Recherches à la con des internautesbac porno

L’important, c’est de réussir son oral !

 

Deadpool (le film), La Nalyse

Peut-on réellement réaliser un blockbuster Hollywoodien ancré en plein dans une mode très schématique (le film de super héros) originellement basé sur la moquerie et la dérision ? Deadpool sorti au cinéma cette semaine est sensé y répondre.

La nalyse n’est pas systématiquement raccord avec l’actu, elle n’est pas objective, ce n’est pas une fiche technique, elle ne fait pas de détails ou en donne tout plein selon l’humeur, elle n’est pas faites pour influencer tes achats de consommateur fou parce qu’elle n’en tirerait aucun intérêt, elle est juste écrite pour te faire partager mes goûts à moi, ton K.mi qui t’aime (un peu comme un gosse qui fait popo et qui est fier et émerveillé de le montrer à tout le monde.)

Je vous l’introduis tout entier

"Je n’aime pas les super héros". Cette phrase vous l’avez souvent vu écrite sur Polygamer, que ça soit par mon comparse Fylodindon ou moi. Et pourtant, à chaque fois que je dis ça, c’est souvent pour vous donner un contre exemple (les Batman de Burton et Nolan, ceux de Rocksteady en jeux vidéo, tout ça). Mais le fond de cette phrase, c’est que fondamentalement un mec doté soudainement de super pouvoirs parce qu’une vache radioactive lui a léché les couilles sans faire exprès, et qu’il se mette du jour au lendemain à la fois à sauver la veuve et l’orphelin mais en plus à s’habiller en slip et collants, c’est nul à chier. Avengers ? Je m’en branle. Captain America ? Laissez moi rire. Superman ? Soyons sérieux. X-Men ? Le groupe de rap français ok, sinon laissez moi tranquille. Si Deadpool ne m’a jamais spécifiquement intéressé, je connais sa légende. Sa tendance à briser le quatrième mur en s’adressant au lecteur, son irrévérence, sa violence, son je-m’en-foutisme, ses punchlines. Filer des millions et des millions de dollars à quelqu’un pour le porter à l’écran, c’était s’assurer d’un potentiel massacre. J’ai profité de l’invitation de ma meuf qui d’ailleurs ne voulait pas voir ce film à la base pour témoigner auprès de vous...

Le pitch dans ta potch

Wade Wilson est un connard sûr de lui qui débite des conneries comme il respire. C’est aussi un tueur à gage sans spécialement de scrupule. Un jour il apprend qu’il a un cancer généralisé. Une organisation chelou le contacte pour lui proposer de continuer à vivre à condition de subir des expériences non légales. Il accepte, se fait torturer, obtient contre toute attente une force décuplée et des réflexes dans le même genre, la capacité de régénérer ses cellules et accessoirement un corps et un visage entièrement calcinés. Il souhaite alors se venger. Il enfile un costume en lycra rouge parce qu’il fait peur aux gens sans et que le rouge ça permet de rendre les tâches de sang moins visibles, et remonte jusqu’à son bourreau en décimant tout ce qui traîne sur son passage. Sous fond d’histoire d’amour, bien entendu (il fuit son être aimé quand il apprend qu’il a le cancer, accepte les expériences pour ne pas mourir et continuer à vivre de folles aventures sexuelles et sentimentales mais n’ose plus la rejoindre avec sa gueule de grand brûlé).

Attardons-nous là-dessus (enfin, moi, surtout…)

Ce pitch dégueulasse, c’est celui de n’importe quelle arnaque made in Marvel. Qu’on se mette d’accord. Rien dans l’histoire n’est intéressant. Mais l’important dans Deadpool ce n’est pas l’histoire, c’est la façon dont elle se déroule : à coups de vannes réellement bien senties enrobée d’auto-dérision, de moqueries, de puérilités, de violence et d’explosions. Le générique de début, culte, plonge directement dans le bain. Un arrêt sur image à la fois burlesque et à grand spectacle autour duquel la caméra tourne, parsemé des premiers crédits : "Réalisé par un blaireau surpayé", "Produit par des culs", "Ecrit par les vrais super héros", "avec une bombasse" etc. Digne d’un épisode du Polygamer Show pour les trois du fond qui se souviennent.

La narration repart en arrière, revient dans le présent, retourne en arrière, part un peu plus loin, revient... C’est du déjà vu mais maîtrisé et surtout idiot. Parce que Deadpool balance parmi les meilleures vannes que j’ai entendu au cinéma dans un blockbuster depuis peut-être presque toujours. C’est potache (y a du cul, des histoires d’anus, l’histoire d’amour est avec une ancienne pute), c’est référencé ("J’ai fait un cauchemar avec Liam Neeson. Je raptais sa fille et il était pas content... Ils en ont quand même fait trois films de ce truc, je pense qu’à partir de là on peut en conclure qu’il est un mauvais parent.") (mention spéciale aussi au passage visuel renvoyant au légendaire Chevalier Noir des Monty Python), c’est vraiment crétin et ça arrive à ne jamais se perdre dans la lourdeur. Question vannes on est dans une comédie très rythmée, ça débite à la seconde. Et si certaines font juste sourire, d’autres, donc, font vraiment rire. Et jamais une seule ne m’a fait regretter d’être venu voir le film ou ne m’a perdu dans des abysses de médiocrité "grand public". C’est ce qui est chouette dans ce film. Ça ne réinvente pas la roue mais ça ne se prend jamais au sérieux, au contraire.

Deadpool se branle des super héros, de son réalisateur, de ses producteurs, il n’a pas du tout envie de rejoindre les X-Men malgré les deux mutants qui essayent de le convaincre durant une partie du film, et il n’a pas envie d’être gentil ou d’aider son prochain. Ce qu’il veut c’est se venger, retrouver son visage d’antan et si possible récupérer sa bombasse de meuf assoiffée de sexe et qui fait des vannes sur Star Wars (histoire de filer la trique aux millions de geeks Lucasien célibataires qui rêvent chaque nuit de leur idéal féminin, la main sur le poireau). Sans jamais une seule seconde perdre son sens de l’humour.

Cette version de Deadpool fait du bien. On passe un vrai bon moment, on rigole. Je me tape complètement de savoir si c’est parfaitement fidèle au média d’origine, que, vous l’aurez compris, j’encule. L’important c’est que oui, ce Deadpool est basé sur la moquerie et la dérision dans un moule à milliards de dollars programmé par des types en cravate qui en veulent juste à vos biftons. C’est là tout le brio du film au final, il se moque ouvertement et avec notre complicité de ce qu’il est, en toute franchise.

PS : K.Mizolette a kiffé le film elle aussi et s’est bidonnée tout du long.

Les trucs à ressortir en société pour susciter de nombreux fantasmes chez les personnes de ton choix

- Je n’ai pas parlé des acteurs ni du réalisateur par respect pour Deadpool qui s’en branle, mais sachez que Robert Rodriguez avait longtemps été pressenti pour réaliser le film avant qu’il ne décline.

- Ryan Reynolds, acteur principal (oui j’en parle quand même un peu), se prend un certain nombre de vannes sur lui-même tout au long du film. Qu’il s’agisse d’allusion à son jeu, ses précédents rôles ou son image de sexe-symbole de magazine.

Par K.mizol, le 12 février 2016

 

Ajouter un commentaire
Qui êtes-vous ? (optionnel)

Vous pouvez également vous inscrire sur le site pour vous connecter plus facilement.

Liste des raccourcis de mise en forme
Gras : <b>Texte</b>
Italique : <i>Texte</i>
Souligné : <u>Texte</u>
Barré : <strike>Texte</strike>
Code : <code>du code</code>
Image : <photo|lien=url de l'image>
Spoiler : <spoiler|texte=Kaiser Soze c'est Kevin Spacey>
Lien : <lien|lien=url de la page|texte=texte du lien> ou collez juste l'url
Recherche de tags ou mots-clés : <tags|texte=#nomdestags ou des mots à chercher sur le site>
Citation : <quote|auteur=nom de l'auteur cité|texte= texte de la citation>