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Qui perd sa chevelure, devra supporter la tonsure

 

Docteur Qui - Destination Danger

Que vous soyez fan de Doctor Who ou totalement novice sur cette mythique série britannique, accompagnez-nous dans notre voyage dans le temps et l’espace à bord d’une étrange cabine téléphonique bleue.

Nous avions obtenu les premiers éléments sur la future salle de Destination Danger en septembre dernier, lors de notre séance de désamorçage d’Objectif Mars. Fred et Sarah nous avaient parlé de leur aventure inspirée de la série « Doctor Who », en travaux depuis de nombreux mois et qui était sur le point d’ouvrir. Mais le temps n’accepte pas si facilement d’être dompté et se venge souvent sur les créateurs d’Escape Games, il refuse sans doute qu’on le réduise à de simples périodes de 60 minutes et provoque assez régulièrement des failles dans lesquelles plongent les futures salles. Docteur Qui n’a pas fait exception et Destination Danger a eu du mal à retrouver le « Tardis », l’étrange cabine téléphonique bleue qui devait se matérialiser dans leurs locaux proches de la Gare de Lyon. Un beau matin de début décembre, la cabine apparaît enfin et les premiers aventuriers vont pouvoir s’y engager… Fred nous recontacte alors et nous répondons évidemment à son invitation !

Nous les retrouvons un midi pour notre mission, et écoutons presque sagement le briefing, ce qui est assez rare pour notre équipe totalement dissipée. Nous comprenons que notre GM ne sait pas beaucoup plus de choses que nous, qu’il n’a aucune idée de l’endroit où nous allons aller, et qu’il n’est même pas certain de pouvoir nous venir en aide… Autrement dit, ce n’est même pas la peine de lui demander si les objets sont réutilisables ou poser nos autres questions habituelles. Nous arrivons juste à savoir que les objets bleus ne sont pas à manipuler, c’est tout.

Docteur Qui

Nous allons pénétrer dans une machine à voyager dans le temps, le « Tardis », à la recherche du Docteur qui ne donne plus de nouvelles. Nous devons remonter toutes les étapes de son dernier voyage pour comprendre ce qui a pu lui arriver et si possible le retrouver…

Nous sommes maintenant face à la cabine téléphonique et il est trop tard pour faire demi-tour. Nous ouvrons sa porte et entrons dans un souterrain d’une époque indéterminée, peut-être Londres pendant le Blitz, Paris dans le futur, peut-être ailleurs, cela n’a pas d’importance. Nous nous précipitons sur le premier objet bleu que nous trouvons, forcément, c’est à croire que nous le faisons exprès. Une voix nous recadre gentiment…

La progression est assez rapide dans cette première pièce qui se base essentiellement sur des manipulations, nous accédons alors à la deuxième qui transporte l’équipe dans une époque, un lieu totalement différent. Celle-ci est beaucoup plus décorée, chaleureuse, mais aussi beaucoup plus riche en fouille, comme si les mécanismes de jeux changeaient de pièce en pièce. Cette intuition est très vite confirmée, toute l’aventure est basée sur une succession de décors, d’époques, et surtout de styles d’énigmes. Les épreuves enchainent de la manipulation, fouille, réflexion, observation, coopération, calcul, tout y passe même du déchiffrement de code ! Certains mécanismes sont le pur fruit d’un adulte qui a conservé sa part d’enfant, un peu comme s’il y avait des immenses tubes et des parcours de billes géants, c’est jouissif pour les gamins que nous sommes…

A chaque ouverture d’une nouvelle porte, qu’elle soit visible ou secrète, nous pensons avoir atteint enfin le but de notre mission, mais nous sommes de nouveau transportés dans une autre époque, un autre continent, dans de nouvelles épreuves. Les dimensions de ce jeu sont incroyables, comme si deux ou trois Escape Games étaient regroupés en un seul. Afin de m’aider dans la rédaction d’un article, j’ai pour habitude de noter la liste de toutes les énigmes juste après avoir quitté une room, c’est ici tout simplement impossible tant il y en a ! Les casse-têtes sont heureusement funs et assez fluides, et avec une bonne motivation, il est possible de tout enchainer en moins d’une heure.

Nous récupérons tous les éléments nous permettant de sortir à 59 minutes, et dans un grand final dont Toma a le secret, nous nous sabordons presque. Par chance nous arrivons à nous échapper à 19 secondes de la fin du temps, quelle pression !

Cette salle est épique, incroyable, épuisante et va sans nul doute rejoindre le top 2 de notre classement avec la catégorie « Excellentes ». Si nous pouvions émettre un tout petit reproche, ce serait sur l’immersion qui n’est pas totale, mais c’est peut-être inhérent au voyage dans le temps et l’espace, et donc à la succession de lieux.

Le taux de réussite de 10% destine Docteur Qui aux équipes d’habitués, mais si vous avez déjà 2 ou 3 salles à votre actif, empruntez le chemin de la cabine bleu et dépêchez-vous avant qu’elle ne se téléporte dans un autre lieu…

L’avis de Fylodindon

Il n’y a pas à dire : Destination Danger n’est vraiment pas une enseigne comme les autres ! Après nous avoir envoyé dans l’espace avec pour seule compagnie ou presque, une quarantaine de cadenas, cette fois elle nous envoie dans le temps et on n’en croise quasiment aucun. Du moins, si on ne compte pas ce satané cadenas bleu sur lequel on s’est acharné malgré les consignes de ne pas y toucher (on a tellement l’habitude qu’ils soient rouges aussi…).

Au travers de moult salles et autant d’époques, Docteur Qui déborde d’inventivité pour nous proposer des énigmes toutes plus imaginatives et variées les unes que les autres, s’axant tantôt sur la réflexion, tantôt sur l’observation ou encore sur la manipulation. Le plus agréable dans tout cela, c’est que même à quatre joueurs on est toujours continuellement occupé. On se retrouve rarement bloqué, si bien qu’on avance à bon rythme à travers les salles, en se demandant à chaque fois s’il s’agit de la dernière, en gardant un œil inquiet sur le chronomètre… ou plutôt la montre gousset qui nous est fournie au début de l’aventure.

A l’arrivée, on en sort lessivé. Un peu comme si le temps n’était en fait qu’une gigantesque machine à laver en mode essorage. Il y aurait sans doute quelques détails à fignoler pour que l’expérience soit parfaite, notamment quelques éléments qui ne font pas trop "d’époque". Mais qu’importe, en l’état c’est déjà une salle unique en son genre qui vaut le détour, si tant est que vous soyez rodé à l’exercice.

L’avis de Toma021

Pour une fois je me lance sans lire les avis rédigés avant le mien. Mais étant sûr que Smy a parfaitement fait le boulot je ne reviendrai pas en détail sur l’aventure mais j’y ajouterai juste mon ressenti.

Tout d’abord il faut remettre dans son contexte et savoir que les cadenas d’Objectif Mars nous ont bien fait marrer. Tout simplement "Les cadenas les plus funs des Escape Game". Du coup, quand Fred nous propose de revenir pour nous lancer dans "la plus grande salle de Paris", plus de 70m², autant vous dire qu’on s’est pas fait prier mais qu’on avait certaines attentes (ndlr : ces phrases entre guillemets viennent de moi et de non de lui pour ceux qui voudraient arrêter leurs critiques sur ce genre de phrase d’accroche).

Et on a bien fait car dès le début, en entrant dans la première salle, on retrouve ce côté ludique si cher à notre hôte. Une autre surprise viendra nous amuser au point que même une fois l’énigme résolue on ne boude pas notre plaisir de réessayer un coup. Ceci dit, pas de temps à perdre chez Docteur Qui car votre quête vous fera traverser les époques afin de retrouver le docteur et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’est bien perdu ! On traversera donc différentes époques et différents décors avec une variété d’énigmes tout aussi riche qui les accompagne et qui mêle aussi bien la fouille que la réflexion ou encore les manipulations.

Les énigmes sont riches, très riches et personne ne manquera d’activité ici. Je peux vous garantir qu’une heure ne sera pas de trop pour résoudre l’ensemble de choses à faire ici. Une petite critique tout de même (qui prive surement cette salle de la plus haute marche de notre podium), quelques finitions qui ne s’intègrent pas au mieux dans certaines ambiances mais c’est vraiment pour chercher des défauts.

Avec cette nouvelle salle, Fred et Destination Danger ont tenu toutes leurs promesses sauf une. "Aucun cadenas cette fois-ci", j’en ai pourtant compté 2. Et qu’on m’enterre vivant si je me suis trompé.

Le site de Destination Danger

Toutes les enseignes et salles : Escape Game : Les taux de réussite

Par smy, le 18 janvier 2017

 

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