Recherches à la con des internautesgta 55

Sortie prévue dans 1000 ans, en janvier.

 

Nos sales pattes sur FIFA 17

Impressions pad en mains pour l'itération annuelle de la poule aux oeufs d'or d'EA.

Au moment où j’écris ces lignes nous sommes le 31 mai 2016, je viens de rentrer d’un après-midi découverte de FIFA 17, convié par EA (à notre grande surprise, l’an dernier on nous a "oublié" et vu la Nalyse du dernier opus on s’attendait à ce que ça continue...). Si vous ne lisez cet article que le 12 juin à partir de 23 heures, c’est parce qu’il y avait un embargo complètement con dessus. Pourquoi complètement con ? Déjà d’une parce qu’un embargo c’est prendre en otage les journalistes (et encore moi j’en suis pas un, je suis juste un connard) pour qu’ils fassent parti d’un plan de comm’, ce qui déontologiquement est vraiment moyen. De deux parce qu’un plan de communication où on choisi de permettre de donner des impressions sur un jeu en plein milieu de l’E3, ce moment inhabituel où tous les sites sont noyés dans un flot constant de news, alors qu’on y a tous joué une semaine avant lorsque tout était calme, c’est pour le moins idiot. Et puis de trois parce qu’attendre la présentation E3, un salon américain où la plupart des gamers là-bas s’en battent les couilles du football, c’est encore une fois un très grand signe d’intelligence... Même si la cérémonie d’EA cette année était à Londres, c’est une fausse excuse étant donné le timing de diffusion... Bref, passons.

Chaque année lors de sa sacro-sainte présentation aux journalistes (et aux connards, donc), les producteurs de FIFA mettent un point d’honneur à nous expliquer à quel point le précédent épisode était merdique. Ou du moins, à quel point celui à venir est vachement mieux. J’ai dans ces moments là tendance à bailler, mais il faut avouer que lorsque les producteurs parlent d’une année particulièrement charnière pour FIFA, je me suis rendu à l’évidence. Il y a pas mal de changements, et on nous a d’ailleurs glissé qu’il leur en restait encore une bonne moitié à annoncer. Prometteur (mais restons calme, on ne nous la fait pas comme ça).

Cette année, la communication autour du jeu est accentuée sur un nouveau mode, le dénommé The Journey. Attendu depuis des années par les fans dont nous faisons partie, il s’agit en fait du mode "Mon Joueur" de NBA 2k, ou plus exactement du mode "Champion" de Fight Night Champion si vous vous en souvenez. A savoir un mode scénario qui met en scène la Carrière d’un joueur fictif (Alex Hunter), sur et en dehors du terrain, qui intègre pour la première fois une équipe de Premier League (on aura le luxe de choisir son équipe favorite mais uniquement en Premier League). Pour l’occasion, l’intégralité des coachs de Premier League a été modélisée (le jeu tourne désormais sur le Frosbite Engine de DICE, ce qui ajoute un supplément d’âme aux modélisations), de même que les vestiaires, les couloirs des stades etc. Durant la séance diapo / teaser, EA nous a montré les ambitions du mode qui se focalise énormément sur la mise en scène et sa storyline aux consultants de prestige (Marcus Rashford ou Harry Kane notamment). Par exemple on a un rival qui arrive en même temps que nous dans l’équipe, divers événements surviendront au cours des saisons comme le club qui achète un joueur de calibre au même poste etc. Impossible de savoir pour le moment sur combien de saisons pourrons-nous jouer Alex Hunter, mais le système de progression basé sur la dépense de "points de compétence" obtenus selon ses performances sur le terrain laisse entendre qu’il s’agira de plusieurs (de toute façon il serait idiot de ne pas faire tabler le joueur sur une présence en sélection et à la coupe du monde 2018 mais sait-on jamais). Impossible de savoir également pour l’instant si Alex Hunter pourra être autre chose qu’un buteur.

On a eu la promesse d’une carrière pour notre jeune anglais qui nous sera propre et qui racontera finalement "notre" histoire. Par exemple, si vous avez tendance à jouer comme un bourrin et à multiplier les rouge comme Fylodindon, la convocation chez le coach adjoint à qui vous allez devoir rendre des comptes sera inévitable. Scène modélisée que nous ne verrons jamais si on joue proprement. Un système de dialogue à choix multiples (lors des interviews avec les journalistes, les échanges avec le staff, les coéquipiers etc) permet d’ailleurs de façonner la personnalité d’Alex qui sera donc plus ou moins apprécié par son entourage et ses adversaires selon vos choix. On a aussi vu un vrai-faux simili Twitter où diverses stars du ballon rond venaient déclarer leur flamme ou chambrer notre avatar. (On espérait tous un vrai-faux Périscope...) C’est encourageant question immersion, il faut avouer que se faire basher par Kane ou encenser par Rooney a ce petit quelque chose de cool, qui viendra assurément donner du piquant lors des matchs, mais il ne faut pas s’attendre à des miracles non plus.

Le petit passage auquel on a pu jouer était au demeurant très sympa. Il s’agissait du premier match d’Hunter qui a signé à Manchester. On débute sur le banc contre Liverpool alors que les deux premiers matchs de championnat ont été joué intégralement sans nous. Notre fameux rival est titulaire et marque le premier but. Liverpool égalise, puis on rentre en cours de deuxième mi-temps à la place de notre Mark Landers à nous (tout était jusque là vraiment très sympathiquement mis en scène, point de simulation du match). On a alors différents objectifs à accomplir qui ressemblent trait pour trait à ceux du mode Be a Pro d’antan (on ne sait pas si le mode sera toujours présent d’ailleurs), à savoir avoir une note moyenne minimum et faire une passe décisive. On se loupera sur la passe mais on marquera le but de la victoire avec Hunter à la 90ème minute de jeu (il est possible de jouer l’équipe en intégralité ou uniquement Hunter à la Be a Pro). S’en est suivie une séance de questions/réponses dans le coin interview où j’en ai profité pour mettre en avant le collectif et oublier volontairement de complimenter mon rival (on risque de souvent faire face aux clichés de footballeurs type "l’important c’est les trois points", ce qui, j’espère, restera amusant). Un picto de popularité au sein du groupe est alors apparu au cours de mes réponses, de même qu’un up de "followers". J’ai un peu plus de réserve là-dessus tant ça sent le gadget... Affaire à suivre.

On est curieux de voir à quel point tout ça est scripté (est-ce qu’on démarre toujours au troisième match de la saison contre Liverpool et après un 1-1 ?), mais l’immersion est prometteuse. N’importe quel joueur de NBA 2k sait en tout cas qu’il s’agit d’un mode au potentiel extrêmement immersif et chronophage.

S’en est suivi un bon lot de matchs exhibition pour tester le gameplay et ses nouveautés, nombreuses, proclamées (je vais vous parler de celles que j’ai réellement ressenties en jeu, pour le reste du blabla on verra ça sur la version finale). Les animations ont été triplées et j’aurais tendance à dire que ça se voit, le jeu parait plus réaliste alors que la version à laquelle on jouait était relativement sommaire, work-in-progress oblige (absence d’éclairage etc). Mais ce qui m’a le plus plu c’est la nouvelle I.A. concernant les phases offensives, nos coéquipiers font des appels beaucoup plus intelligents (il arrive même qu’ils fassent des appels-contre appels), croisent leur course, s’arrêtent pour être plus disponible etc. Et comme les passes en profondeurs ont été revues de manière à pouvoir leur donner un meilleur angle, c’est tout de suite bien plus agréable. J’ai par exemple notamment marqué sur une passe en retrait alors que mon attaquant de pointe est revenu en arrière pour bien se positionner juste avant la passe tandis que je faisais ma course avec le ballon jusqu’à la ligne de sortie de but. Dans FIFA 16 les centres en retrait étaient quasi obsolètes, la faute à des joueurs qui se positionnaient systématiquement sur le gardien. Des gardiens dont les contacts avec les autres joueurs ont été retravaillés. Ils pourront subir des fautes, s’imposer sur les corners etc. Les coups de pieds arrêté ont d’ailleurs été totalement revus. Sur coups franc on peut modifier la position de son joueur de même que sur pénalty (qui vont devoir être totalement réappris par les joueurs, qu’on se le dise), ce qui permet de prendre plus ou moins d’élan. Quant aux corners, on a désormais la possibilité de jouer avec un curseur cible que l’on placera où on veut. Ça parait grandement faciliter les choses mais le curseur étant très sensible, ça reste dans les faits assez délicat. A voir sur la longueur, pour le moment difficile d’émettre un avis fiable sur quelques matchs. Toujours est-il qu’à première vue, un peu de renouveau ne fait pas de mal. Les touches aussi ont été revues, on peut désormais déplacer son joueur pour prendre plus d’élan mais également feinter le jet de ballon.

J’ai aussi grandement apprécié la protection de balle en jeu, efficace sans être abusée. Sur les quelques matchs à mon actif, il m’a en tout cas semblé ressentir un joli équilibre entre le jeu rapide qui peut s’avérer très tranchant avec les nouveaux appels de l’I.A. et les passes en profondeurs, et le jeu de possession que l’on peut pratiquer de façon agréable avec la protection et, toujours eux, les appels plus intelligents de l’I.A.. Malheureusement, il s’agissait de parties en Versus donc impossible de voir si les problèmes de difficulté mal dosée sont toujours présents. Impossible de savoir aussi si le fameux bug de progression du mode Carrière sera pour la quatrième année consécutive présent. Mais avec le mode "The Journey" on va dire que l’attente de FIFA 17 s’avère bien plus conséquente pour moi que ce que j’aurais imaginé après la déception des années précédentes.

PS : Les images officielles du jeu n’étaient pas encore disponibles au moment de la rédaction de l’article, le 31 mai. Vous croyiez vraiment que j’allais attendre pour l’illustrer ?

Tags : #JeuxVideo #FIFA

Par K.mizol, le 12 juin 2016

 

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