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Elle devait le mériter

 

CrimeBox, fais entrer l’accusé

Ayant reçu en goodies de l’AsmoDay 2015 l’extension « Paranormal » de CrimeBox, je me suis laissé tenter par la version de base ; d’autant plus que les retours étaient globalement positifs.

C’est quoi ce jeu ?

CrimeBox Investigation est un jeu d’enquête pour 2 à 8 joueurs, créé par Cymon Kraft et Cédric Lefebvre (Shiteno, Yggdrasil). En fonction du mode de jeu sélectionné, les joueurs y jouent le rôle de détectives tentant de résoudre un crime, ou celui de procureurs et avocats plaidant à la cour dans une affaire de meurtre. Dans les deux cas, le bagout sera leur meilleure arme…

Dans la boite

La petite boite rectangulaire est divisée en quatre compartiments où sont rangées les différentes cartes nécessaires au jeu : "Lieux", "Identités", "Autopsies" et "Premières Observations" servant à mettre en place l’intrigue, et "Pièces à Conviction", "Rapport d’Enquête", "Analyses" et "Relations & Liens" pour la résoudre. Du coup, comme il n’y a ni plateau, ni pion, cela suffit amplement. Il y a même largement assez de place pour y ranger l’extension « Paranormale », la seule existante à l’heure actuelle.

Comment on joue ?

Pour jouer au mode Enquête, on dispose sur la table les cartes « Scène de crime », « Domicile de la victime » et les trois cartes « Suspect », de manière relativement espacée car la zone de jeu va très vite prendre de l’ampleur. En effet, le plateau, intégralement composé de cartes, reprend le style tableau en liège avec des photos punaisées, comme on en voit régulièrement dans les séries et films policiers. Puis on tire au sort quatre cartes "Identité", pour déterminer la victime et les trois suspects potentiels. On pioche également une carte "Lieu" pour déterminer où on a retrouvé le corps, une carte "Autopsie" pour savoir de quoi la victime est morte, et enfin une carte "Premières Observations" pour la mise en scène du meurtre.

A chaque tour de jeu ensuite, chacun des enquêteurs va choisir deux cartes parmi les pioches « Pièces à Conviction », « Rapport d’Enquête », « Relations & Liens », et « Analyses », pour n’en garder qu’une, qu’il disposera sur un emplacement libre. Par exemple, un joueur tire deux cartes Pièces à Conviction : Fusil et Drogue. Il doit choisir laquelle des deux il souhaite conserver, puis la poser sur la scène du crime, au domicile de la victime ou chez l’un des trois suspects s’il reste un emplacement libre. Il s’agit donc de bien choisir ses cartes en fonction de l’histoire que vous souhaitez raconter, ou pour contrer celle vers laquelle vos adversaires semblent se diriger. Car en effet, sitôt que chaque secteur dispose d’au moins deux cartes, les joueurs peuvent tenter de résoudre l’enquête. Pour cela, ils doivent raconter une histoire qui prend en compte l’ensemble des cartes posées sur la table. Celui qui y parvient, remporte la partie. Si les autres joueurs y décèlent une incohérence ou une contradiction avec l’une des cartes, la partie reprend, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’un vainqueur se déclare ou qu’il n’y ait plus d’emplacements vides sur la table (dans ce cas, l’affaire est considérée comme classée et non résolue).

Pour jouer au mode Procès, il faut être au moins quatre joueurs (de 6 à 8, il faut jouer en équipes). Un des joueurs (ou équipe) incarne le procureur, trois autres les avocats de chacun des trois suspects. La partie se déroule alors de la même manière que durant le mode Enquête, à ceci près que le procureur doit équilibrer les différents secteurs de jeu en posant des cartes là où il y en a le moins. Dès lors que le procureur pense pouvoir accuser un suspect, l’enquête s’arrête et le procès débute.
Il relate donc les faits de la même manière que dans le mode Enquête, puis l’avocat du suspect accusé doit démonter son réquisitoire en pointant les incohérences du récit. A la suite des deux plaidoiries, les deux autres avocats devenus jurés, délibèrent pour accuser ou innocenter le suspect désigné.

Conclusion

Je n’ai pas encore essayé le mode Tribunal, mais le mode Enquête m’a clairement refroidi. L’esprit « Tableau de Liège » est pourtant très sympa, et la construction du jeu, originale et plaisante. Je pense très sincèrement qu’il s’agit d’un très bon jeu, d’autant plus que le matos est de qualité et les mécaniques de jeu bien construites, mais il s’apparente d’avantage à un jeu de rôles qu’à un jeu de plateau. Il est donc sans doute très amusant entre potes, s’ils ont un peu de bagout, mais peu s’avérer très vite rébarbatif si on n’est pas dans l’ambiance. Malheureusement, ce genre de jeu n’est vraiment pas fait pour moi (il me rappelle d’ailleurs un peu Petits meurtres et Faits divers). Ne le voyez surtout pas comme une sorte de Cluedo, où il s’agirait de confondre un meurtrier et un modus operandi déterminé à l’avance. Ici, c’est vous qui inventez l’histoire. On ne vous demande pas qu’elle soit vraie, elle peut même être tirée par les cheveux. L’important, c’est d’utiliser toutes les cartes et que l’une d’elle ne vienne pas contredire votre récit. C’est tout. De plus, il y a un souci majeur avec le fait que la partie reprend en cas d’échec de l’un des joueurs. Car une fois que l’un d’entre eux se trompe, tout le monde peut s’engouffrer dans la brèche et il suffit alors de changer le ou les points qui posent problème, pour l’emporter. Définitivement, ce n’est pas mon type de jeux.

Extension

Il existe aujourd’hui une extension baptisée "Paranormale". Il s’agit ni plus ni moins de nouvelles cartes, qui s’ajoutent au jeu originel sans en changer les règles. La différence, c’est la thématique, puisque les cartes sont toutes tournées vers l’étrange, voire le paranormal. Cela permet donc d’élaborer des meurtres plus fantaisistes en empreints de mysticisme.

Par Fylodindon, le 9 octobre 2015

 

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