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Et jeune virgule

 

Insanely Twisted Shadow Planet, le shoot intello

Une pincée de Patapon, un zest de Metroïd, saupoudré de PixelJunk Shooter… et la sauce prend.

Livré à soi-même

JPEGA une époque où la grande majorité des jeux nous prennent pour des abrutis, il est bon de découvrir qu’il reste encore quelques irréductibles qui nous considèrent comme des êtres humains ; vous savez, ces chimpanzés dotés de facultés mentales. C’est la première chose qui m’a marqué dans Insanely Twisted Shadow Planet (au-delà de l’aspect graphique inimitable que je connaissais déjà via les images et trailer). Car quand les autres titres nous prennent par la main, nous expliquant sur quel bouton appuyer et quand le faire, nous affichant le chemin en surbrillance ou éclairant les objets interactifs d’un halo lumineux, le titre de FuelCell nous laisse seul avec notre manette. Et figurez-vous que malgré l’absence de tutoriel, de QTE, d’info-bulles et autres assistances du genre, on s’y retrouve très bien. En même temps, c’est un peu le leitmotiv du jeu de nous laisser nous démerder, puisqu’il marrie à merveille le shoot’em up vielle école et le casse-tête. Rien de très complexe toutefois, et c’est peut-être là le principal défaut du jeu d’ailleurs. Car, à moins d’avoir 9 de Q.I. et/ou d’être un ancien candidat de Secret Story, vous ne devriez jamais ô grand jamais rester coincé sur une énigme plus de quelques secondes ; du moins pour comprendre son fonctionnement, après pour la réalisation c’est une autre paire de manche.

Finger in the nose

JPEGA ce titre, le jeu est tel que nous l’avait expliqué Michel Gagné dans l’interview que nous avions réalisé quelques mois plus tôt : L’interface brille par son absence. Pour favoriser l’immersion et ne pas gâcher l’ambiance par des éléments visuels perturbateurs, il n’y a aucune mini-map, jauge de vie ou autres informations affichées à l’écran. Votre vie est symbolisée par l’état du vaisseau, qui se détériore en temps réel, et la map n’est accessible qu’en mettant le jeu en pause. Là encore, on se désolera de la piètre difficulté, avec une remise à neuf de votre engin à chaque checkpoint. A part peut-être contre certains boss, ou à l’occasion de deux ou trois passages plus compliqués que d’autres, la destruction de votre vaisseau n’aura finalement lieu qu’à de trop rares occasions. Même les espèces de petites fleurs jaunes, censées permettre au joueur de remonter sa jauge de vie, n’auront que peu d’utilité tant les ennemis brillent par leur manque d’agressivité. Au final, le seul véritable challenge sera de se retrouver dans le dédale labyrinthique du niveau. Oui, niveau au singulier car si Insanely Twisted Shadow Planet offre différentes atmosphères (océanique, mécanique, etc.) il ne propose qu’un seul et vaste niveau. La progression se fait alors au moyen d’outils, qu’on débloque au fur et à mesure, permettant d’atteindre des environnements jusqu’alors inaccessibles, un peu à la manière d’un Metroïd.

Couteau suisse

JPEGLes outils à notre disposition sont relativement nombreux et variés, allant du simple bouclier au lance-missile téléguidé, en passant par la pince amovible, la scie circulaire et, bien entendu, le laser upgradable. La plupart d’entre eux seront essentiellement utilisés dans les niveaux qui leur correspondent, ou pour débloquer des chemins menant vers divers bonus plus ou moins bien cachés, nous obligeant alors à de nombreux allers et retours. A chaque situation, il est donc nécessaire de sélectionner le bon outil, via une roue d’item des plus classiques, ou par le biais de raccourcis, qu’il est préférable de configurer régulièrement, correspondant aux quatre touches de façade. Cette pléiade d’ustensiles, permet alors de varier les situations. Toutefois, malgré l’aspect labyrinthique du gigantesque niveau proposé, il faut reconnaître que la progression reste très linéaire, pour une durée de vie plutôt courte, malgré la présence d’un mode multi peu enthousiasmant. Mais cela ne gâche en rien le plaisir qu’on ressent à parcourir ce jeu aux allures de Patapon de l’espace. Et puis un shoot qui demande d’avantage de réflexion que de réflexe, ce n’est pas si courant. Rien que pour ça, Insanely Twisted Shadow Planet vaut son pesant de MScacahuètes.

Un design remarquable et un gameplay éprouvé pour un excellent shoot/réflexion qui aurait tout de même mérité d’être un peu plus retors, et un poil plus long.

Par Fylodindon, le 16 août 2011

 

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