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Récession : Prochaine génération, on repasse aux 128 bits.

 

Minuit Meurtre en Mer, enquêtes en eaux troubles

Imposez-vous comme l'héritier d'Hercule Poirot, dans ces enquêtes dignes des plus grands romans d'Agatha Christie.

Minuit, l’heure du crime.
Alors que votre bateau de croisière poursuit calmement son périple, bercé par la houle, quelqu’un s’éteint dans la suite VIP du navire. Ni une ni deux, ce dernier dévie sa route vers le premier port venu. Invités sur le bateau pour participer à un séminaire entre détectives, vous lancez alors un défi à vos collègues mais néanmoins rivaux : Etre le premier à résoudre le mystère avant que l’embarcation n’accoste. Vous voilà donc lancés dans une course poursuite contre le temps, avec un gigantesque bateau à fouiller et douze suspects à interroger.
Est-ce un meurtre, un accident ou un suicide ? Qui est coupable, quel est son mobile et son mode opératoire ? Autant de questions auxquelles il va falloir répondre afin de prouver à vos confrères que vous êtes plus fin limier qu’eux.

Le jeu se présente donc sous la forme d’un plateau de jeu illustrant les trois niveaux du bateau de croisière, ses cabines VIP, sa timonerie, ses boutiques, son restaurant, sa piscine et même son casino. Des meeples en bois représentant les douze suspects, les détectives (jusqu’à six) et le commissaire de bord, s’y promènent tout au long de l’enquête, choisie parmi les vingt qui composent le jeu. En effet, deux livrets renferment les différentes histoires, comprenant deux enquêtes niveau Novice servant de tuto, huit de niveau Amateur un poil plus complexes mais encore très abordables, et enfin dix enquêtes de niveau Expert, qui mettront bien d’avantage vos méninges à l’épreuve.

Toutes les enquêtes ont en commun la mort du passager de la suite VIP, entre 23h45 et minuit, ainsi que les prénoms des douze suspects dont les initiales vont de A à L (Armand à Lionel). Elles n’ont toutefois aucun rapport entre elles et peuvent se jouer dans l’ordre qu’on souhaite, même si leur difficulté semble plus ou moins progressive.

Chacun leur tour, les détectives vont utiliser leur quatre Points d’Action, afin de se déplacer sur le navire, fouiller les nombreux lieux à leur disposition et interroger les douze suspects selon trois thèmes distincts :

  • Alibi : Que faisiez-vous à l’heure du crime ?
  • Témoin : Que savez-vous ?
  • Mobile : Quelle relation entreteniez-vous avec la victime ?
  • Chacun des interrogatoires, ainsi que chacune des fouilles, coûtera un certain nombre de PA aux détectives.
    Un seul point, l’action sera rapide et la réponse publique (donc lue à haute voix).
    Deux points, l’action sera discrète et la réponse privée cette fois.
    Enfin trois points, l’action sera minutieuse et permettra de réussir systématiquement son interrogatoire ou sa fouille.
    Car en effet, en Rapide et Discrète, la réussite de votre action est soumise au jet d’un dé à 10 faces : De 1 à 7, c’est réussi. 8, 9 ou 10, c’est raté.
    Et croyez-moi, quand vous avez la poisse aux dés, les 8ème, 9ème et 10ème faces, vous les verrez souvent. C’est même là pour moi le principal défaut de ce jeu. Je peux comprendre l’idée du détective qui foire son investigation parce qu’il a mal cherché dans la pièce ou parce qu’il n’a pas su s’adresser correctement à la personne interrogée. Mais ici, l’échec est bien trop punitif et particulièrement frustrant ; surtout lorsque vous enchaînez les mauvais résultats. Clairement, un poissard peut perdre la partie sur des jets foireux un peu trop récurrents.

    Autre point noir, les mots proposés pour définir le mobile notamment (voire le mode opératoire), peuvent parfois s’avérer flous. En effet, vous pouvez très bien avoir parfaitement compris ce qu’il s’est tramé dans la suite n°13 et pourtant hésiter entre deux mots pour l’exprimer.

    Tout cela est d’autant plus dommage que l’idée de départ est plutôt bonne, la réalisation plus que correcte et la plupart des enquêtes plutôt bien ficelées. Il se dégage d’ailleurs un certain charme de cette croisière maudite. On prend un malin plaisir à arpenter les ponts du bateau, en quête de ces indices cruciaux qui vous feront prendre l’ascendant sur vos camarades mais néanmoins rivaux.

    A noter que l’éditeur précise que les enquêtes sont rejouables, après un certain temps. Personnellement, j’ai du mal à le penser, malgré le fait que les personnages portent toujours les mêmes prénoms, histoire de brouiller les pistes. Il faudrait vraiment avoir une mémoire en carton pour ne pas se souvenir comment telle ou telle victime est décédée, même après un laps de temps relativement long. Du coup, on espère voir fleurir de nouveaux cas rapidement afin de ne pas relayer la boîte trop longtemps au placard, d’autant plus que le matériel étant toujours le même, l’investissement ne devrait pas être trop important.

    Par Fylodindon, le 7 septembre 2017

     
    Avatar de Multifaces Editions/Alain

    Hello,

    Merci pour la critique ! C’est super :). Content que vous ayez aimé :).

    Pour d’autres conseils de jeu pour mieux vous plonger dans les affres de ces maritimes enquêtes, consultez donc notre FAQ (téléchargeable sur notre site) ; attention, la (très) prochaine version (fin septembre) rajoutera justement un point de règle (optionnel mais recommandé) prévu pour les "poissards du dé", comme dit dans l’article^^.

    http://www.multifaces-editions.com/...

    Bon vent à tous !

    Multifaces Editions/Alain, le 7 septembre 2017 à 20h52

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