NeverDead, la nalyse

Les jeux d'action, FPS ou TPS, on s'en tape plein. Parfois, certains sortent du lot pour leurs idées, ce qui est assez rare. NeverDead en fait parti. Youpi.

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

Sorti au début du mois de février dernier, développé par les Anglais Rebellion (qui a juste fait Aliens Vs. Predator, le premier, en bon jeu depuis qu’ils existent) et supervisé par les Japonais Konami, faut avouer que NeverDead n’avait rien du blockbuster sexy. Ceci dit, des "petits" TPS à idées qui ne payent pas de mine mais qui me font passer de bons moments y en a eu quelques uns sur cette gen. Le reboot de Bionic Commando par exemple... Tout ce que j’attendais de NeverDead n’allait donc pas chercher bien loin.

Le pitch dans ta potch

Bryce Boltzmann est un chasseur de démons condamné à l’immortalité depuis des siècles. Un peu badass sur les bords, il collabore avec une agence gouvernementale basée sur le lattage de gueules de streums. Flanquée d’une équipière parfaitement mortelle, bien entendu carrément baisable et, évidemment, inutile, il traîne ses flingues et son épée dans la gueule des démons à longueur de journée, tout en se torchant la gueule dans les bars et en balançant des répliques débiles.

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

La particularité de Bryce et par extension du gameplay, puisque c’est le héros, non on ne joue pas Arcadia la miss sainte nitouche à décolleté, c’est bien entendu son immortalité. Même avec une jambe ou un bras en moins, même avec une jambe et un bras en moins, même avec deux jambes et deux bras en moins, même en se faisant couper la tête, on peut continuer à jouer. C’est plutôt amusant et ingénieux, surtout lorsqu’il s’agit de se décrocher la tronche et de la balancer dans un conduit pour atteindre un endroit inaccessible en se roulant, littéralement, par terre. Ou lorsqu’il s’agit de jeter un de ses bras dans la gueule d’un monstre et de tirer avec le dit bras. C’est assez drôle aussi lorsqu’on se retrouve cul de jatte à se trainasser lamentablement sur le sol jusqu’à nos membres arrachés dans la bataille... Vous l’aurez compris, il y a là une idée remarquable (qui outre mesure m’a rappelé le très chouette Stubbs the Zombie) au potentiel indéniable.

Le problème, parce qu’il y a un problème, c’est que Rebellion et Konami se sont arrêté là. Ils répètent leur idée jusqu’à la fin du jeu, niveau par niveau, en reproduisant globalement chaque fois les mêmes petits puzzles, et malheureusement en refourguant également systématiquement le même bestiaire. Du coup le sentiment de répétitivité se ressent assez vite et vient gâcher la fête pour quiconque aurait envie de passer des heures en compagnie d’un rustre cliché qui se démembre à l’envie et du boulet féminin qui l’accompagne (à l’I.A. pas chiante mais à l’intérêt uniquement visuel, pendant les cinématiques (très jolies)).

A petites doses NeverDead fait le taff, il divertie, amuse, propose quelques passages intéressants, dispose d’un gameplay assez aisé (surtout à l’épée qui se manie au stick droit, très bonne idée d’ailleurs)... Pas mal quoi ! Je n’ai même pas encore réussi à me lasser du fait que Bryce explose beaucoup trop facilement, un peu comme s’il avait un gros bouton rouge sur lui que les ennemis prennent un malin plaisir à enclencher tout le temps, et qui a pour effet d’arracher tout de suite tous les membres et la tête du bonhomme. C’est d’ailleurs dans ces moments là que le game over est possible, à cause de petites bestioles qui bouffent les morceaux et qui s’ils avalent la tête déclenchent un mini jeu très rapide qui si perdu met fin à la partie, et si gagné lui font recracher Bryce (du moins ce qu’il en reste).

NeverDead rempli donc son office, j’y ai trouvé ce que je cherchais. Certes ça aurait pu être vraiment mieux vu le potentiel fun de l’idée, mais il ne mérite certainement pas tous les boulets qu’on lui a foutu sur le dos dans la presse. Surtout pas lorsqu’on nous propose un passage complètement différent, dans le beau studio d’Arcadia, à tester les interactivités débiles que les développeurs ont placés : ouvrir le frigo et voir qu’il est plein à craquer de bières avant de s’en enfiler une, aller prendre une douche tout habillé et se décrocher la tête pour se laver les cheveux, ou dormir sur le lit de la belle avec son nounours... Bon ok, ce passage était nul, surtout que pendant ce temps là Arcadia attend sur le canapé et ne bronche pas une seule seconde quand on tire partout chez elle (juste pour voir), mais moi, ben ça m’a suscité une sympathie supplémentaire pour ce petit jeu cool. Quand un jeu cherche volontairement à faire marrer je suis très bon client.

Etre sévère avec les gros jeux finalement pas aussi bons que je les attendais et encourageant avec les petits titres à potentiel mais pas assez accomplis, c’est peut-être là-dedans que se cache ma bonté d’âme, allez savoir...

(Ah et sinon y a un mode multijoueurs en ligne mais j’y ai pas joué. J’en avais rien à foutre (excellente raison non ?).)

Les trucs à ressortir en société pour susciter de nombreux fantasmes chez les personnes de ton choix

- NeverDead est développé par Rebellion sous la houlette de Konami et plus particulièrement de Shinta Nojiri qui a pris la casquette de game designer et producteur sur le jeu. Jusqu’ici il bossait pour Kojima Prod et a tenu des rôles de plus en plus importants au sein des développements des Metal Gear Solid.

- Je n’ai rien d’autre à dire mais je rajoute quand même un truc sinon ça gâcherait ma mise en page. Ahahaha, vous venez de lire ce paragraphe pour rien !

Par K.mizol, le 4 mars 2012

 

Ajouter un commentaire
Qui êtes-vous ? (optionnel)

Vous pouvez également vous inscrire sur le site pour vous connecter plus facilement.


Liste des raccourcis de mise en forme
Gras : <b>Texte</b>
Italique : <i>Texte</i>
Souligné : <u>Texte</u>
Barré : <strike>Texte</strike>
Code : <code>du code</code>
Image : <photo|lien=url de l'image>
Spoiler : <spoiler|texte=Kaiser Soze c'est Kevin Spacey>
Lien : <lien|lien=url de la page|texte=texte du lien> ou collez juste l'url
Recherche de tags ou mots-clés : <tags|texte=#nomdestags ou des mots à chercher sur le site>
Citation : <quote|auteur=nom de l'auteur cité|texte= texte de la citation>