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Putain de bordel à cul, Polygamer c’est une peinture vivante ! - David Jaffe

 

Les Chroniques de l’Impossible 2015 - Mars

Un mois de jeux vidéo, de films, de séries, de BD et de maladie.

Un mois de mars entre deux CDD alimentaires, des tas de trucs gluants verts qui me sont sortis par le nez et des litres de sang perdus. On pourrait croire que je n’ai eu le temps de rien, mais mon doctorat en gamologie a très bien avancé. Vous aurez pu le constater à travers les Nalyse affichées en page d’accueil (4 en 1 mois - White Night, Hotline Miami 2 et les Telltaleries Tales from the Borderlands E02 et Games of Thrones E03, gros rythme).

Mais je ne me suis pas arrêté là puisque j’ai tâté du OlliOlli2 (offert sur PS Plus dès sa sortie / dispo pour le moment uniquement sur PS4 et Vita). Résolument hardcore, ce runner/Tony Hawk 2D est particulièrement classe et particulièrement difficile. Du genre à baser son cœur de gameplay dans le perfectionnisme rageux, impossible d’y jouer sans lâcher des insultes (dans le trip Hotline Miami sportif et non violent et avec une vachement moins bonne B.O.). Bien complet, il demande beaucoup d’investissement pour réussir à sortir un score et des objectifs satisfaisants. Le tout dans un style graphique lui aussi bien meilleur que le pixel art tout pourri du premier (qui a tout récemment gagné le BAFTA de meilleur jeu de sport au passage). Son studio indé Roll7 peut en être très fier puisque si le premier OlliOlli a rencontré un certain succès, sa suite est meilleure en tous points.

Le sympathique CounterSpy de Dynamighty (exclu PS4/PS3/Vita) m’a également poussé au scoring ce mois-ci. Largement moins difficile que mes autres passions Arcade du mois que furent donc OlliOlli 2 et Hotline Miami 2 cela dit. Ce jeu indé, encore un, vous place dans la peau d’un agent secret période Guerre Froide, ambiance James Bond avec Sean Connery ou encore No One Live Forever. Dans un style graphique dessin animé vectoriel très joli, vous accomplissez pour votre agence des missions d’infiltration plutôt cools au détriment des capitalistes ou des cocos au choix, pour les empêcher d’envoyer des missiles nucléaires sur la Lune (oui). Moins vous vous faites repérer, plus votre score sera élevé. Un compte à rebours d’alerte vient faire perdurer le risque dès qu’un PNJ sonne l’alerte (il passe de 5 à 0, 0 étant le game over, le but est de stopper très vite le décompte lorsqu’il est enclenché). Du fric à fouiller dans les coffres cachés au sein des niveaux vous permettra d’acheter différents skills et différentes armes. Du classique mais de l’efficace, un bon petit jeu qui dispose d’un véritable sens de l’humour. A noter que les niveaux sont générés aléatoirement mais se ressemblent malheureusement un peu trop.

Enfin, pour finir la partie jeux vidéo ultra copieuse de ce mois, j’ai fait les deux premiers épisodes de Life is Strange de Dontnod. Je suis globalement d’accord avec les critiques élogieuses de Fylodindon. L’écriture est jusqu’ici intéressante, les personnages attachants, l’ambiance prenante, la qualité graphique très acceptable, et le rythme est pour le moment impeccable sans compter que l’intrigue se développe plutôt bien avec ce qu’il faut de mystère. Plus qu’une comparaison avec les productions Telltale dont Life is Strange ne partage que le format épisodique et l’histoire plus ou moins malléable, c’est du côté de l’indé Gone Home et d’un paquet de films arty qu’il faut chercher les inspirations.
Dontnod ose. Ces deux épisodes ont même chacun une scène musicale où l’héroïne sous des paroles visiblement liées aux événements regarde défiler le décor d’un air mélancolique. Ça donne envie de vomir écrit comme ça, mais ces passages intimistes par une mise en scène et une écriture plutôt fines font mouches sans jamais se vautrer dans la branlette intellectuelle (que je conchie). Enfin le côté choix/conséquences de l’histoire prend son sens dans le deuxième épisode qui comprend une scène qui m’a personnellement surpris et fait regretter de ne pas avoir réussi à faire ce que j’aurais aimé. Quand Fylo de son côté a eu un tout autre résultat. Résultat qui pourrait beaucoup faire diverger nos parties sur les épisodes suivants... Affaire à suivre même si en vieux briscards on devine une astuce qui nous fera rejoindre le même point. Peu importe, il s’agit jusqu’ici d’un excellent titre dont j’ai aussi hâte de découvrir la suite. Seul point négatif pour le moment : un passage ultra relou dans le deuxième épisode où l’on cherche pendant des plombes des bouteilles vides... Et pour ma part, l’héroïne, qui se cherche un peu, est gay. Fylo, lui, n’y croit pas. Misez vos billes, on en reparle à la fin de la saison. (Au passage j’ai parlé jeu vidéo avec Ronan Coiffec, le directeur créatif de White Night qui fut également à l’origine de Life is Strange. Un mec très intéressant. Jetez un œil à notre conversation.)

J’enchaîne sur mes lectures BD du mois, à commencer par Russel de Stéphanie Dubut, qui est accessoirement une pote. Il faut savoir qu’elle est une putain de bible vivante sur les B-Movies horrifiques avec une préférence pour les 80’s. Cherchez pas, elle les a tous vu et les connait tous par cœur. Du plus connu au plus obscur. Elle pourrait être conférencière dans le domaine, à la place elle a dessiné Russel, édité en indé, qui rend hommage à son genre cinématographique préféré. Russel (baptisé ainsi en référence à Kurt Russel) est un chasseur de monstres en tout genre, flanqué d’un vioque et d’une chamane pour acolytes. Chaque petite histoire est un hommage, chaque planche cache au moins une référence à un film. Dommage que la police d’écriture propose des points que l’on confond avec des virgules, ça gâche un peu le rythme de lecture mais c’est le risque du métier en maison d’édition indé, il y a toujours de petites coquilles qui passent (et je parle en connaissance de cause).

J’ai également lu le Tome 23 de Walking Dead qui sort en France en Mai prochain. Après un tome 22 qui semblait amorcer quelque chose de tout à fait enthousiasmant, je suis à nouveau un peu emmerdé par une série qui refuse de se terminer et qui finira par manquer totalement d’intérêt avant de crever dans l’indifférence générale. On semble repartir dans les tomes à venir sur le cycle habituel du nouvelles rencontres / bastons / morts tragiques de perso importants. A ceci près que Rick est pour la première fois depuis le début passé au second plan, on ne le voit dans ce tome que très peu. J’espère me tromper mais en même temps, je dis ça depuis une quinzaine de tomes...

Rayon ciné, ce mois-ci j’ai surtout été marqué par Birdman. La réalisation qui donne l’illusion d’avoir été faites en un seul plan séquence gigantesque est assez remarquable. Le jeu de certains acteurs est au dessus du lot (Keaton et Norton en tête, Galifianakis impeccable dans un rôle sérieux). Pour ce qui est de l’histoire par contre je ne sais toujours pas quoi en penser. Sujette à interprétation dans le fond, dans la forme c’est une espèce de récit de recherche de reconnaissance d’un acteur dans le dur, qui lance une pièce à Broadway alors qu’il vient à la base du marché du film à gros budgets. Sauf que le mec (Keaton), semble avoir des super pouvoirs (c’est là où tout le film gagne son étiquette de "c’est chelou quand même"). Gros bémol : une tirade d’Emma Stone face à Michael Keaton, ultra mal jouée, qui semblait vouloir dire "hé les mecs, regardez, je fais la meuf écorchée à la scène poignante, filez moi un Oscar". A part une baffe elle ne méritait pas grand chose, et pourtant j’avais beaucoup aimé cette actrice dans d’autres films (La Couleur des Sentiments forcément, et y compris dans Amazing Spiderman, c’est dire).

Enfin, j’ai découvert Burning Love. Une série américaine en trois saisons (pour le moment) de 7 épisodes. Produite par Ben Stiller, il s’agit d’une parodie complètement absurde des émissions de TV Réalité comme le Bachelor. La première saison met en scène un type qui cherche l’amour parmi une ribambelle de candidates. Il me suffit de décrire quelques-unes de ces candidates pour que vous cerniez la série : une vieille dame, un travesti, une nana qui a un cœur de singe, une autre qui a H24 la chatte à l’air, une SDF qui participe juste pour manger et dormir au chaud, une lesbienne visiblement venue pour pêcho, ou encore une femme déguisée en panda parce qu’elle veut qu’on lui préfère sa beauté intérieure (forcément elle se fait éliminer direct, et lorsqu’elle retire son masque on découvre Jennifer Aniston...). Ça se regarde vraiment tout seul, c’est parfois vraiment drôle, il y a régulièrement des guests, belle découverte. La saison 2 (toujours aussi drôle, absurde et débile), dans le plus pur esprit TV Réalité, met en scène une des candidates de la première saison dans sa propre émission, et la troisième saison toujours dans l’esprit too-much de la TV Réalité comprend les célibataires qui ont le plus marqué lors des deux premières saisons.

Par K.mizol, le 31 mars 2015

 

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