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Tournedos sauce moutarde II : Le retour !

 

Forza Horizon 3, la route lui appartient

D'abord spin-off de Forza Motorsport, Horizon est désormais devenu une licence à part entière tout aussi médiatique que son illustre modèle. Avec ce troisième épisode, la voilà qui signe sa consécration.

Les jeux de bagnoles, pour moi c’est un peu comme les jeux de baston : Je n’en suis pas accroc, mais c’est toujours bon d’en avoir un sous la main quand on a envie de se faire une petite partie. Cet adage est tellement vrai qu’il y a peu encore, je rachetais Forza Horizon 2 quelques mois après l’avoir revendu (je revends tous mes jeux), pour le simple plaisir de bouffer du bitume une ou deux heures de temps à autres. Dès lors, je vois la sortie de Forza Horizon 3 comme une aubaine pour repartir sur les routes, le bras ballant négligemment sur la portière, l’autoradio jouant du hip-hop à fond et les cheveux au vent. Car cette licence c’est un peu ça : Une ambiance estivales et une bonne dose de fun, pour un jeu aux antipodes de l’austérité de son aîné, Forza Motorsport. Mais attention, ce n’est pas parce qu’elle ne se prend pas totalement au sérieux, que cette licence se veut fantaisiste. Non, l’ambiance est décontracté, mais appliquée. La conduite oscille entre l’arcade pure et la semi-simulation, selon les différentes aides qu’on active/désactive, et s’appuie beaucoup sur les variations de pistes (bitume, gravier, sable, herbe...) pour influer sur les sensations de pilotage.

Il faut dire que le choix de l’Australie comme destination, offre des paysages bien distincts, entre l’aridité de l’Outback ou la luxuriance de la Rain Forest, sans oublier le charme des plages de Byron Bay ou la ville de Surfer’s Paradise. Et même si les proportions n’ont évidemment rien à voir avec le gigantisme de l’Australie irl, la map est tout de même annoncée deux fois plus grande que celle d’Horizon 2. Bon, je vous avouerai que je ça ne m’a pas sauté aux yeux plus que cela, et que je la trouve toujours trop petite à mon goût, mais je dois sans doute être trop exigent. Car avec à peine moins de 500 routes (488 exactement), toutes les parcourir à de quoi nous occuper un bon moment ; sans parler des très nombreuses compétitions à notre disposition. Car ici, si le scénario nous intronise boss du festival, c’est uniquement pour nous permettre de personnaliser les épreuves et choisir le prochain lieu de villégiature de ce festival ambulant. Car dans la finalité, on doit toujours se frotter aux autres et remporter courses et autres challenges pour accroître son nombre de fans sur les réseaux sociaux, seul juge de paix à l’extension du festival. Bref, on n’incarne pas un boss qui n’en branle pas une et délègue tout, mais un de ceux qui mettent les mains dans le cambouis. En même temps ça vaut mieux, à moins de changer le nom du jeu en Forza Manager. Mais pas sûr qu’il marche aussi bien du coup.

Il ne faut toutefois pas espérer beaucoup de nouveautés en termes d’épreuves, puisqu’on reprend globalement les mêmes que dans Horizon 2, à savoir de la course sur circuit, en sprint, sur routes ou à travers champs, avec toutes sortes de conditions météo possibles et imaginables (hormis la neige). On n’est d’ailleurs pas uniquement confronté aux autres, puisqu’il faudra également faire ses preuves en solitaire, en battant des records de vitesse, en sautant le plus loin possible ou en partant dans des sessions de drifts endiablés. Rien de nouveau donc, mais à vrai dire on s’en moque un peu, tant les possibilités restent nombreuses et suffisamment variées pour nous scotcher à notre siège baquet comme une ceinture de sécurité coincée. Il est même possible de créer ses propres Défis Collector, afin de les proposer à ses amis (ou de tester les leurs). Car les amis, et de façon plus générale les autres joueurs, sont au cœur du gameplay. En effet, entre leurs drivatars qu’on peut recruter, les clubs qu’on peut créer ou rejoindre, les courses multi auxquelles on peut participer ou même la campagne qu’il est possible de faire en coopération avec trois autres camarades, la communauté est ici essentielle et omniprésente. Et bien entendu, on retrouve une fois encore les créations des joueurs en libre service, afin de décorer nos bolides. Il est même possible avec ce millésime d’acheter et vendre des voitures via l’hôtel des ventes. Une option très pratique pour se séparer des véhicules qui ne nous intéressent pas et prennent la poussière dans notre garage, en se faisant un peu de blé au passage.

Des bagnoles y en a d’ailleurs un bon paquet (356), et dans tous les genres, des plus classiques aux plus exotiques. Mais comme ce n’est jamais assez, il est encore possible d’en acheter des tonnes supplémentaires, en échange de votre numéro de carte bleue. C’est devenu récurent dans les Forza, mais ça n’en est pas moins nauséabond je trouve. Si encore on nous proposait un pack de nouvelles caisses trois mois plus tard, je pourrais trouver des circonstances atténuantes, mais là elles sont disponibles dès le lancement. L’idée est donc clairement de profiter de l’engouement des joueurs pour leur soutirer du pognon. Rien n’est obligatoire bien entendu, on a très largement de quoi faire sans passer à la caisse, et contrairement à Horizon 2 les voitures téléchargeables ont une boutique à elles et ne sont plus mélangées aux voitures pour les pauvres, mais qu’importe. Et puisqu’on en est à parler thunes, que dire de cette option permettant d’écouter sa musique perso, via l’application Groove ? Une appli payante bien entendu. Quand on pense que la première Xbox proposait d’écouter sa musique dans absolument tous les jeux, sans débourser un centime. Le monde a bien changé... Et pas forcément en mieux.

Mais voilà, on lui pardonne malgré tout cette attitude mercantile déplorable, car sans débourser un centime de plus que le prix d’achat du jeu, Forza Horizon 3 se pose ni plus ni moins, comme le meilleur jeu de bagnoles ever. Pour paraphraser une publicité un peu éculé : Il est Free, il a tout compris. Free dans ses déplacements, car à tous moments on peut quitter la route pour s’aventurer hors des sentiers battus, avec bien moins de murets et autres barrières infranchissables que dans le précédent épisode. Free car on a tout loisir de progresser comme on le souhaite, de paramétrer les courses à l’envi, dans leurs nombre de tours, l’heure de la journée, la météo ou la catégorie de voitures engagées. Free parce qu’on a la main sur le challenge proposé, en variant tant la difficulté que les aides au pilotage. Il est même possible d’affiner les réglages mécaniques de nos bolides. Chaque type de joueurs est alors représenté : Celui qui cherche juste à se marrer, seul ou entre potes. Jusqu’à celui plus exigent et pointilleux, qui cherche à péter les records au centième de seconde près. Bref, personne n’a d’excuse valable pour passer à côté de ce titre d’exception. Il suffit d’ailleurs de voir l’unanimité qu’il peut obtenir, tant auprès de la presse spécialisée, que de la presse généraliste, des blogueurs et bien sûr, des joueurs. La concurrence va avoir du mal à s’en remettre...

- Tous les screenshots de cet article ont été réalisés par mes soins, avec le très chouette mode photo du jeu.

Par Fylodindon, le 9 octobre 2016

 

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