Citation

Je viens régulièrement lire les commentaires sur Polygamer pour trouver de nouvelles vannes - Jean Roucas

 

DmC : Devil May Cry, la nalyse

Lui aussi nous avait échappé en début d'année dernière, profitons donc de l'accalmie de janvier pour se pencher dessus.

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

Pour ne plus être trop largué, Capcom fait couramment appel à des studios occidentaux depuis l’arrivée des PS360 et les claques dans la gueule que s’est pris le développement japonais sur les blockbusters. Ca marche plus ou moins bien (des très sympa Bionic Commando et Dead Rising au très oubliable Dark Void), mais pour la première fois ils ont fait appel avec ce DmC à un studio qui a une certaine réputation plutôt que d’aller chercher des balayeurs au fin fond de l’occident et de prier pour un coup de bol. Ninja Theory ne sont en effet pas des branques et même s’ils n’ont jamais réussi à réaliser un jeu d’anthologie, ils ne laissent que des souvenirs globalement agréables et s’améliorent de titre en titre (Heavenly Sword, Enslaved, on peut même citer Kung Fù Chaos nés sous leur précédente identité).

Le pitch dans ta potch

Dante, la vingtaine, ne sait encore rien de son enfance qu’il a totalement oublié. Sa vie fonctionne au jour le jour en baisant des meufs et en tuant des démons avec sa grosse épée (l’inverse marche aussi). Oui, des démons. Il ne sait pas trop ce qu’ils foutent là ni pourquoi il est méga balèze ni même pourquoi y a que lui qui les voit, mais il ne se pose pas la question et les bute entre deux tass-pé levées en boite de nuit. C’est sur ce postulat que démarre le jeu.

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

L’un des plus gros aspects vieillot de la licence Devil May Cry c’était sa caméra fixe. Ninja Theory s’est donc chargé de faire de ce reboot un beat’em all en caméra manuelle, comme le veulent les standards d’aujourd’hui. Une riche idée qui fluidifie le tout et empêche aux joueurs d’avoir la sensation d’un retour aux années 2000 lorsque le stick droit n’existait pas. Mais si les anglais n’avait fait que ça, ils auraient été cher payés. Ils ont donc aussi modernisé l’ambiance et le héros. Ca a fait scandale à l’époque auprès des fans, et pourtant qui aurait cru qu’à part des débiles d’otakus réactionnaires quelqu’un se serait plain qu’on modifie le look d’un perso qui a des cheveux blancs et un long manteau de cuir rouge... Dante se pare désormais d’un style british un peu punk jusque dans son caractère avec sa répartie cinglante et son humour provocateur. Je dois dire que ça lui va comme un gant et qu’il a énormément de charisme. Brun aux yeux bleus avec une petite cicatrice, il est même presque aussi beau gosse que moi mais faut quand même pas déconner.

DmC prend le parti d’un jeu où la violence physique n’a d’égal que sa violence verbale, et c’est assez rare pour le souligner. Je suis un fervent partisan de la grossièreté chambreuse et/ou libératrice. C’est à dire que latter un gros streum en écoutant son personnage l’insulter de connard à gros cul c’est tout de même vachement plus crédible et jubilatoire que de l’entendre dire "je t’ai eu parce que tu es méchant" comme dans la plupart des jeux. Et quand là-dessus les streums menacent Dante de lui arracher la tête, de chier dans son cou et de pisser sur son cadavre, là je crie au génie ! Jamais aucun jeu défouloir n’aura accompagné aussi bien sa brutalité par d’aussi judicieux propos. DmC est doté d’un humour un peu beauf mais assumé et bien tourné, sans oublier qu’il colle parfaitement à la personnalité de son héros, branleur comme c’est pas permis.

C’est sûr, avec ça, son scénario qui cherche vite fait à délivrer un message sérieux en prend un coup (le grand méchant asservi la société humaine en manipulant les médias et en droguant le soda le plus populaire du monde) mais on reste tout de même dans le nanar volontaire si cher à Capcom. Ninja Theory rempli aussi le cahier des charges avec une pelletée de cinématiques loin d’être dégueulasses (le studio est un des pionniers de la performance capture) tout comme Capcom l’aurait fait. Mais si vous voulez mon avis -et vous le voulez sinon vous ne me liriez pas - il y en a 10 fois trop, de cinématiques. C’est un peu le problème des blockbusters depuis des années, incapables de proposer une narration autre que totalement passive à travers une chiée de cinématiques à se demander si on va pouvoir jouer un jour.

Tout de même, avec son gameplay fluide, progressif, ultra classe et rôdé, sans autre faille que des phases de plateformes à la limite du supportable (Ninja Theory ne se refait pas, y a toujours un truc qui fait un peu chier), ce DmC est un vrai bon beat’em all. Peut-être pas aussi fou dans la mise en scène qu’un Bayonetta, peut-être pas aussi varié dans le bestiaire qu’un Castlevania : Lords of Shadow, ne dégageant peut-être pas autant de puissance qu’un God of War, mais avec des atouts indéniables et propres à lui-même. Sa direction artistique est même superbe et inventive avec les ordres des démons qui s’affichent sur les décors (comme les objectifs dans les derniers Splinter Cell), les murs qui se tordent dans tous les sens et son jeu de couleurs et de contrastes permanent. Je m’en serais voulu de n’avoir jamais joué à ce titre !

Les trucs à ressortir en société pour susciter de nombreux fantasmes chez les personnes de ton choix

- Le personnage secondaire féminin de DmC ressemble étrangement au perso secondaire féminin d’Enslaved qui ressemble étrangement au perso secondaire féminin d’Heavenly Sword. Une marque de fabrique amusante de Ninja Theory.

- Si vous vous demandez pourquoi Dante a t-il un écusson du drapeau britannique sur son manteau, c’est que vous avez mal lu cette Nalyse où je n’arrête pas de dire que le studio de développement Ninja Theory est anglais...

- Actuellement Ninja Theory travaille sur un jeu encore non annoncé pour les nouvelles consoles.

Par K.mizol, le 23 janvier 2014

 

Pages 1 | 2

Avatar de Frensoa

Il y a une raison pour laquelle la moitié des screens que je vois de ce jeu présentent des décors en train de flotter ? C’est pas trop répétitif ?

Frensoa, le 24 janvier 2014 à 13h54
Avatar de K.mizol

Les décors ne flottent pas tous non, c’est juste 2 screens parmi les 6 que j’ai choisi...

K.mizol, le 24 janvier 2014 à 18h16
Avatar de Fylodindon

2 sur 6. Ça veut dire que 33% du jeu se déroule dans des décors flottants ? C’est pas trop répétitif ? :D

Fylodindon, le 24 janvier 2014 à 18h53
Avatar de MaïsPuissant

Non non ==’ .... MMMmmmh chorizo

MaïsPuissant, le 27 janvier 2014 à 17h29
Avatar de K.mizol

La drogue, c’est de la merde. On ne le dira jamais assez.

K.mizol, le 27 janvier 2014 à 18h04
Avatar de Tsokoa

C’est vrai que c’est chelou les décors flottants, ça fait un peu Super Mario 3D (ouais avec des guns, des épées et sans champignons, mais vous voyez ce que je veux dire, hein...).

Sinon je me rappelais pas que le chara design et la modélisation des persos étaient aussi horribles.

Mode vieux con on : le 1er DMC était vraiment génial, après la série a vite viré dans le n’importe quoi je trouve. Bon quand on y réfléchit 2 secondes le 1 c’était n’imp aussi, mais du n’imp cohérent (moi je me comprends) et jouissif en terme de gameplay.

Tsokoa, le 29 janvier 2014 à 16h42
Avatar de Fylodindon

J’suis pas trop fan non plus du Chara Design où tu fais n’importe quoi pour faire hype... genre Bayonetta, avec ses ennemis qui ressemblent à un délire d’ado sous champi, qu’on nous fait passer pour un truc super artistique.
De la merde en barre, oui !

Fylodindon, le 29 janvier 2014 à 19h54
Avatar de K.mizol

J’ai beaucoup aimé le premier DMC aussi et à mon sens celui-ci est le meilleur épisode depuis le premier y compris (surtout ?) niveau gameplay.

Et le chara design est pas mal du tout, je préfère un chara design de bestiaire bien barge et dégueu, ça change. (Putain le mec il est à fond dans les J-RPG et il vient me parler de chara design :D).

K.mizol, le 30 janvier 2014 à 11h51
Avatar de Fylodindon

Bah le chara design des J-RPG c’est pas non plus très folichon, mais au moins c’est cohérent. C’est pas juste du nawak pour faire style j’suis original et créatif.

Par exemple, je préfère 100.000 fois le bestiaire et chara-design d’un Lords of Shadow, que celui, ridicule, de Bayonetta.

Fylodindon, le 30 janvier 2014 à 17h55
Avatar de K.mizol

Celui de Lords of Shadow a pour avantage d’être très varié. Le bestiaire le plus varié des beat’em all depuis très longtemps même.

K.mizol, le 30 janvier 2014 à 17h58

Pages 1 | 2


Ajouter un commentaire
Qui êtes-vous ? (optionnel)

Vous pouvez également vous inscrire sur le site pour vous connecter plus facilement.

Liste des raccourcis de mise en forme
Gras : <b>Texte</b>
Italique : <i>Texte</i>
Souligné : <u>Texte</u>
Barré : <strike>Texte</strike>
Code : <code>du code</code>
Image : <photo|lien=url de l'image>
Spoiler : <spoiler|texte=Kaiser Soze c'est Kevin Spacey>
Lien : <lien|lien=url de la page|texte=texte du lien> ou collez juste l'url
Recherche de tags ou mots-clés : <tags|texte=#nomdestags ou des mots à chercher sur le site>
Citation : <quote|auteur=nom de l'auteur cité|texte= texte de la citation>