avec Diablo 3. D’ailleurs, à bien y réfléchir, il y a beaucoup de points sur lequel le titre de Runic Games ne pourra pas rivaliser avec celui de Blizzard (à commencer par le budget com). Toutefois, avec son prix réduit (on parle de 20 euros), son absence de DRM t’obligeant à te connecter à des serveurs en rade à chaque jour impair et l’absence d’un hôtel de vente pour faire chauffer ta carte bleue avec du loot de premier choix, Torchlight II a clairement une belle carte à jouer…

Face de pet

Le hack’ n Slash est un genre qui n’a jamais vraiment connu de révolution. La formule qui faisait tourner Diablo 2 est toujours d’actualité aujourd’hui, y compris dans le troisième opus. Il ne faut donc pas s’attendre ici non plus à de grands bouleversements, mais plutôt une correction des défauts du premier Torchlight ; ou du moins, d’une partie d’entre eux.

Le principal atout de cette série par rapport à ses concurrents, c’est la gestion de son familier. Car ici, on est constamment accompagné d’un animal de compagnie, qui va du simple chat à la panthère, en passant par un faucon, un bulldog ou un loup. Ceux-ci nous suivent comme notre ombre et se battent à nos côtés. Certes, ils ne sauront rivaliser avec les plus redoutables ennemis que vous croiserez, mais contre la piétaille ils feront très bien leur job. Il est même possible de les habiller pour l’hiver, histoire de gonfler leurs stats avec quelques items bienvenus.
Mais ce n’est pas vraiment pour leurs aptitudes au combat que vous allez kiffer le toutou à son pépère, c’est pour leur propension à faire des emplettes à votre place. Ici, fini les allers et retours incessants vers le village le plus proche, pour y vendre le loot ramassé en chemin. Vous envoyez votre pet et il sera de retour quelques minutes plus tard, les poches remplies de pièces d’or. Du coup, vous ne vous faites même plus chier à trier les armes et équipement que vous ramassez. Car quand vous n’avez pas à le faire vous-même, tout est bon à vendre !

De plus, depuis le premier Torchlight, les familiers ont désormais appris à marchander. Ainsi, ils sont capables de faire le plein de potions pour vous (les marchands dans Torchlight II, parlent tous le faucon couramment), ce qui s’avère bien pratique lorsque les choses tournent mal ou que vous êtes en affaires avec un boss coriace. Il suffit juste de rester en vie le temps que votre compagnon revienne.

Enfin, si la gueule de votre familier ne vous revient pas, vous pouvez toujours passer du temps à pêcher des poissons dans les lieux prévus à cet effet. En les donnant ainsi à bouffer à votre animal de compagnie, en lieu et place de ses croquettes habituelles, celui-ci se transformera alors en une bestiole plus ou moins terrifiante, en fonction de la rareté du poisscaille gobé. Car bien entendu, selon le lieu de pêche et surtout selon sa difficulté (Tentatives limitées et timing tendu comme la ficelle d’un string), vous pourrez obtenir de nombreuses races différentes de poissons, dont certaines nous promet-on, seront très rares (et donc très efficaces). Fait anecdotique mais pour le moins amusant, si vous avez la flemme de QTEisé pour pêcher, rien ne vous empêche de balancer un bon gros pain de dynamite à la baille. Y a rien de tel pour vider une rivière de ses bestioles à branchies, sans se fouler.

Bilan de compétences

Derrière cet intertitre qui parlera sans doute à tous les chômeurs passés, présents et futurs, se cache un habile jeu de mot sur l’une des plus grandes forces de Torchlight II sur Diablo 3 : L’arbre des compétences… et de manière plus générale, la personnalisation du héros.

Car si vous avez joué au jeu de Blizzard, vous n’êtes pas sans savoir que la différence entre un perso et un autre, c’est sa classe et son équipement. Point ! Or, dans Torchlight II vous aurez dès le départ la possibilité de personnaliser (de façon relativement succincte), la gueule de votre héros/héroïne, de choisir sa classe (4 contre 6 pour Diablo 3) et de lui octroyer un familier (8 différents je crois). Bien sûr, comme pour tout Hack’n Slash qui se respecte, vous trouverez en chemin tout un tas d’équipement plus ou moins rare, avec diverses propriétés et même des propriétés bonus en fonction du nombre de pièces d’équipement d’un même type portées.
De plus, même si là aussi c’est anecdotique, il est possible de zoomer sur l’action avec la molette, pour admirer son perso de plus ou moins près. Feature ô combien pratique pour mater les fesses rebondies de son héroïne, bien calées dans son petit short moulant so sexy (Forcément, c’est moins le cas si on joue un bon gros barbare des familles).

Mais surtout, contrairement à Diablo où vos capacités et pouvoirs se débloquent de façon linéaire en fonction de votre niveau d’XP, le titre de Runic Games vous demande de faire des choix dans un arbre de compétence plutôt complet. Cela n’invente rien, c’est sûr, mais ça vous permet de façonner votre personnage à l’envi, et non pas comme les développeurs l’ont arbitrairement décidé. Pour moi, c’est d’ailleurs le principal défaut du titre de Blizzard, casualisé à outrance, où finalement le joueur n’a plus vraiment la maitrise de son personnage, où le hack’n slash perd tout ce qui pouvait encore le relier à son cousin RPG. Mais bon, ça j’en parlerai dans ma future critique de Diablo 3 (Comment je tease sa mère !).

Sachez aussi que Torchlight II sera intégralement moddable. Comprenez par-là que tous ceux qui en ont les moyens et la patience, pourront s’amuser à modifier le jeu comme bon leur semble avec les outils mis à leur disposition. Créer des maps, de l’équipement ou même des classes. Tout ce qui pourra passer par les têtes de ces tarés de moddeurs qui font le bonheur des joueurs PC et le désespoir de leurs homologues sur consoles, cantonnés à se payer des DLC officiels très souvent moins aboutis, moins créatifs et hors de prix.

Bref, si le jeu est encore loin d’être parfait et ne révolutionne en rien le genre, il devrait cependant faire le bonheur de tous les hack’n slashistes, et ce à moindre prix. On espère tout de même que le challenge sera un poil plus retors que dans cette bêta, qui pouvait se traverser les yeux fermés et avec une main dans le dos. Réponse : When it’s done !

Par Fylodindon, le 1er juillet 2012

 

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