Recherches à la con des internautesles russes sont racistes

Alors que les français, non. C’est bien connu.

 

Firewatch, La Nalyse

Rattrapons le temps perdu qui nous séparait de la sortie de Firewatch en se plongeant dans son histoire atypique pour un jeu vidéo.

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

Sorti en début d’année sur PC et PS4, Firewatch à l’instar de l’excellent The Vanishing of Ethan Carter ou encore de Everybody Gone to the Rapture et tant d’autres (les cultes et géniaux Gone Home et Stanley Parable en tête), est un First Person Walking. Un jeu d’exploration narratif à la première personne. Je l’attendais particulièrement et j’ai enfin pu mettre les mains dessus...

Le pitch dans ta potch

Henry, la quarantaine approchante, fuit en quelques sortes ses responsabilités sentimentales en prenant un job de garde forestier dans le fin fond du Wyoming. A une époque où les téléphones portables, internet et GPS ne faisaient pas encore partie de notre quotidien, le boulot est solitaire par excellence. Son seul contact sera celui entretenu au bout de son talkie-walkie avec Delilah, sa boss, présente dans le poste de surveillance voisin. Un lien va s’établir entre vous et la voix de Delilah...

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

Parler avec un peu de recul de Firewatch sans parler de son scénario, ça reviendrait à parler pour ne rien dire. Sans véritablement spoiler, je vais donc en grande partie aborder l’histoire du jeu puisqu’il s’agit bien là de ce qu’est Firewatch. Une histoire. Beaucoup de game designers affirment qu’il faut penser son gameplay avant son scénario, dans le cas de ce genre de jeux il semblerait que ce soit plutôt l’inverse. Même si le game design va forcément mélanger le mieux possible les deux, Firewatch est à réserver aux joueurs qui aiment qu’on leur raconte quelque chose. Personnellement, après la saison 1 du Walking Dead de Telltale, j’attendais avec impatience le prochain titre de son principal auteur Sean Vanaman. Quelques temps après, il annonça la cofondation de Campo Santo, son propre studio monté avec d’autres anciens de l’industrie, puis encore un peu plus tard, donc, Firewatch, dont il est le directeur créatif et bien évidemment le principal auteur.
L’avantage de ne mettre les mains sur le jeu que bien trop de mois après sa sortie, c’est qu’au moins j’ai une VOST complète (et correcte). Quant aux soucis techniques de la version PS4 relevés à sa sortie, je ne pourrais même pas vous dire s’ils ont été corrigés étant donné que j’y ai joué sur PC où le tout tourne de façon parfaitement fluide. Ce qui a son importance puisqu’on passe son temps à marcher dans la forêt et les rocheuses environnantes, à travers des graphismes proches du cell-shading mais pas trop, aux couleurs chatoyantes et à la patte artistique franche et agréable. Et qui plus est, Henry a un corps, des pieds et des mains, chose assez rare dans les jeux en vue FPS qui ne se soucient malheureusement pas assez souvent de cet aspect si important pour l’immersion.

Dès son intro, Firewatch plonge dans une ambiance où l’on devine qu’on ne va pas forcément ressortir particulièrement joyeux de l’aventure... Petite succession de dialogues textuels servant à raconter le passé amoureux d’Henry entrecoupée de son arrivée in-game à son nouveau job, on comprend que sa vie s’est effondrée progressivement depuis que sa nana de toujours a choppé un Alzheimer carabiné et prématuré à 40 piges à peine. Le vague à l’âme, Henry est donc venu travailler si loin de tout pour se retrouver, oublier, fuir, ou changer de vie, c’est un peu à vous de tirer vos propres conclusions. Ce qui est fort avec Firewatch, c’est qu’en quelques dialogues interactifs avec la mystérieuse Delilah (mais qui n’ont aucune espèce d’influence sur l’histoire et on le comprend très vite, ce n’était pas la volonté des développeurs et ce n’est jamais montré comme tel), on s’attache à la fois à elle mais aussi à Henry. Un type lambda, barbu et ventripotent, plus normal que François Hollande et qu’on ne peut aucunement comparer à ce que le jeu vidéo a l’habitude de nous servir comme personnage principal.

On crapahute sur la petite map du jeu (mais largement suffisante pour nos deux pieds) au fil des jours en compagnie vocale de Delilah, pour éviter les incendies de forêt provoqués bien souvent par ces connards de promeneurs sous développés intellectuellement. Après une bonne heure de jeu et ses principes assimilés, le scénario commence doucement à prendre une tournure oppressante que je vais bien entendu taire et qui augmente jusqu’au dénouement final ayant lieu à peu près 4 heures plus tard (deux mois pour Henry et Delilah). Je reste un peu sur ma faim quant aux révélations, ce qui est dommage. On se croirait pendant un temps dans un Hitchcock avec une montée de suspense vraiment chouette dans une histoire qui partait comme quelque chose de très ordinaire. Mais ça tombe à plat sur la fin, pouf. Disons que l’acheminement vaut le détour, de même que le relationnel construit avec Delilah. Firewatch est globalement bien écrit, il aurait simplement mérité une fin un peu plus à la hauteur du reste. Une expérience que je conseillerais tout de même à tous ceux qui aiment les jeux narratifs et/ou d’exploration. Un truc rafraîchissant auquel on n’a encore trop peu l’habitude de jouer.

Les trucs à ressortir en société pour susciter de nombreux fantasmes chez les personnes de ton choix

- Sur PC, les photos que vous prenez avec l’appareil jetable du jeu peuvent être imprimées sur un beau papier par les développeurs et envoyées à votre domicile contre menue monnaie. Une idée originale et sympathique.

- Les images de cet article paraissent très "couleurs chaudes" mais rassurez-vous, le jeu ne se déroule pas uniquement que lors du lever ou du coucher du soleil... C’est juste que j’ai mal fait mon travail pour lequel je ne touche pas d’argent en ne sélectionnant que ça.

Par K.mizol, le 29 juillet 2016

 
Avatar de Toma021

Il est vraiment chouette. Le peu de choix qu’offre le jeu permet en effet non pas de modifier l’histoire mais juste de mieux s’y plonger de s’y identifier. Et pour ma part j’ai bien aimé la fin bien qu’assez simple. Je préfère ça à l’arrivée d’un extra terrestre jaune par exemple.

Toma021, le 4 août 2016 à 20h33

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