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J.Edgar, la nalyse

Sorti au début janvier de cette année, J.Edgar est le 345 678 467ème film de Clint Eastwood (à un ou deux films près). Il n’a pas que du bon à son actif derrière la caméra mais il a tout de même plusieurs chef d’œuvres, c’est un réalisateur dont je suis le travail avec intérêt.

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

J.Edgar est un biopic, c’est-à-dire un film qui raconte l’histoire d’un personnage ayant réellement existé. J’ai toujours trouvé ça un peu bancale comme idée parce que même si le personnage choisi a une vie intéressante (ici John Edgar Hoover, le créateur controversé du FBI qu’il a dirigé pendant près de 50 ans), où va s’arrêter le vrai, où va commencer le faux ? Si c’est pour rester dans le vrai quel est l’intérêt d’en faire un film plutôt qu’un documentaire, si c’est pour romancer pourquoi avoir choisi un personnage réel ? Et puis si le personnage a eu une vie intéressante il est parfois difficile de faire un film intéressant sur lui, le personnage prenant totalement le pas sur le long métrage en lui-même… C’est casse gueule quoi.

Le pitch dans ta potch

Hey mec c’est un biopic sur J.Edgar Hoover, t’as pas encore compris ? Le film suit de 1919 à 1972 les tribulations professionnelles (et privées) du type à la réputation assez gratinée qui a façonné le FBI et vu passer 8 présidents américains durant sa direction.

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

Je vous expliquais que le biopic est un exercice casse gueule et à mon sens Clint Eastwood s’est vautré avec J.Edgar. Du moins, le scénariste Dustin Lance Black (oscarisé pour Harvey Milk, autre biopic) s’est vautré, puisque si Leonardo DiCaprio et tout le casting est très bon, si les reconstitutions d’époque sont chouettes, si les costumes sont impeccables, l’histoire est naze. Je connaissais d’Hoover son image controversée, son homosexualité cachée et refoulée, ses fameux dossiers confidentiels et croustillants jamais retrouvés sur tous les Présidents, politiques et artistes de son époque grâce à qui il tenait tout le monde par les couilles et surtout grâce à qui il ne s’est jamais fait virer, je connaissais cette légende visiblement pas si infondée que ça (quelques recherches internet aidant et pas juste sur la fiche wikipédia s’il vous plait) sur son étrange tendance à laisser la mafia opérer tranquille. Tout ça c’est de notoriété publique et le scénariste qui s’est soi-disant ultra documenté pour écrire son histoire en oublie certains passages, en survole d’autres et s’attarde au final sur ce qui est le moins intéressant.

JPEGHoover était un parfait enfoiré corrompu, raciste, manipulateur, homosexuel caché mais ouvertement homophobe et excellent politicien. Dans le film il est presque sympathique, on ne ressent pas vraiment de haine envers lui, on est même presque malheureux pour ce pauvre bougre un peu dépassé par ses idéologies. Jamais J.Edgar n’aborde de front le côté corrompu du bonhomme, ses travers dégueu. Si on se fit au film il s’agit simplement d’une espèce de frustré génial et autoritaire qui a révolutionné le système judiciaire américain en restant droit dans ses bottes, en ayant vécu une histoire d’amour impossible avec son bras droit (métaphoriquement j’entends) et en mentant un peu pour tirer la couverture vers lui pour que sa maman soit fier de lui... Même le côté fascinant des fameux dossiers confidentiels n’est au final qu’une anecdote.

Le comble c’est que certaines scènes arrivent à rendre le film ridicule. En tête, ce combat de follasses entre Hoover et Tolson (le fameux bras droit) dans une chambre d’hôtel (qui aura fait dire à un type dans ma salle de ciné « Ils se sont trompés de film ! ») et ce presque travestissement à la mort de sa mère, qui aurait pu être parfaitement glauque si la musique n’était pas à ce moment précis un air triste comme si on suggérait au spectateur de s’émouvoir de ce moment complètement débile (j’étais plié de rire perso). Plusieurs fois la salle où j’étais a d’ailleurs ri de certains passages, moi compris, de par le ridicule de la scène. Ou comment rendre un personnage réputé pour être un parfait enculé quasiment parfaitement attachant.

A la fin du film je n’avais pas l’impression d’en avoir vu un bon ni un mauvais. Je me demandais juste si je n’ai pas réussi à m’intéresser un peu à J.Edgar de par le fait que je connaissais le personnage et la controverse d’Edgar Hoover. A l’heure où j’écris ces lignes nous sommes le lendemain de ma vision du long métrage, je suis persuadé que si on gardait exactement le même film en remplaçant le nom d’Hoover par un autre, fictif, j’aurais trouvé le film à chier. Pas de doute sur ce que j’en pense, J.Edgar est un mauvais film et un biopic bien foiré. Tristesse.

(Tiens, une petite anecdote qui pour moi est assez évocatrice du ratage du film et de l’aspect biopic : j’ai lu DiCaprio dire que l’affaire Lindberg, tournant de la carrière d’Hoover, a probablement été instrumentalisé par le directeur du FBI pour qu’il puisse se mettre en avant. Dans le film, je n’ai pas compris ça du tout… Alors p’t’être que j’suis con ceci dit, je ne l’exclu pas, mais si j’suis assez con pour pas avoir compris ça je ne dois pas être le seul.)

Désormais je vais vraiment me méfier des films de Clint Eastwood, capable du meilleur comme du pire.

Les trucs à ressortir en société pour susciter l’admiration des personnes de ton choix


- Moulage en plâtre sur la gueule, postiche, arrachage de cheveux, teinture, appareil dentaire, lentilles et prothèse nasale furent le quotidien de Leonardo DiCaprio sur le tournage du film pour avoir cette gueule vieillit toute moche se rapprochant de celle, naturelle, d’Hoover. Parait qu’Eastwood l’a croisé la toute première fois qu’il sortait du maquillage et qu’il ne l’a même pas reconnu (j’arrive à le croire).

- Les scènes de courses hippiques sont en images de synthèse.

- DiCaprio a accepté super généreusement (ça me fera toujours rire) de baisser son salaire pour J.Edgar. En effet d’hab’ il prend 20 millions de dollars par tournage, là seulement 2. Quel prince ce Leonardo.

- C’est le fils de Clint, Kyle Eastwood, qui a composé les musiques du film. (Et elles sont nulles à chier.)

- Le film devait s’appeler « Hoover » à l’origine. Ca aurait était plus compréhensible que « J.Edgar » mais les voies du marketing sont impénétrables.

Par K.mizol, le 7 février 2012

 

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