Recherches à la con des internautesles vielles sans cullote

Y a pas d’âge pour être une salope

 

Karmaka, Live & Let Die

Jouez avec le karma et la réincarnation dans ce jeu de cartes compétitif où chaque coup donné peut vous revenir en pleine face.

Karmaka est un jeu un peu spécial pour moi, dans le sens où il a imprimé à jamais dans mon cœur, ce sentiment empreint de fierté et de nostalgie inhérent aux dépucelages. En effet, il s’agit ici de mon tout premier pledge sur Kickstarter ; la toute première fois que j’investissais mes deniers dans un jeu qui n’allait sortir qu’une dizaine de mois plus tard. J’étais tellement fébrile lorsqu’il est enfin arrivé sur mon palier, que j’ai mis près d’un mois à y jouer, de peur d’être déçu. De façon plus terre à terre, il s’agit du tout premier jeu de société d’Eddy Boxerman et Dave Burke, les deux fondateurs d’Hemisphere Games jusqu’alors connu pour avoir sorti Osmos sur iOS et Androïd (également adapté sur PC et Linux). Sachez d’ailleurs que Karmaka n’existe pas, à l’heure actuelle, en français. Il y a bien une traduction des cartes et de la règle, mais au format pdf. Mais que les anglophobes se rassurent, ça n’a rien d’insurmontable, d’autant que la règle est aussi courte que simple.

En effet, dans Karmaka vous incarnez un bousier, qui à force de morts et de réincarnations (en serpent, loup puis chimpanzé), finit par atteindre la transcendance (et accessoirement gagner la partie). Votre vie se matérialise sous la forme d’un minimum de six cartes, que vous les ayez en mains ou dans votre deck. Dès lors que vous les avez toutes jouées, vous mourrez. Si votre score est alors suffisamment élevé pour vous réincarner en une espèce plus évoluée, vous avancez sur l’échelle Karmique. Dans le cas contraire, vous gagnez un anneau karmique (que vous pourrez utiliser ultérieurement pour augmenter votre score) et renaissez sous la même espèce.

La vie n’étant qu’une succession de choix, celles-ci ne dérogent pas à la règle et vous en proposent trois. En effet, à tour de rôle, vous et vos rivaux allez devoir jouer vos cartes, les unes après les autres, en optant pour l’une des trois possibilités suivantes :

  • La poser face visible devant vous (dans la zone Oeuvres) et ajouter à votre score de vie le nombre de points figurant sur la carte (1 à 3). Sachez cependant qu’une seule couleur sera comptabilisée au moment de mourir.
  • La poser devant vous, face cachée, et ainsi la réserver pour votre vie future.
  • Enfin, la jouer pour son pouvoir, sachant que le karma étant ce qu’il est, vous devez alors la proposer à l’un de vos adversaire. Celui-ci peut ainsi la garder pour sa vie future (ou choisir de la défausser). Il n’est donc pas impossible qu’elle vous revienne plus tard dans les dents, tel un boomerang.
  • Et là, tout est dit. Car toute la subtilité de ce jeu réside dans la ruse et le timing pour jouer vos cartes sans que le retour de bâton ne soit trop rude. De plus, contrairement à certains jeux où on peut noter une grande disparité entre les pouvoirs des cartes, ici toutes trouvent leur intérêt à un moment ou un autre. Même celles qui, d’un premier abord, peuvent sembler curieuses voire inutiles. Vous vous apercevrez au fil de vos parties qu’elles peuvent finalement avoir une importance capitale. D’autant plus que les plus puissantes d’entre elles, sont souvent celles au score le plus élevé. Les utiliser pour leur pouvoir est donc toujours un cas de conscience. En outre, en sus de la gestion des cartes, il vous faudra également gérer les espérances de vie. La vôtre bien entendu, mais plus étrangement celle de vos adversaires parfois. Car vous verrez que si tout le monde naît en même temps en début de partie, ce ne sera plus du tout le cas par la suite. Et là encore, choisir le bon moment pour mourir est primordial, et il n’y a rien de pire que de continuer à vivre sous l’influence d’un tiers, alors que vous n’aspiriez qu’à partir (demandez à Vincent Lambert !).

    En définitive, Karmaka est une vraie réussite qui gagne à être connue, voire à être éditée en France. Déjà car c’est un jeu original, dans son thème comme ses mécaniques. Ce qui se fait de plus en plus rare, vous en conviendrez. Ensuite parce qu’esthétiquement, je le trouve absolument superbe, même si ça reste subjectif. Enfin parce que derrière des règles très simples et succinctes, se cache un jeu très tactique... limite sournois par moment. Vous allez aimer mourir, croyez-moi !

    - Eddy Boxerman est un ancien de chez Ubisoft, et a travaillé sur la franchise Splinter Cell. Quant à Dave Burke, il vient de chez Epic Games et à bossé sur les licences Gears of War et Unreal Tournament.

    - Le jeu se joue essentiellement à deux, mais il existe des variantes pour jouer à trois ("Grand Méchant Loup", en 2 vs 1) ou à quatre ("Jeu par équipe" 2 vs 2).

    Par Fylodindon, le 4 janvier 2017

     

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