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Yes Wii can - Barack Obama

 

Hotline Miami 1 & 2, la Nalyse

Deux développeurs, du pixel art, de l'ultra-violence, un gameplay hardcore, de la bonne musique, une ambiance, et un nom rentré au panthéon des jeux cultes.

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

Toute la rédac’ a joué au premier Hotline Miami et toute la rédac’ a kiffé. Sans spécialement de raison, aucun d’entre nous n’en a parlé sur le site. La récente sortie de la suite, Hotline Miami 2 : Wrong Number est l’occasion toute trouvée pour revenir sur ces deux épisodes qui suivent la même direction. Le petit suédois Dennaton Games est rentré dans la cour des grands et a très largement contribué à lancer Devolver Digital, éditeur qui a aujourd’hui plus que jamais le vent en poupe, spécialisé dans les jeux indé.

Le pitch dans ta potch

Alors que le premier titre mettait en scène un dangereux psychopathe adepte du carnage sanguinaire et des masques animaliers, le deuxième fait s’entrecroiser une multitude de personnages jouables aux destins liés y compris avec les événements du premier épisode. Le tout dans un Miami des années 80/90. Ambiance.

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

Beaucoup plus travaillé narrativement, Hotline Miami 2 : Wrong Number enfonce le clou qu’Hotline Miami avait commencé à planter dans notre crâne. Tout y est plus maîtrisé dans l’esprit inhérent des suites. Plus de détails visuels qu’il s’agisse du graphisme ou de l’animation, une meilleure histoire, un gameplay plus riche, une B.O. encore plus transcendante, des décors qui ne se cantonnent plus uniquement aux intérieurs de bâtisses (on découvrira jungle, prison, métro etc). Il n’y a guère que le relou de service Toma021 pour réussir à trouver la suite moins bonne ou ne serait-ce que sa musique moins réussie (j’avoue que je ne comprends vraiment pas comment il peut arriver à penser ça)... D’une manière générale, ces deux épisodes se complètent et les trois pèlerins égarés qui n’auraient encore jamais fait aucun des deux se doivent de jouer à l’un comme à l’autre.

Parce que la saga Hotline Miami est une expérience avant tout. Un shooter délicat et très nerveux en vue top-down au pixel art impitoyable qui ne vous épargnera aucune gerbe de sang mais aussi aucune erreur. Die & retry exacerbé, HM fait de vous une machine à tuer, qui meurt inlassablement, des dizaines et des dizaines de fois, en réenchaînant les parties de manière presque épileptique, avant de réussir dans un ballet ultra précis à massacrer sans se faire toucher toute une bande de malfrats ou de flics surarmés. Puis de passer au niveau suivant et de recommencer la formule. Le gameplay exige la perfection et rien d’autre. La musique, entêtante, obnubilante, vient transcender complètement l’action et vous donner l’impression d’être en état second. C’est particulièrement vrai sur certains niveaux. Lorsqu’elle s’arrête pour proposer un petit air planant, c’est que vous venez dans des litres de sang, des membres arrachés et des têtes décapitées ou explosées et même de la tripaille à l’air pour Wrong Number, de terminer le niveau. Vous laissant revenir sur vos pas pour repartir d’où vous venez, en zigzagant au milieu des cadavres, votre chef-d’oeuvre. Course au scoring complètement dingue et on ne peut plus Arcade, ultra-violence jouissive et décomplexée. Hotline Miami n’en est pas moins une réflexion sur la violence également. Moins flagrante et plus subtile que chez d’autres, plus sujet à l’interprétation, mais bel et bien là.

On pourra reprocher quelques petits bugs assez discrets (un perso qui de temps à autre ne reçoit pas un coup pourtant clairement porté par exemple) et une I.A. qui s’égare parfois tout aussi discrètement. Une I.A. qui pour autant, et ça personne n’en parle, est excellente. Les ennemis réagissent au son, tirent à vue, des choses qu’on aimerait voir dans tous les shooters. La saga Hotline Miami c’est aussi le truc le plus irrévérencieux qu’on ait vu depuis GTA en matière de jeux vidéo. Et dont l’état d’esprit complètement punk est encore plus accentué du fait de l’indépendance des deux seuls et uniques développeurs (assistés pour les adaptations sur les divers supports puisqu’en plus du PC, les machines de Sony y ont droit). Wrong Number est peut-être la quintessence de ce qu’on peut tirer du concept tant dans son gameplay, habilement diversifié à travers des masques aux facultés plus marquées et à travers les multiples personnages, que dans son écriture et son level design. Raison pour laquelle il est sensé resté le dernier et ultime épisode. Etant donné l’argent et la popularité généré, on reste curieux de voir si ce sera réellement le cas. Mais ce qui est certain c’est qu’on a là quelque chose d’unique, de fou et de définitivement culte. On se souviendra et on reparlera de cette saga dans les décennies à venir. L’apanage des très grands.

Les trucs à ressortir en société pour susciter de nombreux fantasmes chez les personnes de ton choix

- A l’origine Wrong Number était une succession de DLC.

- Le film Drive de Nicolas Winding Refn a fortement influencé Hotline Miami, il est d’ailleurs remercié dans les crédits du premier épisode.

- Pour annoncer la date de sortie d’Hotline Miami 2, les développeurs ont mis à disposition un numéro de téléphone dirigeant vers une vraie fausse hotline.

Par K.mizol, le 25 mars 2015

 
Avatar de Toma021

Je trouve que le premier est mieux en effet (à tous les niveaux) et pour la musique je ne pense pas être le seul et loin de là. Après la richesse de la BO du 2 est vraiment incroyable. 45 morceaux de mémoire. C’est pas du foutage de gueule.
Mais c’est clair que cette saga est top. Quand on peut jouer tranquillement, plongé dans le noir, avec le volume assez haut pour s’immerger à fond, c’est même plus entêtant mais carrément épileptique comme tu le dis à un moment. Le fais de recommencer en boucle pour trouver ce massacre parfait...jouissif mais ça tomberait à plat sans la musique.
Pour le gameplay je le trouve plus juste et plus riche dans le 1 avec tous les masques. Là selon les persos j’ai vraiment moins accroché mais attention j’adore le 2 et je le saigne encore en ce moment.

Toma021, le 28 mars 2015 à 12h34
Avatar de Hammer

Moi je suis un gros nul et il me faut plusieurs heures pour passer un niveau :’D

Hammer, le 29 mars 2015 à 14h39
Avatar de K.Mizol

Si ça peut te rassurer, à la première partie, il faut plusieurs heures à tout le monde !

K.Mizol, le 30 mars 2015 à 12h50
Avatar de Fylodindon

Le pire, c’est quand tu galères sur un ou deux gars pendant des heures, t’en arrives à ne plus savoir passer les précédents... ou tu te laisses crever parce que t’as raté ton instant kill qui fout tout en l’air ton timing.

Fylodindon, le 30 mars 2015 à 21h59

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