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Le Testament du Duc de Crecy : Familles de France

Bassement dépossédé de Clash of Cultures par ce félon de Nachcar, c’est plus par curiosité que par réelles convictions que je me suis tourné vers ce Duc de Crécy. Comme quoi parfois, la curiosité ça a du bon.

C’est quoi ?

Le Testament du Duc de Crécy est un jeu édité par Iello, dans lequel vous devez, en marge de la révolution française à venir, fomenter des alliances avec d’autres familles influentes, afin de perpétuer votre nom par-delà les âges. Nous sommes donc en 1729 et vous venez de tomber sur le testament (bourré de fautes de frappes, chapeau le traducteur !) d’un certain duc de Crécy, qui vous exhorte à prendre soin des vôtres et à bien choisir vos relations pour élever votre famille au plus haut rang. Bon, de vous à moi, ce testament en question ne sert que d’excuse à un titre un peu hors de propos, mais qu’importe, l’important est ailleurs. Si je n’ai pu le tester qu’à deux, sachez qu’il peut se jouer jusqu’à quatre joueurs, et des règles distinctes sont même prévues pour se la jouer solo. Perso, ce n’est pas trop mon truc, mais si vous n’avez pas d’amis, ça peut toujours égayer vos lugubres soirées en solitaire (et puis ça vous changera un peu de Youporn).

Dans la boite

Question matos, c’est un peu mi-figue mi-raisin. Car si la boite nous sert un bon paquet de jolies cartes, superbement illustrées, elles sont toutefois rangées en vrac dans un seul et unique compartiment central. Et compte tenu de leur nombre assez hallucinant, tant par leur quantité que par leur type (amis, enfants, argent, missions, etc.), mieux vaut prévoir de petits sachets plastiques ou des élastiques pour éviter de les retrouver pêle-mêle et devoir les trier à chaque fois que vous entamerez une partie. A côté de cela, on retrouve également quelques jetons en bois (rangés dans leur sachet, eux), un petit plateau de jeu et quatre plateaux individuels pour chacun des quatre joueurs pouvant participer.

Comment on joue ?

Avant toute chose, sachez que pour jouer à ce jeu, il vous faut une table… mais alors, une grande table. Car si le plateau est plutôt petit, il va vous falloir un paquet de place autour, pour y déposer les cartes communes à chacun des joueurs, mais aussi et surtout, pour construire au fur et à mesure de la partie, un arbre généalogique sur quatre générations (trois générations jouables, et une dernière pour les objectifs secondaires). Sachant que chaque couple peut avoir jusqu’à trois enfants (voire d’avantage grâce à des cartes spécifiques), imaginez un peu la gueule que peut avoir l’arbre généalogique d’une famille de poules pondeuses. C’est simple, à deux joueurs on occupe la majeure partie de ma table de salon, prévue pour qu’on puisse y manger à quatre sans trop se serrer. Bref, une fois que vous avez achetez une table de 60m² et jeté les autres meubles qui prenaient trop de place dans votre appartement, vous voici fin prêts à bâtir votre empire familial.

Pour ce faire, vous devez d’abord commencer par choisir un patriarche ou une matriarche parmi les huit personnages proposés (quatre cartes recto/verso : homme/femme). Ce choix conditionnera vos revenus de départ, la somme d’argent qui vous est alloué au premier tour ainsi que le nombre d’amis que vous aurez en main. Ceux-ci sont d’une importance capitale, puisque ce sont eux qui vont servir d’époux/épouses et permettre à votre famille de se développer. Une fois votre personnage de départ choisi, chaque joueur tire au hasard une carte mentor, représentant un personnage historique, proposant trois objectifs à accomplir (un principal et deux secondaires) pour remporter d’avantage de points en fin de partie. Puis, à chaque tour (9, répartis sur trois générations : 2, 3 et 4 manches), vous dépenserez les points d’actions qui vous sont alloués dans diverses actions possibles : Se marier (ou arranger un mariage sur la génération à venir), faire des enfants (avec choix ou non du sexe), acheter une demeure ou une entreprise, nouer des relations, demander de l’argent à ses amis, acheter un titre, contribuer à la vie publique, partir en mission et enfin consulter un spécialiste en fertilité. Sachant que chaque joueur dispose de deux à quatre points d’action, grand maximum, au début de chaque tour, les choix s’avèrent cruciaux et particulièrement cornéliens.

De ces choix, découlera le destin de votre famille. Ceux-ci seront conditionnés par vos objectifs mais aussi par les amis que vous allez accueillir au sein de votre clan. Car chacun d’entre eux possède des attributs qui lui sont propres. Son sexe pour commencer (le mariage homosexuel n’était pas autorisé à l’époque, il faut donc se marier avec un personnage de sexe opposé), sa nationalité, son milieu social (artisan, diplomate, aristocrate, artiste et scientifique) ainsi que toutes sortes de bonus/malus soumis à différentes clauses (un diplomate peut vous faire gagner de l’argent ou des points d’honneur si vous avez d’autres diplomates dans votre famille. Une espagnole peut se marier sans utiliser de points d’action si vous avez déjà un espagnol dans votre famille, etc.). Nouer de bonnes relations s’avère donc particulièrement crucial ; c’est même la principal clé de votre réussite.

Pour Conclure

Si à la lecture des règles, un peu complexe pour un néophyte, j’avais quelques réticences, il ne m’a guère fallu plus d’une partie pour tomber littéralement sous le charme de ce Testament du Duc de Crécy. Finalement, le jeu s’avère assez simple à jouer mais propose un large panel de choix tactiques à adopter, grâce notamment au nombre particulièrement important de cartes amis à disposition. Alors certes, le facteur chance n’est pas complètement absent des parties ; il y tient même une bonne place, que ça soit dans le sexe des enfants (qui peut s’avérer particulièrement délicat à gérer) ou le tirage des amis, mais cela reste cohérent par rapport au sujet proposé (mon frère à bien six nièces et aucun neveu, pourquoi ça ne serait pas possible dans un jeu ?). Le seul véritable bémol que j’émettrai, tient surtout dans la quantité curieusement ridicule de cartes mentor proposées (seulement six), qui fait que les objectifs tournent peu d’une partie à l’autre (certains sont bien plus avantageux que d’autres d’ailleurs). Quoi qu’il en soit, c’est un jeu que je ne saurai que vous conseiller, si tant est que vous disposiez d’une table suffisamment grande pour y jouer.

Par Fylodindon, le 3 décembre 2013

 
Avatar de Craknoix

Ouch j’ai que des tables de Hobbit chez moi

Craknoix, le 3 décembre 2013 à 14h51
Avatar de Cornequigratte

"mais si vous n’avez pas d’amis, ça peut toujours égayer vos lugubres soirées en solitaire (et puis ça vous changera un peu de Youporn)."

allé hop emballé c’est pesé

Cornequigratte, le 4 décembre 2013 à 10h21

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