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T’as pas pris du cul toi ? On dirait une PS3

 

Assassin’s Creed : Brotherhood, l’analyse complémentaire

C’est fait bien après la sortie du jeu, mais j’allais quand même pas me priver de la faire, l’analyse complémentaire. Et si vous voulez une fiche technique complète et détaillée du jeu, vous connaissez aussi bien que moi les plus gros sites de jeux vidéo français…

Si vous avez manqué le début

JPEGAvant son annonce on pensait que c’était Assassin’s Creed 3, après son annonce on pensait que c’était un add-on d’Assassin’s Creed 2 multijoueurs vendu au prix fort, en fait Assassin’s Creed : Brotherhood est un spin-off comme GTA : Vice City l’était à GTA 3 par exemple.
Malgré tout, pour tout comprendre d’Assassin’s Creed : Brotherhood il faut espérer que vous ayez suivi ce qu’il se passe dans Assassin’s Creed 2 parce qu’en fait il (ACB) commence pile là où l’autre s’est arrêté… (Ca explique d’ailleurs la fin aussi spéciale, bizarre, nulle, ou ce que vous voulez comme mot exprimant votre mécontentement dubitatif, du pourtant très bon deuxième épisode.) Vous revoilà donc dans la peau d’Ezio Auditore période Renaissance italienne (avec toujours tout ce mélange génial de vrais personnages, lieux et faits historiques à d’autres fictifs). Vous vous pointez fièrement à la villa familiale avec la pomme d’Eden que l’autre folle holographique vous a donné, le temps de rendre quelques services façon syndrome Casimir et voilà le fief de l’oncle où vous avez élu domicile dans le deuxième volet assiégé par Cesar Borgia, un type qui veut prendre le pouvoir à Rome et qui encule les assassins profond. Ainsi avec toute sa prétention et son arrogance, il tue l’oncle, il vole la pomme d’Eden et vous blesse. Vous voilà en conséquence parti pour Rome le temps de vous refaire et de traquer sa petite gueule de pute (et de finir le jeu accessoirement). Tout le gros du titre se passe dans la capitale italienne, et votre but principal est de récupérer la pomme d’Eden à cette tanche de Borgia (et donc d’assassiner toute sa famille et ses associés au préalable parce qu’Ezio ne fait pas les choses à moitié). Côté Desmond, marrant de constater que sa bande et lui ont placés l’Animus dans un endroit que l’on a visité avec Ezio dans AC 2 (la villa Monteriggioni). Et au passage c’est sympa de pouvoir jouer avec lui avec un scénar’ parallèle et lié à la fois, parce qu’en fait son but, à Desmond, est également de trouver la pomme d’Eden...

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La remarque

JPEGBrotherhood est un GTA-Like, tout comme AC 2, on peut désormais dire que c’est la structure de la saga. Un monde ouvert plutôt grand bourré de PNJ avec des tas d’à-côtés plus ou moins chouettes. On peut se balader partout sur la map, sur terre, sur l’eau, sur les murs, sur les toits, dans les airs, et on peut même maintenant appeler son cheval n’importe où (enfin sur le sol hein) à la Red Dead Redemption. Mais Brotherhood est aussi riche du libre arbitre lors des missions de façon beaucoup plus poussée qu’un GTA, grâce à son gameplay escalade. Pour un même objectif tel que sauver la princesse du donjon d’un château par exemple (je rigole pas on doit vraiment le faire en plus), on va pouvoir y aller à la bourrin en pétant la gueule à tout le monde sur notre passage ou y aller façon infiltration en faisant bien attention de ne pas se faire repérer ni tuer personne (pour moi la licence prend tout son sens lorsqu’on adopte cette technique sinon ce n’est plus qu’un bête beat’em all relativement bof). Pour (presque) toutes les missions (certaines sont dédiées exclusivement à l’action, d’autres exclusivement à l’infiltration), y compris celles d’assassinats, on a cette possibilité. C’est sympa et con à la fois parce que des nazes du genre de ma connaissance ne vont voir que le côté bourrin sans jamais se mettre dans l’état d’esprit infiltration si le jeu ne leur impose pas, et se dire ainsi que ça n’a rien d’un jeu d’infiltration… Mais là où Brotherhood a encore plus un côté GTA, c’est que désormais Ezio est un chef de bande qui peut refiler des contrats à travers le monde à ses homies assassins qu’il a débauché en les sauvant de la rue, et que sa sœur devient une Madame Claude doublée elle-même d’une assassin, le tout encouragé par la matriarche Auditore. Gangsta for real ! Mais un Grand Theft Auto a, lui, de son côté, un bon scénario…

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Le gros trait

JPEGCe qui est le plus à même de vous gâcher l’immersion dans ce jeu, hormis une fin sci-fi directement intégrée à la partie historique d’Ezio (complètement conne et absurde, presque comme AC 2 mais avec une phase injouable en plus), c’est l’I.A. Dans les bastons, elle est très passive. Et c’est-à-dire que lorsque vous vous faites discret, sans faire exprès vous marchez dans une flaque d’eau à proximité du dos d’un garde, ça fait « plic ploc » mais cet abruti ne l’entend pas. Ils étaient tous sourds à l’Italie de la Renaissance ou quoi ? Aucun ne réagit au son, même quand on se réceptionne au sol d’un saut de 10 mètres de haut à côté d’eux dans un raffut pas possible ("BLOF prfhrkrfrk")... Jouer avec le son serait pourtant un excellent moyen pour faire diversion (en jetant une pierre pour alerter un garde par exemple)… Bon, tout ça pourrait passer s’ils n’étaient pas tous à moitié aveugle en plus, les gardes. Vous, vous les voyez clairement, là à quelques mètres bien dégagés devant vous, juste en face, eux sont un chouilla alertés par ce qui semble être à leurs yeux une vague ombre bizarre (façon « Oh qu’est-ce que c’est ? Bizarre. Je vais attendre 5 secondes avant de me rapprocher si c’est toujours là, sinon je tourne le dos »… ) Là où ça devient vraiment ridicule c’est lorsque vous vous échappez après un énorme état d’alerte, une dizaine de mecs énervés en train de vous courser la nouille, les armes jusqu’aux dents. Sur votre petit radar à la GTA vous avez une zone à dépasser pour ne plus être repéré, et même si vous dépassez cette zone alors que vous êtes encore à la vue des gardes, ils s’arrêtent net de vous courser et font demi tour… Peu importe d’ailleurs si vous aussi vous vous arrêtez et que vous venez danser la lambada devant eux… Par ailleurs, être perché sur une poutre à 5 mètres juste au dessus d’un garde inerte qui sifflote sa joie de vivre, alors que vous êtes sensé dégouliner d’eau après avoir piqué y a pas deux secondes une petite tête à proximité, c’est plutôt débile. Dommage également, si les déguisements sont assez nombreux vous faites avec au final, la plupart du temps, la même chose que lorsque vous êtes dans votre habit classieux d’assassin (au demeurant vraiment pas discret d’ailleurs). Et puis à quand la possibilité de pouvoir se plaquer contre les murs pour se cacher ?

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Bonus

JPEGVous avez le choix entre huit skins différents, vous en prenez un, sept autres joueurs prennent les autres. Une fois lancés sur la map (ni trop grande ni trop petite, le juste milieu), vous vous apercevez que ces huit skins ont été démultipliés à un nombre incalculable et composent l’intégralité des PNJ présents sur la map. Vous savez donc que parmi ces PNJ se trouvent les sept autres joueurs (et vous bien entendu) sans pour autant savoir où ils sont ni comment les différencier autrement que par leur comportement et un petit radar volontairement vaguement précis. Pour chaque partie vous avez un temps limité à passer, dans lequel vous avez une cible donnée à abattre (l’un des sept autres joueurs) tout en étant vous-même la cible d’un des sept autres joueurs (et vous ne savez pas qui c’est ni son skin). Chaque assassinat rapporte plus ou moins de points selon la classe que vous y mettez, en courant ou non, discrètement ou non, et chaque échappée ou provocation à votre poursuivant en rapporte également. S’en suit des moments d’anthologie rempli de paranoïa où vous analysez à la fois tous les comportements de la populace pour tenter de dénicher votre cible (ah tiens il s’est mis à courir subitement lui ! Ah non ?) et où vous cherchez à la fois à passer le plus inaperçu possible aux yeux de votre mystérieux poursuivant. Vous vous mettez donc à marcher dans les rues en tentant de tenir à l’œil d’éventuelles cachettes et en observant les toits, au milieu de dizaines et dizaines de PNJ suspects, celui-ci bouge bizarrement, c’est un PNJ ou pas ? Celui-ci en face à l’air de venir vers moi, que fais-je ? Celui-là aussi s’approche vers moi, mince… De grands moments ! Si vous abattez un PNJ au lieu de votre cible, c’est une perte de temps qui ne vous fera pas gagner de points, qui en donnera à votre cible pour vous avoir échappé, et qui vous octroiera donc une autre cible. Niveaux points si vous faites la course en tête il est possible que vous ayez plusieurs poursuivants à la fois et il deviendra donc extrêmement difficile de passer inaperçu. Ajoutez à cela des items bonus à gagner tel qu’un déguisement temporaire (un changement de skin plus exactement) ou des bombes fumigènes et vous avez là le mode multijoueurs le plus passionnant et original qu’il soit. Et il existe également d’autres modes comme celui par équipe de deux.

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Brotherhood vaut la peine d’être joué, pour un solo conséquent même si pas aussi varié qu’AC2 et pour un mode multijoueurs passionnant.

Deux ans de développement et cinq studios d’Ubisoft (Montréal, Annecy, Québec, Bucarest, Singapour) ont été nécessaires pour accoucher du jeu aussi vite...

La fin laisse les indices ’’bonnet phrygien’’ et ’’liberté’’ pour la prochaine destination de Desmond dans l’Animus...

Par K.mizol, le 29 décembre 2010

 

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